Education
Par Bertin DJITRINOU
Romuald Wadagni échange avec la FéNaCEPIB sur l’intégration progressive des AME
Reçu vendredi 11 septembre 2026 au Palais de la Présidence, le bureau national de la FéNaCEPIB a évoqué avec le président Romuald Wadagni les modalités d’un reversement progressif des Aspirants au métier d’enseignant dans la fonction publique, avec une priorité annoncée pour la promotion 2019.
Le président de la République, Romuald Wadagni, a reçu vendredi 11 septembre 2026 au Palais de la Présidence le bureau national de la Fédération nationale des collectifs des enseignants pré-insérés du Bénin (FéNaCEPIB), à quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027. Au centre des échanges : l’intégration progressive des Aspirants au métier d’enseignant (AME) dans la fonction publique béninoise.
Selon les orientations évoquées à l’issue de cette concertation, la priorité serait accordée aux agents ayant déjà effectué trois contrats successifs. Le mécanisme annoncé repose notamment sur l’ancienneté, la qualification et l’âge des intéressés.
Le gouvernement prévoit une intégration par promotion et par vague. La promotion 2019 sera traitée en priorité, celle-ci représentant plus de la moitié de l’effectif global des AME. Les promotions suivantes seront examinées progressivement, selon les critères retenus.
Autre option retenue : les AME concernés ne devraient pas être soumis à un nouveau test d’évaluation. Le gouvernement privilégie plutôt un recrutement progressif sur titre, en tenant compte des qualifications professionnelles et de l’expérience acquise sur le terrain.
L’ancienneté ne sera toutefois pas le seul critère. Le dispositif prévoit aussi une limite d’âge, conformément aux dispositions du Statut général de la fonction publique : 35 ans pour les catégories C et D, et 40 ans pour les catégories A et B. Cette disposition vise notamment à permettre aux futurs agents de disposer d’une durée suffisante de cotisation pour accéder à une pension de retraite, la durée minimale de cotisation étant de 15 ans.
Les AME intégrés devraient bénéficier du statut d’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales décentralisées (ACDPCTD). Selon les éléments présentés, ce statut doit renforcer leur sécurité professionnelle et sociale, avec leur affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), auprès de laquelle ils cotisent déjà.
D’après les informations issues de la rencontre, la réforme devrait aussi faciliter la gestion de carrière des intéressés grâce à une meilleure articulation entre les ministères en charge de l’éducation et les collectivités territoriales. Elle pourrait également améliorer leur accès aux services financiers et au crédit bancaire.
Les représentants des faîtières des AME, plusieurs membres du gouvernement ainsi que les centrales syndicales représentatives ont également pris part à la rencontre.