Le Bénin, plaque tournante du trafic de faux médicaments en Afrique de l’ouest

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AFP

Avec son voisin nigérian, le Bénin a la réputation d’être la plaque tournante du commerce illicite des médicaments en Afrique de l’Ouest. Les faux médicaments ou médicaments importés de manière illégale circulent notamment en passant par le port de Cotonou. Le gouvernement du président Patrice Talon, élu en 2016, a décidé de combattre ce fléau, qui tue près de 100 000 personnes chaque année en Afrique sub-saharienne, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Des dizaines de tonnes de faux médicaments ou de médicaments échappant à la commercialisation officielle ont alors été saisis et des dizaines de personnes arrêtées au Bénin.

En Côte d’Ivoire et au Nigeria, les autorités tentent, elles aussi, de lutter contre le phénomène. En Côte d’Ivoire, près de 400 tonnes de produits trafiqués ont ainsi été saisis depuis 2016. 

Au niveau régional, des politiques communes ont été adoptées, notamment par l’intermédiaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), observe RFI. « Des coopérations douanières ont été mises en place dont certaines ont eu de beaux résultats. » En juin 2018, « l’Organisation mondiale des Douanes (OMD), en collaboration avec 18 pays africains, a intercepté près de 260 millions de médicaments illicites ».

Ces dernières années, malgré la répression, le trafic a continué à progresser dans tout le continent. « On est dépassé. Il est impossible de dissocier la falsification, le faux médicament, le mauvais circuit d’approvisionnement, l’exercice illégal de la profession de pharmacien… Mais tout cela concourt à obtenir un produit dont on ne peut pas garantir la qualité », rapporte la secrétaire générale de l’ordre des pharmaciens du Cameroun, Emilienne Yissibi Pola, citée par RFI.

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