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A un moment où les résultats catastrophiques aux examens du Cep et du Bepc révèlent le désastre dans le système éducatif béninois, la France à travers l’Agence française de développement (Afd-Cotonou) octroie un financement de 10,5 milliards Cfa au Bénin pour améliorer la qualité de l’enseignement secondaire.

16 millions d’euros soit 10,5 milliards de franc Cfa. C’est le montant global d’un financement que la France à travers l’Agence française de développement (Afd-Cotonou) octroie au gouvernement béninois pour l’amélioration de  la qualité de l’enseignement secondaire. Il s’agit d’un financement entrant dans le cadre d’un projet de  Soutien à l’Enseignement Secondaire (Sens) visant à améliorer les conditions d’accueil des collégiens.

Deux conventions de financement concernant ce projet ont été signées ce vendredi dans les locaux du ministère des finances avec la présence effective de Romuald Wadagni, Ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Kokou, Ministre de l’Enseignement secondaire  aux côtés de Aline Kuster-Menager, Ambassadrice de France au Bénin, de Yazid Bensaid, Directeur adjoint du département Afrique de l’Afd et de Catherine Bonnaud, Directrice de l’Afd au Bénin.

« Afin de parer aux premières urgences, le projet Sens permettra de répondre aux besoins prioritaires d’infrastructures en permettant la construction de 750 salles de classes et de latrines dans les établissements jugés prioritaires » a déclaré l’Ambassadrice Aline Kuster-Menager.

Avec ce vaste programme de construction d’infrastructures scolaires, la France compte contribuer à améliorer les conditions d’accueil des élèves dans les collèges béninois. Pour les ministres béninois, ce financement français vient à point nommé pour aider le gouvernement dans son ambition de réformer le système éducatif au Bénin. Cette réforme s’avère urgente selon la démographie scolaire présentée ce vendredi qui indique « le taux brut de scolarisation du collège est de 70%…Le passage à l’éducation de base à 10 ans et la forte croissance démographique laisse présager une multiplication par 4 des effectifs des collégiens d’ici 2030 ».  Au parfum de la réalité Mme Kuster-Menager  a signalé qu’au-delà des infrastructures, « la qualité des enseignements reste, elle aussi, un défi ». Pour elle « Le collège doit être le lieu d’acquisition des compétences de base pour les enfants béninois ».

Plus de 1000 salles d’ici 2019

Les conventions de financement signées ce vendredi 08 juillet renforcent également les projets financés par l’Afd et qui sont déjà en cours de mise en œuvre.  « Ces interventions, permettront au Bénin de disposer d’au moins 1 000 salles de classes supplémentaires dans les collèges dans les 03 prochaines années, et ce dans tous les départements » a assuré l’ambassadrice de France qui a également rassurer le gouvernement béninois que son pays s’engage aux côtés de l’Etat béninois « pour le développement de l’offre de formation professionnelle afin d’envisager un continuum de l’éducation offrant les meilleures chances aux jeunes béninois de s’insérer dans le monde »

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