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L’Euro 2016 se jouera entre la France et le Portugal. Deux nations habituées à se croiser en phase finale de compétition majeure, mais jamais en finale. Jusque-là, Français et Portugais se sont rencontrés exclusivement en demi-finales – à l’Euro 1984, l’Euro 2000 et la Coupe du monde 2006 – pour trois victoires tricolores. Cette fois, ils se disputeront le match décisif. Celui du titre européen, après un parcours maîtrisé dans la compétition. Sur le papier, l’affiche s’annonce serrée. Mais les Bleus, flamboyants lors des matchs à élimination directe, partent tout de même avec un petit avantage.

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Attaque de feu, défense solide : la France impressionne

 

Portée par Antoine Griezmann et ses six buts, l’équipe de France affiche un bilan comptable exceptionnel. En six rencontres de la Roumanie à l’Allemagne, les hommes de Didier Deschamps ont marqué 13 buts – soit 2,17 en moyenne par match – dont neuf après la phase de poules. A nombre de matchs identique, c’est déjà un but de plus qu’après la demi-finale du Mondial 1998 (12). Côté Portugais, si l’association Cristiano Ronaldo-Nani a fait merveille, la Selecçao n’a marqué que sept buts depuis son entrée en lice face à l’Islande, dont trois sur le seul match nul face à la Hongrie, pour arracher la qualification en huitièmes de finale. Sur le plan défensif, nouvel avantage pour les Bleus : l’équipe de France n’a encaissé que quatre buts, contre six pour le Portugal.

 

Le Portugal a fait durer le plaisir

 

Voilà une statistique qui peut compter à l’issue d’une compétition intense. Avec deux matches où ils sont allés jusqu’aux prolongations – face à la Croatie en huitièmes, puis la Pologne en quart – les Portugais affichent un temps de jeu de 600 minutes depuis leur premier match. La France, elle, n’a jamais eu besoin de temps supplémentaire et a déjà joué une heure de moins que son adversaire (540 minutes). Alors que la plupart des joueurs ont déjà vécu une longue saison en club, cette petite différence peut avoir son importance. A minima, elle pourra compenser le jour de récupération supplémentaire des Portugais, qualifiés pour la finale depuis mercredi soir.

 

Au coude à coude sur la possession

 

Jouer avec ou sans ballon, Français et Portugais savent tout faire. Depuis le 10 juin, les deux équipes affichent une possession moyenne quasi identique : 52,7 % pour les hommes de Fernando Santos, 52,3 % pour ceux de Didier Deschamps. Mais surtout, elles ont su faire le dos rond quand il le fallait pour arriver jusqu’en finale. Dominateur en phase de poules, le Portugal a abandonné la maîtrise du jeu à partir des huitièmes : 41 % de possession contre la Croatie en huitièmes, 46 % contre la Pologne et le Pays de Galles ensuite. Les Bleus, eux, ont très nettement dominé face à l’Irlande (60 %) et l’Islande (59 %) avant de laisser jouer l’Allemagne en demi-finale (35 %). Reste à savoir laquelle des deux sélections prendra le jeu à son compte dimanche.

 

La France à peine plus précise

 

Sur le papier, le Portugal réalise davantage de passes et de tirs que l’équipe de France. Depuis le début de l’Euro, les hommes de Fernando Santos ont tenté 112 frappes au but et 3058 passes. Les Bleus, avec une heure de jeu en moins, s’arrêtent pour l’instant à 103 frappes et 2809 passes. Mais les coéquipiers d’Antoine Griezmann se montrent plus précis – d’un cheveu – que leurs adversaires de dimanche. La France a cadré 88 % de ses frappes contre 87 % pour le Portugal et réussi 35 % de ses passes contre 32 % pour la Selecçao.

 

Les Portugais durs sur l’homme

 

Avec 81 fautes commises, le Portugal a pris la mauvaise habitude de freiner irrégulièrement le jeu adverse. Contre la Croatie, la Selecçao a même terminé la rencontre à 28 fautes commises. Pourtant les Lusitaniens s’exposent peu aux cartons jaunes. Ils en ont pris sept depuis leur match d’ouverture. Les Bleus, qui n’ont commis «que» 60 fautes dans l’Euro 2016, ont déjà récolté 9 cartons jaunes, soit 1,5 par match.

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