L’année 2018, en matière économique, a pris fin sous de bons auspices augurant de belles perspectives pour 2019, voire davantage. Ce ne serait pas superlatif de soutenir que les réformes initiées par l’Exécutif portent leurs fruits et que les signaux verts actuels résultent de leurs incidences induites sur l’économie nationale.

L’agence internationale de notation financière Standard & Poor’s a confirmé la note B+ attribuée à la République du Bénin, le 21 décembre 2018, dans le cadre de la revue périodique de la notation du Bénin, assortie d’une perspective stable. A l’échelle africaine, le Bénin est classé au deuxième rang, au même niveau que le Sénégal et le Kenya, soit des économies les plus dynamiques du continent. C’est la résultante des réformes et des performances impulsées par le ministre de l’Economie et des Finances, Romulad Wadagni, sous le leadership du chef de l’Etat. 
Selon Standard & Poor’s, la confirmation de la note du Bénin intègre l’amélioration de la gestion macroéconomique et les anticipations d’une amélioration progressive de la situation économique et financière du pays au cours des prochaines années. L’agence de notation a particulièrement salué l’opération de reprofilage réalisée par le gouvernement en septembre 2018 qui a permis au Bénin d’améliorer le profil de sa dette en remplaçant un stock de dette chère et de maturité moyenne courte par une dette contractée à un taux moins élevé et de maturité longue. Initiative décriée alors, il s’avère qu’elle est intelligente et bien à propos en définitive.

Des signaux optimistes

Les prévisions de croissance sur la période 2018-2021 s’inscrivent significativement dans une perspective de hausse, soit en moyenne 6,5%. Ladite croissance sera portée par les gains de productivité dans l’agriculture, l’amélioration de la gestion du Port autonome de Cotonou et sa modernisation ainsi que les réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement. 
De même, une réduction progressive du déficit budgétaire est projetée et devant s’établir à moins de 4% du Pib entre 2018 et 2021. Une tendance optimiste qui sera portée par un accroissement des recettes publiques, en raison d’une activité économique plus forte, de meilleures performances dans la filière coton et une série de réformes visant une meilleure collecte de l’impôt. Lesquelles dynamiques ont permis une réduction substantielle de la dette. Ce qui fonde Standard & Poor’s à estimer que le service de la dette avoisinerait 50% du PIB sur la période 2018-2021, largement en dessous du plafond communautaire de la zone Uemoa qui est de 70% du Pib.

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