Actualités, Société

Paul IssèIko approuve la décision du gouvernement de faire revenir dans le giron de l’Etat quatre complexes hôteliers. « C’est la meilleure des décisions du président Talon et de son gouvernement », a laissé entendre hier le Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), qui souhaite que le chef de l’Etat « désigne maintenant des gestionnaires sérieux et que les travailleurs recouvrent leurs droits ».

« Ce n’est plus un projet, mais une décision du gouvernement. En tant que Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), je dis, parmi les décisions du président Patrice Talon et son gouvernement, celle-là est la meilleure que nous soutenons. Nous avons organisé une conférence de presse le samedi dernier (11 février 2017 Ndlr) avec les travailleurs de Bénin Marina Hôtel. Ces travailleurs ont fait beaucoup de marches, de sit-in pour exiger que le Bénin Marina Hôtel revienne dans le giron de l’Etat. C’est la même chose au niveau des hôtels Croix du Sud, Tata Somba, Hôtel du Port et de la Plage. Tout ça, c’est le patrimoine de l’Etat et c’est mal géré. Lorsque Bénin Marina Hôtel a été vendu à Martin Rodriguez, il y a eu un contrat qui a été signé. Ledit contrat exige que le repreneur devrait s’occuper des infrastructures, les moderniser et en construire d’autres. Bénin Marina Hôtel est dans un dénuement total aujourd’hui. Depuis près de trois jours par exemple, nous apprenons que l’électricité est coupée et les clients seraient en train de s’en aller. Il faut faire vite pour prendre l’hôtel en charge, parce que c’est un hôtel -vitrine pour notre pays. Lorsque les étrangers viennent faire du tourisme au Bénin, ils y passent leur séjour, ou soit à l’hôtel Tata Somba, l’hôtel Croix du Sud, l’Hôtel PlmAlédjo. Encore que ce dernier est le témoin de l’histoire politique de notre pays par rapport à la Conférence nationale. Je veux dire que lorsque le repreneur Martin Rodriguez a pris l’hôtel, l’accord d’établissement a été mis de côté par le nouveau propriétaire. Il a concocté ce qu’il a appelé règlement de gestion. C’est de façon unilatérale que les travailleurs ont vu leurs salaires divisés par trois ou une partie est prise comme complément de base. Vraiment, c’était une pagaille. C’était une mauvaise gestion, et nous estimons que, le président Talon, en décidant de reprendre ça, désigne maintenant des gestionnaires correctes et que les travailleurs recouvrent leurs droits ».

Lire la suite sur Le Matinal