ASKGOUV BENIN: Aurélie Zoumarou expose les avancées du numérique

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Le ministre l’économie numérique et de la digitalisation Aurélie I. Adam Soulé Zoumarou, était sur l’émission de la 11e session de ASKGOUV BENIN, jeudi 07 novembre dernier. Elle a répondu aux internautes à travers le thème : « Numérique et Digitalisation au Bénin : Réalisations et perspectives ».
De façon synthétisée, la ministre a su apporter la réponse à plus de 250 questions. Celles-ci ont porté sur cinq axes fondamentaux, notamment : Réseaux GSM, Accès Internet, et déploiement fibre optique ; Télévision Numérique Terrestre ; Facilités et accompagnement des Start up ; Développement du e-commerce au Bénin ; Processus de digitalisation et perspectives.
Pour ce qui est de la Télévision Numérique Terrestre (TNT), la ministre a souligné que le Bénin est allé très vite, pour avoir réalisé, en 03 ans, ce que d’autres pays ont mis plusieurs années à faire. « Je sais que les Béninois sont impatients de passer à la TNT, ce qui est normal. Je puis vous assurer que ce projet phare est en train d’être réalisé avec célérité. Aujourd’hui, la TNT est effective dans notre pays, avec 29 sites où les tests sont très concluants », a-t-elle indiqué. Aurélie Zoumarou a néanmoins rassuré que les Béninois pourront, bientôt recevoir la TNT dans leur salon.
La question relative aux commandes des décodeurs est en train d’être réglée pour ne pas faire comme certains pays qui font des lancements partiels. Selon la ministre, « Le Bénin a pris une approche globale » pour y arriver.
Le maillage du territoire en fibre optique
La ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a expliqué que l’internet est un aspect important et le haut débit l’est encore plus ; puisqu’il permet d’aller vers les usages numériques. Elle indique que MTN et MOOV sont les deux opérateurs qui offrent des services internet. Selon le ministre, le gouvernement a fait beaucoup de pas dans le sens de l’amélioration de la fourniture. « En 2016, nous étions autour de 25% de pénétration de l’internet mobile ; et aujourd’hui, nous sommes autour de 35%, selon l’ARCEP. Cela peut sembler peu. Mais quand on voit le gap comblé en 02 ans, c’est très important. Cela permet de voir que les projets structurants que nous avons, ont eu des résultats effectifs sur la pénétration de l’internet. S’agissant du coût, contrairement à la perception, et récemment, il y a quelques semaines avec le travail que nous avions fait sur l’universalité de l’internet avec l’UNESCO, nous avons vu que le Bénin fait partie des pays où le coût de l’accès à l’internet est raisonnable. Les récents encadrements de l’ARCEP ont permis de pouvoir donner le choix au consommateur, selon ses besoins, tout en encadrant ses dépenses. Nous sommes dans un cercle vertueux et non vicieux. Un cercle qui permet aux opérateurs de continuer les investissements, tout en assurant le fait que les consommateurs arrivent à consommer l’internet selon leurs besoins. Cela a permis à notre écosystème d’avoir des coûts et des offres attrayants », a-t-elle précisé. La question du maillage du territoire en fibre optique est d’autant plus importante dans la fourniture de l’internet à tous. Aurélie Adam Soulé Zoumarou indique que « le Bénin dispose d’un maillage en fibre assez conséquent ». A l’en croire, « Nous sommes allés très vite sur ce volet des infrastructures numériques, parce que très tôt, le gouvernement, sous l’égide du Président de la République, a impulsé une dynamique dans le déploiement des fibres optiques dans notre pays. Nous avons commencé à réhabiliter la dorsale nationale ».

La digitalisation

La ministre a précisé que « Le Bénin a beaucoup avancé sur les questions de digitalisation ». Elle ajoute que « Les années passées ont été mises à profit pour sélectionner un certain nombre de partenaires, dans une procédure de transparence, de fait qu’aujourd’hui, nous sommes à une étape de mise en œuvre de quelques projets structurants ». Le Bénin a aujourd’hui une plateforme à clé publique, qui va lui permettre de sécuriser nos plateformes. Par exemple, la digitalisation permet d’identifier formellement la personne qui demande un service dans l’administration publique. Elle évite les variations dans les renseignements fournis par le requérant. Aujourd’hui, ce projet est bien avancé. Nous allons bientôt avoir notre Data center que nous allons intégrer au projet de digitalisation. Deuxième chose : pour notre digitalisation au Bénin, c’est le bus de données d’inter opérationnalité que nous mettons en place avec nos partenaires estoniens, qui sont très avancés dans la digitalisation. A terme, ce bus de données nous permettra d’avoir des bases d’informations utiles pour chaque Béninois, toute chose qui améliorera la qualité des données. »
Aussi dira la ministre Aurélie Zoumarou, quand on parle de digitalisation, on pense tout de suite à la dématérialisation. « Vous avez sûrement entendu les innovations dans les domaines des impôts où les déclarations se font en ligne, le téléchargement des fiches de paie à distance… Aujourd’hui, nous devons passer à l’étape d’industrialisation de la digitalisation pour permettre à tout citoyen, quelle que soit sa situation géographique, de pouvoir demander des services administratifs sans se déplacer. Le e-visa est un exemple concret de la dématérialisation et de la digitalisation qui continue d’émerveiller plus d’un. Le numérique apporte un plus à la croissance économique », a fait comprendre la ministre.
Aurélie Zoumarou a entre autres abordé des sujets divers, notamment le capital numérique accumulé par le Bénin, depuis la création du ministère de l’Economie numérique ; l’effet de ce capital numérique sur le système productif de notre pays ; bref, la contribution totale de l’économie numérique à la croissance économique au Bénin, et les moyens préconisés par l’État béninois pour assurer la sécurité de ses citoyens sur ce nouveau continent que devient « Internet ». Elle souligne que l’Economie numérique fait partie des secteurs de la relance économique. La dématérialisation du système de la gestion foncière a permis d’avoir des informations pour les candidats aux dernières législatives, afin de payer le montant correspondant pour obtenir leur quitus fiscal. Aujourd’hui, la déclaration des impôts pour les entreprises se fait en ligne. Ce sont quelques exemples qui montrent que le numérique apporte un plus à la croissance économique.

Sécurisation des données numériques

Aurélie Adam Soulé Zoumarou renseigne que « Pour le volet sécurité, nous avons une agence nationale de la sécurisation des systèmes d’information créée par la loi portant code du numérique. Cette agence porte la mission d’assurer la confiance numérique à nos concitoyens, lorsqu’ils se retrouvent dans le cyberespace. Cette agence est appuyée par des structures comme la Police républicaine (…) ».
La ministre ajoute que d’autres mesures sont prises pour sécuriser les systèmes d’information critiques, comme celui de l’eau ou de l’électricité ou encore celui des banques. Tout cela pour permettre de montrer au monde entier que nous sommes un pays où la cybercriminalité n’a plus sa place.
La sécurité étant l’affaire de tous, le gouvernement a pensé aussi au développement de compétence de la lutte contre la cybercriminalité au sein de la population, à l’image de la sécurité physique des personnes et des biens. Ainsi, grâce à toutes ces actions mises en place, le Bénin est passé 8e sur le plan africain en matière de cyber sécurité. La ministre de l’économie numérique et de la digitalisation a abordé la situation de la Cité internationale de l’innovation et du Savoir au Bénin, qui est aussi un projet phare du Programme d’actions du Gouvernement, un laboratoire de protypage grandeur nature. Il est selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la croisée de trois grandes mégapoles à savoir Porto-Novo, la frontière du Nigéria et Cotonou.

Perspectives du gouvernement

« Mon ministère, dans son rôle transversal d’appui à l’ensemble des activités, travaille de front, de concert avec l’ensemble des autres ministères. Récemment, j’ai eu des échanges avec ma collègue en charge des microcrédits, sur les voies et moyens pour la digitalisation des microcrédits aux plus pauvres, afin d’offrir les services avec les standards les plus hauts, pour le bonheur des bénéficiaires.
Cette amélioration est nécessaire ; car, la microfinance participe au développement de notre pays, à travers nos mères, nos sœurs, même si les hommes ne sont pas exclus. Aujourd’hui, la dématérialisation au niveau du FNM, et à un niveau plus large, est effective tout en respectant les règles de la BCEAO et de l’UEMOA.
La préparation du Bénin à l’OPEN DATA est un aspect important pour notre gouvernement, qui a choisi, comme leitmotiv, la transparence. Mais cela ne signifie pas que nous allons mettre à disposition du public, les données personnelles de nos concitoyens. Cela dit, nous devons respecter le principe de confidentialité pour certaines données personnelles, lorsque nous sommes à l’OPEN DATA.
Consciente de n’avoir pas épuisé les préoccupations des internautes, la ministre les a invités, ou à se rapprocher des services compétents de son ministère, sur des questions spécifiques, ou à consultez www.numerique.gouv.bj ou des Agences comme ANSSI, ADN, ASSI.
G.A

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