Journée mondiale du rein : Il est possible de bien vivre avec une maladie rénale

0
1271

Les maladies rénales sont toutes les atteintes des organes qui empêchent l’équilibre des liquides de l’organisme et l’élimination des déchets. A moins d’un mois on parle de maladies rénales aiguë et lorsqu’elles évoluent depuis plus de trois mois, elles sont dites chroniques. Dans le monde les derniers chiffres prévoient une augmentation de 20% des maladies rénales durant les prochaines décennies. Les maladies rénales chronique affectent plus de 850 millions de personne dans le monde, soit un adulte sur 10 et provoque au moins 2,4millions de décès par an. La maladie rénale est la 6eme cause de mortalité dont la croissance est la plus rapide dans le monde. C’est pourquoi il est important de connaître les facteurs de risques et les moyens de le prévenir. Selon Dr Audrey FAGLA, médecin Néphrologue un rein chez un sujet atteint d’hypertension artérielle, de diabète ou d’autres maladies comme un cancer, et toutes maladies qui survient chez un sujet peut le conduire à une maladie rénale. Même un simple paludisme Chronique peut entraîner une maladie rénale aiguë ou chronique, poursuit la spécialiste. Toutefois, il est possible de guérir d’une maladie rénale, si elle est détectée et bien suivie à moins d’un mois de son apparition. A contrario, l’individu risque une insuffisance rénale terminale qui engage son pronostic vital. D’où la prévention s’impose. Pour se faire la néphrologue souligne que la prévention prend en compte les mesures hygéno-diététique. « Notre aliment doit être notre médicament. Nous devons manger moins gras et moins salé parce que ces deux facteurs de risques font le lit à d’autres maladies qui, elles, agissent sur le rein. L’activité physique régulière, 30 à 45 minutes trois fois par semaine est d’une importance capitale. Éviter de fumer et surtout manger beaucoup de fruits et légumes. » Conseil Dr Audrey FAGLA.

Pour cette édition 2021, le thème est: « La santé rénale pour tous et partout, bien vivre avec sa maladie rénale ». Pour comprendre cette thématique, Dr Audrey FAGLA expliquera que les maladies sont les mêmes pour tous et partout, mais la disparité de la prise en charge fait qu’il y a plus de perte en vie humaine, un suivi moins bon et une difficulté à faire face aux coûts financiers. En ce qui concerne les sujets déjà atteints, la maladie rénale ne devrait pas être un diagnostic de fin de vie parce que bien suivie, bien traitée, on peut bien vivre avec, insiste t-elle.
A l’heure actuelle, il est nécessaire de faire le dépistage pour connaître l’état de santé de ses reins. A l’occasion une séance d’information et de dépistage qui a eu lieu ce jour  samedi 13 mars 2021 à Cotonou dans le 10ème arrondissement à Zogbo .

Jessica GAUTHE