Education
Par Bertin DJITRINOU
Écoles privées au Bénin : des frais de réinscription qui relancent le débat sur leur encadrement
Dans plusieurs établissements privés au Bénin, les montants demandés pour la réinscription s’ajoutent aux dépenses de rentrée et suscitent des interrogations chez des parents. La question de la transparence de ces frais et de leur éventuel encadrement se pose à nouveau.
Dans plusieurs écoles privées au Bénin, la réinscription constitue une dépense supplémentaire pour de nombreuses familles à l’approche de la rentrée scolaire. Présentée à l’origine comme une caution destinée à garantir la place de l’élève pour l’année suivante, et censée être déduite des frais de scolarité, elle est désormais associée, dans certains établissements, à des montants plus élevés incluant notamment la scolarité, les frais d’études et les tenues.
Selon le texte, les fiches de réinscription envoyées par certaines directions affichent des montants pouvant atteindre 250 000, 450 000, voire 1 million de francs CFA pour un seul élève du secondaire.
Pour les promoteurs d’écoles privées, cette pratique permettrait de connaître à l’avance les effectifs et de mieux préparer la nouvelle année scolaire. Mais pour des parents, le problème se pose lorsque la somme versée pour réinscrire un enfant déjà scolarisé dans l’établissement n’est pas clairement déduite ensuite des frais de scolarité.
Pour les familles ayant plusieurs enfants inscrits dans le privé, ces frais peuvent représenter une charge importante. Elles se retrouvent alors face à un choix difficile : payer pour conserver la place de l’enfant dans son école ou envisager un transfert vers un autre établissement.
Le texte rappelle toutefois que les établissements privés occupent une place importante dans le système éducatif béninois et supportent eux-mêmes des charges liées au personnel, aux infrastructures et au fonctionnement. Mais cette réalité, selon l’auteur, ne devrait pas empêcher un débat sur la transparence et l’encadrement des frais imposés aux parents.
Parmi les pistes évoquées figurent soit l’interdiction de la réinscription payante dans les écoles privées, soit un encadrement strict par les ministères en charge de l’enseignement. Cet encadrement pourrait passer par un plafonnement des montants, l’obligation de déduire intégralement la caution des frais de scolarité, l’interdiction de frais supplémentaires non clairement annoncés et un renforcement des mécanismes de contrôle.
Une autre option avancée consisterait à demander aux parents de confirmer gratuitement, dans un délai déterminé, leur intention de maintenir leur enfant dans l’établissement, afin de donner de la visibilité aux écoles sur leurs effectifs sans faire de la réservation d’une place une source de revenus supplémentaire.
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