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Par Bertin DJITRINOU

Approvisionnement en produits pétroliers : le gouvernement affirme que les réserves peuvent couvrir 3 à 6 mois

Approvisionnement en produits pétroliers : le gouvernement affirme que les réserves peuvent couvrir 3 à 6 mois

Face aux files observées dans plusieurs stations-service, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a assuré le 18 octobre 2026 que le Bénin dispose de réserves de carburant pouvant couvrir « un trimestre voire un semestre ». Il attribue la tension actuelle à une demande inhabituelle plutôt qu’à une pénurie.

Le gouvernement béninois assure qu’il n’y a pas de pénurie de carburant, malgré les files d’attente observées depuis quelques jours dans plusieurs stations-service. Invité dans une émission le dimanche 18 octobre 2026, le ministre et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a affirmé que le pays dispose de réserves pouvant couvrir « un trimestre voire un semestre ».

Depuis quelques jours, des files de voitures et de motos se forment devant des stations-service, tandis que certaines sont presque non fonctionnelles. Cette situation a alimenté des inquiétudes sur une indisponibilité de l’essence et du gasoil dans le circuit formel.

Le ministère du Commerce intérieur en charge de la formalisation de l’économie avait déjà rejeté l’hypothèse d’une pénurie. Son directeur de cabinet, Laurent Akpo, avait déclaré dans des médias locaux qu’« il n’y a pas de pénurie de carburant à Cotonou. Il y a que les stations-service qui font face en ce moment à une demande inhabituelle ».

Dans ce contexte, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni à Cotonou, le mercredi 14 octobre, les acteurs de la distribution pétrolière, sous la direction de Laurent Akpo, en présence du directeur général des Dépôts pétroliers du Bénin, Sosthène Mesmin Hounsou. À l’issue de cette rencontre, les opérateurs ont reçu un délai de 48 heures pour rétablir un approvisionnement normal sur l’ensemble du territoire national. Mais les files d’attente se sont ensuite multipliées, notamment dans le nord du pays.

Pour Wilfried Léandre Houngbédji, la situation actuelle « n’est pas une pénurie ». Selon lui, l’État s’est engagé à alléger et accélérer les formalités administratives liées à l’approvisionnement en produits pétroliers.

Le porte-parole du gouvernement a également mis en avant une évolution des capacités de stockage. « Nous avons des réserves pour un trimestre voire un semestre », a-t-il déclaré, ajoutant que, selon lui, auparavant, « au mieux on avait des réserves pour un mois ».

Il attribue aussi les files à un report d’une partie de la demande vers le circuit formel. D’après lui, « 70 % à peu près des consommateurs d’essence et de gazole » s’approvisionnent habituellement sur le marché parallèle. Or, a-t-il affirmé, « l’essence dite Kpayo donc de contrebande coûte plus cher », ce qui pousserait davantage d’usagers vers les pompes.

Au sujet du délai de 48 heures accordé aux opérateurs, le ministre a expliqué que le gouvernement leur demande « de faire plus d’efforts », à la fois sur la rapidité du service et sur l’approvisionnement, afin d’éviter aux clients de « faire une queue de 50 ou 100 m ».

Concernant les prix, Wilfried Léandre Houngbédji a estimé que la hausse a été « contenue dans une proportion relativement acceptable ». Selon lui, « on aurait pu relever les prix bien plus que ce qui a été fait », mais « le chef de l’État a procédé à un arbitrage avec la ministre du Commerce ».

À lire aussi : Prix des produits pétroliers au Bénin : l’essence passe à 750 FCFA et le gasoil à 765 FCFA.