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Campagne agricole 2026-2027 : Le Bénin affiche de nouvelles ambitions (700.000 tonnes de coton, 500.000 tonnes d’ananas et 250.000 tonnes de cajou attendues)

Le Bénin affiche de nouvelles ambitions à travers les grandes orientations annoncées dans le secteur agricole, jeudi 23 avril 2026, lors du lancement de la campagne agricole 2026-2027 à Komiguéa dans la commune de N’Dali.
Pour la filière coton, l’ambition reste si forte avec un objectif de production fixé à 700.000 tonnes pour la campagne agricole 2026-2027, soit une progression de 20% par rapport à la saison précédente, à en croire le ministre de l’Agriculture, Gaston Cossi Dossouhoui.
Un secteur agricole en quête de compétitivité et de durabilité
En présentant les grandes orientations secteur agricole, les autorités ont placé clairement le coton comme levier central de croissance. Première culture d’exportation du Bénin, l’« or blanc » demeure un pilier de l’économie béninoise, contribuant significativement aux recettes extérieures et aux revenus de milliers de producteurs.
« Les cultures industrielles sont au cœur de notre stratégie », a déclaré le ministre Gaston Cossi Dossouhoui. Cette ambition s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation agricole.

A part le coton, le gouvernement table également sur une production de 500.000 tonnes d’ananas et 250.000 tonnes d’anacarde, confirmant une volonté de diversification progressive des cultures d’exportation. Pour atteindre ces objectifs, les autorités misent sur plusieurs leviers : un meilleur accès aux intrants, l’utilisation de semences améliorées, la mécanisation accrue et le renforcement du conseil agricole. La gouvernance du secteur ainsi que la maîtrise de l’eau figurent aussi parmi les priorités.

Dans la commune hôte de N’Dali, où plus de 80% de la population dépend de l’agriculture selon le maire Saka Méré Daouda, ces annonces suscitent des attentes importantes, notamment en matière de revenus et d’emplois.

Bertin Djitrinou

Bénin : Une réforme ouvre la voie de l’enseignement supérieur à des profils issus des corps militaires et paramilitaires

Le monde de l’enseignement supérieur béninois va connaitre une petite révolution. Une réforme qui ouvre l’université à des profils issus des corps militaires et paramilitaires. Par un décret présidentiel, le gouvernement a ouvert la voie à l’intégration des personnels des Forces armées et de la Police Républicaine au sein du corps professoral des universités publiques. Il s’agit du décret N°2026-116 du 11 mars 2026 portant conditions d’emploi à la fonction enseignante de personnels des forces de défense, de sécurité et assimilés dans les universités publiques du Benin.

Selon l’article 1 du décret, « les personnels des Forces de défense, de sécurité et assimilés sont autorisés à servir en qualité d’enseignant ou de chercheur dans les universités publiques, centres de recherche et structures d’application du Bénin ».
Le texte précise également que cette possibilité concerne notamment les agents des forces armées, de la police républicaine, des douanes ainsi que des eaux, forêts et chasse.

Désormais, ces professionnels de terrain pourront officier en tant qu’enseignants et chercheurs.
Cette mesure, inédite au Bénin, vise à créer une synergie entre le savoir théorique et l’expérience pratique. L’objectif des autorités est d’enrichir la formation des étudiants en les confrontant aux réalités du terrain, notamment dans les domaines stratégiques de la sécurité et de la gestion des crises.

Toutefois, cette intégration dans le corps enseignant n’est pas automatique. Le décret encadre strictement les conditions d’accès, notamment en matière de qualifications académiques et de procédure d’affectation dans les structures universitaires. Les candidats issus des forces de défense et de sécurité doivent être titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent, obtenir l’aval préalable de leur ministère de tutelle et réussir des tests de sélection exigeants.
Ainsi que le décret le précise, ces enseignants d’un genre nouveau devront se conformer scrupuleusement aux règles et procédures académiques en vigueur. L’exigence de rigueur propre au milieu universitaire demeure la boussole de cette réforme.

Bertin Djitrinou

CAPP FM et le CA Saliou Adédjouma, une histoire d’amour

Le Chef du 4e Arrondissement de Cotonou était dans les locaux de la Radio CAPP FM ce vendredi 24 avril 2026.

C’est une visite de courtoisie que l’adjoint au maire de la capitale économique du Bénin a rendu au personnel de la Radio. << Depuis 1998, c’est sur le territoire du 4e arrondissement que la Radio Capp FM est implantée de Quartier Jak, son premier site, à Abokicodji. Pour nous c’est un honneur et une grâce>> s’est réjoui Saliou Adelabou ADÉDJOUMA.

Reconduit à l’issue des élections du 11 janvier 2026, pour un nouveau mandat, le CA4 a estimé qu’il était nécessaire d’aller s’imprégner des conditions de vie et de travail de ce partenaire clé qui lui sert de relais avec sa communauté à la base.

Pour de déplacement, Saliou Adelabou Adédjouma s’est fait entourer de tous les Chefs quartier du 4e arrondissement et d’autres conseillers locaux.
<< Nous sommes prêts à mener des actions pour donner encore plus de poids à la radio>> a-t-il confié.

Un geste salué par tout le personnel de la radio du succès et son directeur. << Vraiment, je suis heureux d’autant plus que c’était une surprise pour moi. Merci pour le geste>> a souligné Yénan Boya, Directeur de CAPP FM.

Arnaud Acakpo

FORCES ARMÉES BÉNINOISES : 53 offi

Le Président de la République, SEM Patrice Talon a promu selon le décret n°2026-256 concernant l’ensemble des composantes militaires du 11 mars 2026, 53 officiers des Forces armées béninoises. Cette décision consacre leur élévation au grade supérieur de capitaine pour les forces terrestres et aériennes, et de lieutenant de vaisseau pour les officiers de la Marine nationale.

Ces promotions entreront en vigueur de manière progressive au cours de l’année 2026, selon le calendrier d’application. Ce calendrier est donc échelonné sur les mois de janvier, avril, juillet et octobre, permettant une mise en œuvre organisée de cette vague d’avancements au sein des Forces armées béninoises.

Cette vague de promotion traduit une volonté du gouvernement béninois d’équilibrer la gestion des carrières militaires. Il est à remarquer que par le passé, ces avancements de grades s’observent le plus dans l’Armée de terre, l’Armée de l’air, la Marine nationale et la Garde nationale.

Bertin Djitrinou

Violences intrafamiliales : un drame qui relance le débat sur les limites de l’autorité parentale

Derrière l’argument de la discipline, certaines pratiques éducatives dérivent encore vers des formes de maltraitance aux conséquences irréversibles. Dans le silence des foyers, loin des regards, des drames couvent jusqu’à éclater brutalement.

Un fait tragique s’est produit à Zinvié, dans la commune d’Abomey-Calavi. Une adolescente, élève en classe de Première, a perdu la vie dans la nuit du vendredi 25 avril 2026, à la suite de violences infligées par son père. L’émotion reste vive au sein de son établissement, où élèves et enseignants peinent à comprendre.

Selon plusieurs sources, le différend serait lié à sa scolarité. Le père lui reprochait de ne pas avoir participé à des travaux dirigés. L’altercation aurait rapidement dégénéré en une violence extrême. La jeune fille, grièvement atteinte, a été transportée aux urgences, où elle a succombé peu après.

Après le drame, le père aurait tenté une inhumation rapide, suscitant la méfiance de la famille maternelle, qui a exigé des éclaircissements. Face aux tensions, il a pris la fuite. Une enquête est en cours, avec des examens médico-légaux prévus.

Ce drame relance la question des violences intrafamiliales au Bénin. Il interroge les limites de l’autorité parentale et appelle à promouvoir des méthodes éducatives fondées sur le dialogue, dans le respect des droits de l’enfant.

Bertin Djitrinou

Bénin : Les grandes décisions du conseil des ministres du mercredi 22 avril 2026

Après près d’un mois de pause, le conseil des ministres qui s’est réuni ce mercredi 22 avril 2026 a validé au titre des décisions prises, les modalités et mécanismes financiers de protection contre les catastrophes et les urgences sanitaires en République du Bénin. Le conclave gouvernemental a également autorisé au menu des communications : l’élaboration de la stratégie nationale pour la normalisation et l’encadrement de l’adressage des voies et des portes du Bénin, et a marqué son accord pour l’agrément au Code des investissements .

Bertin Djitrinou

CHRONIQUE DU JOUR : Des partis indispensables mais invisibles

L’élection présidentielle du 12 avril s’est tenue. La campagne, elle, s’est achevée le 10 avril, au terme de deux semaines marquées par une forte mobilisation sur le terrain.

Meetings, déplacements, porte-à-porte… la mobilisation a été intense dans de nombreuses
localités. Mais au-delà de cette dynamique, un constat s’impose : les partis politiques ont été peu visibles.

Un constat qui peut surprendre. Car aujourd’hui, au Bénin, aucun candidat ne peut se présenter sans être porté par des partis politiques, à travers le mécanisme du parrainage.
Autrement dit, sans partis, pas de candidature. Et pourtant, une fois la campagne lancée, leur présence est restée peu visible.

Mais ce phénomène est-il réellement nouveau ?

En réalité, l’élection présidentielle au Bénin a toujours reposé sur une dynamique d’hommes. Depuis le renouveau démocratique, ce sont des figures capables de rassembler qui structurent le jeu politique, souvent au second tour, autour de coalitions.

Ce qui change aujourd’hui, c’est la configuration de l’élection. Avec seulement deux candidats en lice, et une dynamique qui, dans les faits, semblait devoir se jouer dès le premier tour, cette logique de rassemblement s’est estompée.

Résultat : les partis, bien qu’indispensables pour porter les candidatures, deviennent moins visibles dans la phase de campagne.

Dans le même temps, la mobilisation s’est construite autour des candidats eux-mêmes. Ce sont eux qui sont allés directement à la rencontre des populations, portés par des soutiens multiples, souvent organisés en mouvements.

Parallèlement, la campagne médiatique s’est déroulée dans un cadre défini, avec des formats comme “Face à la Nation” ou “En route vers la Marina”, diffusés sur les médias.
Ces dispositifs ont permis aux candidats de présenter leurs projets. Mais ils n’ont pas installé de véritables moments de confrontation directe entre les candidats.

Au final, la campagne s’est déroulée sans débat frontal, et sans une visibilité forte des partis politiques.

Dès lors, une question se pose :

Quelle est aujourd’hui la place réelle des partis politiques dans une élection présidentielle au Bénin ?

Sont-ils devenus de simples instruments de validation des candidatures ? Ou restent-ils des
acteurs appelés à structurer durablement la vie politique?

Cette question prend une dimension particulière avec la nouvelle Constitution, qui introduit une trêve politique de plusieurs années après l’élection.

Dès lors, que deviendront les dynamiques observées pendant la campagne ? Les mouvements, très actifs aujourd’hui, vont-ils disparaître une fois l’élection passée ? Ou au contraire, s’imposer comme de nouveaux acteurs de la vie politique, en dehors des cadres traditionnels ?

Et dans ce paysage, quel rôle restera-t-il aux partis politiques ?

Au fond, la question n’est peut-être pas celle de la disparition des partis. Elle est celle de leur place réelle dans l’élection présidentielle.

Car malgré la réforme du système partisan, les candidats continuent d’émerger comme des figures individuelles, souvent extérieures aux partis eux-mêmes.

Les partis politiques sont donc indispensables pour porter les candidatures…mais peinent encore à s’imposer comme des acteurs centraux de l’incarnation politique.

Une contradiction qui éclaire, au fond, les évolutions du système politique béninois.

Wilfrid Ahouassou

À jeudi prochain

ANALYSE – Une transition sous contrôle : la continuité du pouvoir au sommet de l’État

La situation actuelle au Bénin marque une évolution inédite dans la gestion du pouvoir exécutif. Pour la première fois, un président de la République élu continue d’exercer des fonctions ministérielles au sein du gouvernement, en attendant son investiture officielle.

Loin d’une simple curiosité institutionnelle, cette configuration révèle surtout une stratégie de continuité du pouvoir. Dans un contexte où le président élu appartient à la même majorité que le chef de l’État sortant, la transition ne s’inscrit pas dans une logique de rupture, mais plutôt dans une dynamique de transmission maîtrisée.

Sur le plan juridique, la Cour constitutionnelle du Bénin, à travers sa décision DCC 21-008 du 7 janvier 2021, établit que la qualité de président est acquise dès la proclamation des résultats. Ainsi, Romuald Wadagni dispose déjà d’une légitimité institutionnelle, bien que son pouvoir effectif reste suspendu à la prestation de serment.

Le décalage entre l’élection et l’investiture, désormais étendu sur plusieurs semaines, crée une période intermédiaire inédite. Mais loin de générer une instabilité, cette phase permet au pouvoir en place de maintenir la cohérence de l’action gouvernementale, tout en préparant la relève dans un cadre contrôlé.

Cette continuité présente un avantage stratégique : elle limite les incertitudes, assure la stabilité des politiques publiques et évite les ruptures brutales souvent observées lors des alternances. Elle traduit également une volonté de consolidation du pouvoir au sein d’un même courant politique.

Ainsi, plus qu’une anomalie, la présence d’un “ministre-président” apparaît comme l’expression d’une transition politique maîtrisée, où la stabilité prime sur la rupture.

Bertin Djitrinou

Perspectives économiques régionales : des croissances africaines au-delà de 6% (2025-2027)

Malgré un contexte mondial incertain, l’Afrique subsaharienne voit ses perspectives économiques s’améliorer. Selon le rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale, plusieurs pays du continent devraient enregistrer des taux de croissance annuels supérieurs à 6% entre 2025 et 2027. Il s’agit notamment du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, de l’Éthiopie, de la Guinée, du Niger, du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda.

La croissance régionale devrait atteindre 3,8% en 2025, après 3,5% en 2024, puis s’établir en moyenne à 4,4% entre 2026 et 2027. Cette dynamique repose sur plusieurs facteurs : amélioration des termes de l’échange, recul de l’inflation et assouplissement des politiques monétaires, favorisant consommation et investissement.

La Guinée devrait afficher les meilleures performances, portée par le projet minier de Simandou. Sa croissance pourrait atteindre 7,5% en 2025, puis dépasser 11% en 2027, soutenue par l’exploitation d’un des plus grands gisements de fer au monde.

D’autres économies confirment leur solidité. L’Éthiopie maintient une croissance soutenue grâce à l’agriculture, à l’industrie et à ses infrastructures énergétiques. Le Rwanda poursuit sa dynamique, tirée par les services et l’investissement, malgré des contraintes logistiques. Le Bénin, quant à lui, s’appuie sur l’agriculture, l’industrialisation et le dynamisme du port de Cotonou, avec une inflation maîtrisée.

Au-delà de ces performances, des fragilités subsistent : dépendance aux matières premières, vulnérabilité climatique et tensions géopolitiques. Néanmoins, l’Afrique confirme sa résilience et son potentiel comme l’une des régions les plus dynamiques au monde.

Bertin Djitrinou

Capitale économique du Bénin : La municipalité de Cotonou lance une vaste opération de libération des rues

Le maire de la ville de Cotonou, Luc Gnacadja demande formellement aux propriétaires de retirer immédiatement leurs véhicules stationnés sur la voie publique et aux mécaniciens de libérer sans délai les espaces occupés illégalement.
Dans un communiqué officiel daté du 13 avril 2026, l’autorité municipale a annoncé le lancement imminent d’une opération d’envergure visant à assainir les rues et le domaine public. Le constat dressé est sans appel : la prolifération de véhicules abandonnés et l’installation illégale de garages mécaniques dans les rues entravent gravement la circulation et nuisent à la salubrité urbaine.

Face à ce désordre, la municipalité durcit le ton et lance un message présenté comme un « dernier avertissement » avant le passage à la phase répressive, demandant formellement aux concernés de retirer immédiatement les véhicules stationnés sur la voie publique et aux mécaniciens de libérer sans délai les espaces occupés illégalement.

L’opération de répression s’articulera autour de trois axes majeurs : enlèvement systématique et mise en fourrière des véhicules abandonnés, fermeture définitive des garages installés sur le domaine public et vente aux enchères des véhicules non réclamés par leurs propriétaires dans les délais prévus par la loi.
Cette opération de répression, qui doit débuter dans les jours à venir et couvrira l’ensemble du territoire de la ville.

Dans une volonté de transformer Cotonou en une ville propre, ordonnée et sécurisée, le Maire Luc Gnacadja appelle à la collaboration de l’ensemble de la population pour garantir le succès de cette mission d’utilité publique, essentielle pour l’amélioration du cadre de vie de tous les Cotonois.

Bertin Djitrinou

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