Faits divers, Société

Mon nom est Corneille. Il y a deux mois à peu près je suis allé rendre visite à la femme de mon frère ainé qui devrait accoucher dans une clinique de la place. Pendant que tout le monde se mobilisait de diverses manières, à travers des prières individuelles silencieuses ou des vœux formulés par endroits par des récitations de chapelet dans l’espoir d’une bonne délivrance, il y avait une vieille dame assise dans un coin avec un calme légendaire. Elle ne se souciait de rien. Elle était imperturbable alors qu’à l’intérieur il avait une femme en travail depuis le matin qui se tordait de douleur. Le gynécologue sur place et les sages-femmes après avoir déployé tout leur savoir-faire ont finalement décidé de séparer l’enfant de la maman par césarienne parce qu’elle faisait 19 de tension. Ayant prescrit des médicaments nécessaires pour l’opération, ils ont intimé l’ordre à la dame assise en posture de Tolegba, d’aller acheter les produits. En se levant on découvre qu’elle s’était assise sur un coussinet communément appelé « souhlinou » qui a été saisie par la sage-femme. Cette dame est la belle-mère du frère ainé. Savez-vous que cette femme n’était pas encore revenue de la pharmacie que sa fille a accouché d’un garçon au grand étonnement et au grand bonheur de tout le corps médical ? Chers amis, quelle intention animait cette dame pour qu’elle pose cet acte ? Qu’est-ce qui allait se passer si la sage-femme ne l’obligeait pas à bouger de sa place ? Est-ce que le petit-fils qui naitra ne ferait pas son bonheur ? Que pensez-vous de cet état de choses ?