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Culture

Par Bertin DJITRINOU

Le Bénin ouvre la « Porte du Retour » à Ouidah

Le Bénin ouvre la « Porte du Retour » à Ouidah

Ouidah accueille, les 22 et 23 août, la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Sous le thème « De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour », le Bénin veut conjuguer devoir de mémoire et reconnexion avec les Afro-descendants, dont certains recevront à cette occasion leurs documents de citoyenneté béninoise.

La ville historique de Ouidah accueille, les 22 et 23 août 2026, la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (JISTNA), placée sous le thème « De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour ».

Instituée par l’UNESCO et célébrée chaque 23 août en référence à l’insurrection de Saint-Domingue dans la nuit du 22 au 23 août 1791, cette journée est consacrée au devoir de mémoire autour de la traite négrière et de son abolition.

À Ouidah, l’un des principaux points de départ de la traite transatlantique, l’édition 2026 entend dépasser le seul travail de mémoire pour renforcer les liens entre le Bénin et les diasporas africaines. « Nous ne pouvons pas changer l’histoire, mais nous pouvons choisir ce que nous en faisons », a déclaré Corinne Amori Brunet, ministre des Affaires étrangères chargée de l’intégration des Afro-descendants.

Au programme figurent notamment la marche mémorielle « Nos pas dans ceux de nos aïeux », un festival de jazz, des conférences, panels et causeries-débats.

La célébration sera également marquée par la remise de documents de citoyenneté à des Afro-descendants naturalisés béninois. Une initiative qui s’inscrit dans la politique de reconnexion engagée par le Bénin avec ses diasporas. La loi n° 2024-31 du 2 septembre 2024 a ainsi ouvert l’accès à la nationalité béninoise aux Afro-descendants. La plateforme « My Afro Origins », lancée en juillet 2025, accompagne également cette dynamique de reconnexion.

À travers cette édition, le Bénin entend ainsi faire évoluer le symbole : de la « Porte du Non-
Retour », témoin d’une histoire douloureuse, à une « Porte du Retour » ouverte aux descendants de celles et ceux qui furent déportés.