Lassa: la recherche d’un vaccin est en cours et la ribavirine est utilisé pour le moment

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Chaque année, en Afrique de l’Ouest, entre 10 000 et 20 000 personnes sont infectées par ce virus. Environ 1 000 en succombent. «Cette période de l’année est souvent, pour ne pas dire systématiquement, très propice à l’émergence d’épidémie de Lassa,explique le chercheur Sylvain Baize de l’Institut Pasteur et du centre international de recherche en infectiologie (Ciri). Cette saison est en tout cas la plus favorable à la transmission de Lassa à l’homme. L’année dernière par exemple, une importante épidémie a également eu lieu à la même période.» Rien qu’au Nigeria, il y avait eu plus de 171 morts causées par la maladie pendant la saison sèche entre janvier et avril.

Selon le chercheur, «la mortalité est de l’ordre 20 à 40%, donc plus faible qu’Ebola. Mais elle reste tout même importante pour une maladie infectieuse». L’épidémie se transmet par un rongeur, le mastomys natalensis, une sorte de souris qui contamine l’homme par le contact avec ses excréments ou son urine. La fièvre Lassa se propage surtout dans les régions rurales du Nigeria, de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone où le rongeur est très présent.


«En termes de dangerosité et de syndrome clinique, on peut tout à fait la comparer aux fièvres Ebola, Marburg et Crimée-Congo», estime le chercheur. Pour contrer ce virus «la meilleure solution serait la vaccination», poursuit Sylvain Baize. Avec ses équipes, il travaille d’ailleurs sur un vaccin qui sera bientôt testé chez l’homme. «Il n’y a pas, pour l’instant, de traitement réellement efficace.» Seule la ribavirine, un médicament utilisé pour combattre l’hépatite C, est efficace les premiers jours après l’infection, quand aucun symptôme n’est ressenti ou visible.

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