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Au Bénin, le chef d’état-major a tenu une conférence de presse à la télévision vendredi 27 janvier affirmant qu’il n’y a pas de « militaires fictifs ». Un document du cabinet militaire de la présidence mis sur les réseaux faisant état de 1 331 agents de position inconnue au sein des forces de sécurité a créé la polémique. Ce chiffre est issu d’un recensement de tous les agents de l’Etat demandé par le gouvernement pour assainir l’administration.
Il est rare qu’un chef d’état-major monte au créneau. Le général Laurent Amoussou le fait « pour éteindre définitivement la polémique » et « rétablir la vérité».

Selon lui, les chiffres qui ont circulé sont faux. Il manque le personnel civil et les agents non encore radiés. Il ajoute que les agents en mission à l’extérieur ont été sous-évalués.

C’est une société privée qui a fait le recensement et le document du cabinet militaire a fuité alors que la procédure d’audit n’était même pas terminée.

« Des erreurs substantielles »

« Les premiers chiffres sont issus d’une évaluation brute », explique le général Laurent Amoussou avant de préciser : « La confrontation avec l’opération qui devrait avoir lieu de paiement main en main a permis de relever des erreurs substantielles. »

Selon le militaire, « seul l’état-major » est censé « connaître la position des gens ». Il regrette que lorsque « les résultats bruts » ont été connus, personne ne soit venu voir l’armée pour les comparer « avec [nos] listings ».

Le chef d’état-major a précisé que celui qui a photographié le document pour l’envoyer sur les réseaux sociaux a été identifié. Il risque la radiation.

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