ASPECTS PENIBLES DES SOINS NON REMUNERES DISPROPORTIONNES SUR LES FEMMES

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Cet article est une initiative du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement à travers son partenariat avec UAF AFRICA dans le cadre de la Justice Économique pour les Femmes.

La course pour l’émergence d’un véritable leadership et l’épanouissement des femmes n’est plus un secret en Afrique. Au Benin, c’est une tendance qui évolue à une vitesse non négligeable. D’innombrable réseaux sont à cet effet crées et continuent d’ailleurs de se créer. Créées donc dans le seul but de développer pleinement le potentiel de citoyenneté des jeunes filles et femmes en vue de favoriser leur participation aux processus de décision et au développement de la sous-région à travers leur contribution aux rendements nationaux, comme la mission de tout homme, les ambitions de ces organisations et institutions rencontrent plusieurs obstacles. Les femmes en vérité souvent sont en proie à des opinions erronées dès que ce sont des femmes qui sont en vue de par leur métier, de par leur travail ou dès lors qu’elles sont des femmes qui ont envie de s’affirmer. Et comme il est presqu’impossible de créer de la visibilité sans faire appel à la jalousie humaine ou à des difficultés à la taille de ses ambitions, elles sont sujettes à de nombreuses difficultés dans la société.

En absence donc d’un caractère d’acier, celles-ci malheureusement succombent à toutes formes d’exaction. En Afrique surtout, et au Benin en particulier, ces exactions sont diverses. On demande à la femme certaines fonctions qu’on juge régaliennes et qui sont propres à elle pendant que les hommes eux, poursuivent en toute aisance leurs ambitions.
Mais si aux yeux de la loi il n’y a différence aucune entre hommes et femmes, il parait alors injuste que les travaux relevant du secteur des soins non rémunérés soient uniquement à la solde des femmes. Examinons ici l’aspect pénible des soins non rémunérés disproportionnes sur les femmes

Soins non rémunérés disproportionnes sur les femmes : Pourquoi en parler ?
Grace aux nombreuses actions entreprises par différentes organisations de femmes revendiquant au quotidien l’émancipation et l’autonomisation des femmes, des avancées significatives se sont révélées dans certains domaines à savoir
La parité des sexes,
La représentation de la gent féminine dans les instances de prises de décisions,
Et l’éducation.

Cependant, nonobstant ces avancées, qui visiblement semblent mi-figue mi-raisin, il est important de reconnaitre que le niveau d’éducation et d’autonomisation des femmes sont deux paramètres diamétralement opposés et ne créent donc pas un environnement favorable pour l’émancipation des femmes. Ces deux paramètres séparément appliqués ne garantissent donc l’éradication de leur misère. Car pour nombre d’entre elles, il y a bel et bien une passerelle entre les deux ; la ségrégation professionnelle et les conditions de travail.

Ségrégation professionnelle et condition de travail

Dans la plupart des pays de l’Afrique et du monde, la discrimination d’ordre sexuel dans le monde du travail siège en bon meneur de jeu. Les femmes ne bénéficient pas des mêmes chances que les hommes de contribuer à la croissance économique et de jouir des fruits. En dépit des nombreuses luttes menées, pour la promotion des droits des filles et des femmes dans l’optique de garantir aux hommes et aux femmes les mêmes possibilités de chances économiques, les femmes en Afrique sont toujours confrontées à de fortes disparités et a des conjectures non moins importantes dans certains domaines relatifs à l’activité économique des jeunes filles et des femmes. Ces disparités en vogue au Benin sont entre autres ; le défaut d’accès aux services, a l’information et aux infrastructures de qualité, ce qui rend plus pesant le joug des soins non rémunérés sur les jeunes filles et femmes.

Aussi les soins non rémunérés dans la quasi-totalité des cas qui sont offerts par ces jeunes filles et femmes ne leur facilite pas la chance puisque cela ne leur donne pas le temps nécessaire de travailler, de s’instruire et d’apporter ainsi leur contribution à l’évolution de la société. Même s’il arrivait qu’elles devraient faire un parcours scolaire, arriver à un certain niveau comme la licence par exemple, elles se doivent de tout arrêter et se conformer à la volonté de leurs maris qui demande avec insistance qu’elles sont faites non pas pour de longues études mais pour les travaux domestiques et le soin des enfants.
Les soins non rémunérés induisent la pauvreté de temps chez les femmes. Réduites donc aux simples travaux ménagers, ces femmes tournent ainsi dos à leurs rêves, leurs ambitions et se logent en arrière-plan. En tournant ainsi dos, elles freinent le développement de leur capabilité. A la mention de la pauvreté, nombreux sommes-nous à penser directement à la pauvreté monétaire, mais loin de là. La pauvreté intellectuelle dont sont victimes les femmes est une forme de pauvreté beaucoup plus sévère que celle monétaire puisqu’il est prouvé qu’il n’y a de richesse que d’homme, c’est-à-dire que ce sont des hommes et des femmes intelligents qui bâtissent la fortune.
Ainsi on peut donc se permettre de dire qu’un pays où les femmes sont majoritairement pauvres c’est tout le pays qui est pauvre. Cette pauvreté dans la règle de l’art se traduit par la réduction des capacite de la femme d’assumer des fonctions économiques pouvant apporter un plus à l’économie. Or, en présence d’une bonne politique de valorisation des femmes ainsi que des soins non rémunérés des femmes, le monde pourrait atteindre l’égalité des revenus entre les deux sexes et accroître ainsi la richesse régionale de 3 100 milliards de dollars américain. Mais il ne pouvait pas être autrement quand on connait le poids et l’influence des stéréotypes dans la société.

Soins non rémunérés et disproportionnés, le calvaire des femmes
L’un des grands défis auxquelles sont confrontées les femmes de nos jours trouve son confort dans la mauvaise répartition des taches dans la société et dans les ménages avec une discrimination très poussée. C’est connu de tous que la plupart des travaux domestiques aujourd’hui sont dans la plus large des proportions à la charge des femmes. En effet, L’inégalité hommes-femmes, dans l’activité économique en Afrique et au Benin est source de nombreux maux. Elles sont constamment au travail, même dans les plus pénibles des taches comme la collecte des bois dans les brousses pour attiser le feu. Or, bien qu’au regard de la loi, l’homme et la femme soient égaux en droit, le constat n’est pas évident du point de vue de l’évaluation salariale car la femme est écartée. Un fait qui trouve tout son bon sens économique dans le fait que dans plusieurs domaines d’activité, la femme travaille pour un salaire nettement inférieur à celui de l’homme.
Ces diverses occupations malheureusement réduisent ses capacités à être un solutionneur des problèmes dans l’administration. Alors, pour que pour que les femmes parviennent à extasier leur plein potentiel économique, un changement de comportement à leur endroit s’impose à tous.

RECOMMANDATIONS
Les parités entre les hommes et les femmes dans l’exécution des soins rémunérés en Afrique ont de bons jours devant elles. Au regard des statistiques, elles semblent ne pas pouvoir être une évidence certes, mais pour y arriver, même a pas de tortue, il faudra mettre en place plusieurs mécanismes. Pour l’effectivité de cette parité entre les hommes et les femmes, il faut Convaincre les acteurs de l’existence de cette disparité
Cette action qui se fera au moyen des sensibilisations va permettre d’amener la société à saisir l’importance de faire de la parité son cheval de bataille. Ainsi, une fois convaincue, des chances égales pourront être donnée à tous et le plein épanouissement de tous les citoyens qui, jusque-là est un rêve serait une réalité.

Investir abondamment dans les infrastructures économiques
Cet investissement permettra un temps sois peu d’économiser la main d’œuvre et par ricochet du temps. Il faudra aussi accroitre le pourcentage des actions de sensibilisation dans les lycées et collèges afin de changer les croyances faussement acquises de même que les rôles injustement attribues dès le jeune âge.
Le fruit de ses recherches sur l’impact que peut avoir un investissement conséquent dans l’économie des soins a l’enfance, l’Organisation de coopération et de développement économique est parvenue à la conclusion selon laquelle cet investissement engendrait dix fois plus d’emploi pour la société. Il parait alors clair que pour atteindre le plein emploi, l’un des actes qu’il conviendra de poser est d’améliorer l’économie des soins.

Valoriser le travail des femmes
En valorisant le travail des femmes, les gouvernements pourraient contribuer ainsi à leur épanouissement économique. Surtout que plusieurs études ont montrée toute la nuance et l’impact que peut avoir l’amélioration des soins a l’enfance sur la durée dont une femme peut avoir besoin pour mettre ses compétences en valeur dans une entreprise.
Des subventions de la part des gouvernants pour les soins à l’enfance pourraient réduire un temps sois peu le taux de chômage chez les femmes. Leur offrir également des formations dans le secteur des soins à l’enfance est une option prometteuse. Ces formations pourront avoir comme implication directe l’embauche et offrira donc à ces femmes qui seront formées de monétiser leur savoir-faire. Ce faisant les gouvernements amélioraient la condition économique des femmes et le monde deviendrait tel un jardin d’Edern ou tout le monde se sent bien dans ce qu’il fait.