Sante
Par Bertin DJITRINOU
Habitudes alimentaires : l’ANAN appelle à limiter la consommation répétée de l’huile rouge « Zomi »
L’Agence nationale d’alimentation et de nutrition recommande de ne pas faire de l’huile « Zomi » la principale matière grasse du quotidien. En cause, sa transformation artisanale par chauffe prolongée, qui dégrade une partie de ses qualités nutritionnelles, selon le Professeur Charles Sossa.
Habitudes alimentaires : l’ANAN appelle à limiter la consommation répétée de l’huile rouge « Zomi »
L’Agence nationale d’alimentation et de nutrition (ANAN) appelle à limiter la consommation répétée de l’huile rouge « Zomi » au Bénin. Selon le Directeur de la nutrition, le Professeur Charles Sossa, l’huile de palme rouge naturelle présente un intérêt nutritionnel, notamment en raison de sa richesse en précurseurs de la vitamine A. En revanche, sa transformation artisanale en « Zomi », qui implique une chauffe prolongée, entraîne une dégradation importante de certains éléments nutritifs.
Le Professeur Charles Sossa recommande donc de ne pas banaliser la consommation de cette huile transformée et d’éviter qu’elle ne devienne la principale matière grasse utilisée au quotidien.
Pour préserver la santé cardiovasculaire, il préconise plutôt de diversifier les sources de matières grasses végétales. Les huiles d’arachide, de maïs et de soja, ainsi que l’huile rouge de palme naturelle, peuvent être intégrées à l’alimentation dans le cadre d’une consommation équilibrée.
Cette approche rejoint les recommandations générales de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans sa fiche actualisée sur l’alimentation saine, l’organisation recommande de privilégier les graisses insaturées et de limiter les graisses saturées à moins de 10 % de l’apport énergétique total. Elle recommande également de maintenir les acides gras trans sous le seuil de 1 %.
L’OMS rappelle aussi que la quantité de matières grasses consommée compte autant que leur qualité. Pour un adulte, les lipides devraient représenter au maximum 30 % de l’apport énergétique quotidien.
La recommandation formulée au Bénin ne porte donc pas sur la suppression de l’huile « Zomi », mais sur la fréquence de sa consommation. Selon le Professeur Sossa, elle doit rester modérée et occasionnelle afin de limiter les risques liés à une consommation excessive de certaines matières grasses.