Affaire disparition de fonds à la direction des impôts : Les explications de Wadagni sur l’affaire Adohouannon

0
336

Le ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni au cours d’une visioconférence avec la coordination du Nouveau Départ de la diaspora béninoise, s’est prononcé sur l’affaire Carlos Adohouannon qui avait éclaboussé la direction générale des impôts, il y a quelques années. Selon l’argentier national, l’argent disparu n’appartient pas à l’Etat.
« C’est de l’argent des travailleurs qui était gardé en cash qui a disparu », a confié le ministre de l’économie et des finances. Cet argent souligne-t-il, est la part d’amende réservé aux travailleurs de la direction générale des impôts à la suite de contrôle fiscal. « Dans tous les pays, dans les administrations des impôts, quand les équipes des impôts font les contrôles et ils verbalisent un contribuable, le contribuable paie l’impôt qu’il doit et des amendes, des pénalités ; une partie des amendes va dans un fonds pour rétribuer, donner des primes aux travailleurs de la direction », a expliqué Romuald Wadagni.
« Sur une cagnotte de 100 pénalités qui arrive, l’essentiel va au trésor, une partie prévue par les textes va pour donner des primes aux travailleurs », a-t-il informé précisant que cette partie est gérée directement par les travailleurs qui se la répartissent périodiquement.
Au sujet du flou qui entoure le montant exact de l’argent qui a disparu, le ministre des finances fait savoir que c’est « parce que c’était géré de façon archaïque ». Etant donné que cet argent est géré par les travailleurs, la comptabilité publique n’a pas de vision sur ça, a confié Romuald Wadagni. « Il n’y a pas un retour à nouveau. Il n’y a pas une traçabilité depuis des décennies que ça existe pour savoir le solde », a-t-il informé. A l’en croire, si c’était de l’argent du trésor public, le montant serait déjà connu avec la méthode de gestion mise en place depuis 2016.
Après une année de cavale, Carlos Adohouannon considéré comme le cerveau de l’affaire de disparition de fonds à la direction générale des impôts a été arrêté au Dakar puis extradé au Bénin.
L’enquête ouverte à cet effet se poursuit et pourra « donner des résultats », a rassuré le ministre des finances lors de la visioconférence.
F. A. A.