École primaire publique de Enagnon à Akpakpa Dodomè à Cotonou : Un environnement infernal d’instruction au 21e siècle.

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Dans ce sanctuaire du savoir , les conditions d’instruction ne sont pas du tout enviables. Apprenants et enseignants sont confrontés à d’énormes difficultés de vie. Tenez pour 1300 écoliers répartis dans quatre groupes pédagogiques , la pléthore est la norme la mieux partagée , certaines classes manquent d’enseignants et pour y remédier on recourt au jumelage des classes. Un enseignant très remonté dénonce l’ineptie des autorités au sommet de l’État. A cela s’ajoutent les arriérés de salaire du gardien des lieux et pire encore les latrines remplies depuis des lustres qui ne sont pas vidées faute de moyens financiers. Cela pose des problèmes environnementaux graves reconnaît un responsable du bureau de l’association des parents d’élèves de ladite école qui sollicite l’aide des autorités au sommet de l’État. Malgré cet état de chose les apprenants de l’école primaire publique de Enagnon à Akpakpa Dodomè à Cotonou continuent de déféquer dans ces latrines jusqu’à ce qu’elles soient débordées.
Ce responsable va émettre des appréhensions tout de même. Selon ce dernier si rien n’est fait dans l’immédiat pour vider ces latrines avant les examens prochains de cep 2021 , la situation sera très compliquée pour ceux qui y viendront séjourner. Et c’est la raison pour laquelle l’association des parents d’élèves a pris la décision de solliciter une modeste contribution des parents d’élèves en demandant 100 frcs par élèves. Ce qui n’est pas du goût de certains parents d’élèves qui parlent d’escroquerie organisée.
Par ailleurs la communauté dans son ensemble a salué les actions du chef du 4e arrondissement qui a déjà personnellement mis la main à la poche une première fois pour vider ces latrines.
On attend cette fois ci l’État par l’entremise du ministre des Enseignements maternel et primaire , Salimane Karimou de venir à la rescousse , plaide le trésorier général de l’association des parents d’élèves , Pierre Padonou un sexagénaire.

Par Philibert Abibou