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Il était attendu. Et il ne s’est pas fait prier pour réagir. Réuni en Conseil des ministres jeudi 11 août dernier, le gouvernement a procédé à un vaste mouvement de personnel au ministère de la Justice. Sur 188 magistrats, 131 ont été affectés à de nouveaux postes. Le président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) est connu pour son attachement à des nominations garantissant l’indépendance de la Justice. D’ailleurs, sous le régime défunt, le syndicat est allé plusieurs fois en grève pour protester contre des mutations de magistrats. Ce mardi 16 août, Michel Adjaka a réagi à travers une publication. Il qualifie les nominations du 11 août dernier d’«illégales», «opaques» et «peu rationnelles».

 

Nominations illégales, opaques et peu rationnelles du personnel magistrat

 

Le jeudi 11 août 2016, le gouvernement  a procédé à  un vaste redéploiement du personnel magistrat. En consultant la liste publiée, j’y ai noté de graves irrégularités attentatoires à l’indépendance et à l’efficacité de la justice. En effet, outre la violation par le gouvernement du secret des délibérations du Conseil Supérieur de la Magistrature  (CSM) en ce qu’il a publié l’avis dudit conseil en lieu et place du relevé du conseil des ministres, il est à déplorer le non-respect par le CSM du critérium qu’il s’est librement donné par l’adoption du rapport MONSI relatif aux critères à suivre par le CSM pour donner son avis  sur les nominations.  L’un des principes cardinaux de ce rapport est la non-escalade des promotions et le respect de la mobilité.

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