Les enseignants du Couffo menacent de boycotter l’évaluation diagnostique intellectuelle du samedi

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L’évaluation diagnostique intellectuelle des enseignants du secondaire prévue pour se dérouler le samedi prochain sur toute l’étendue du territoire national est en voie d’être boycottée dans le département du Couffo a appris mardi le correspondant local de l’Agence Bénin Presse près du représentant départemental du SYNEPP et du CSD COSI joint au téléphone.

Pour Martin Maboudou, représentant départemental du SYNEPP et du CSD COSI dans le Couffo, la décision du gouvernement d’évaluer les professeurs pour valoriser la fonction enseignante au niveau secondaire n’est pas une mauvaise initiative mais la manière de procéder laisse à désirer et la finalité est encore obscure.

Selon le porte-parole des professeurs, la plupart des enseignants du secondaire sont des reversés et depuis près de dix ans beaucoup sont restés sur le même salaire du fait que le gouvernement n’a respecté aucun des engagements pris.

« Quelle crédibilité a-t-on maintenant pour être assuré de ce que les évaluations dites de diagnostic sont prometteuses d’un lendemain meilleur quand le gouvernement prend des décisions et les annule 24 heures après ? » s’est indigné Martin Maboudou.

Pour le syndicaliste, les inspecteurs et les conseillers pédagogiques sont suffisants pour évaluer les enseignants parce que, estime-t-il, « les diplômes académiques et professionnels détenus par les professeurs sont ceux obtenus à l’université nationale et les écoles normales du pays ».

Toujours pour lui, le lobbying qui se fait autour de l’évaluation diagnostique amène à réfléchir car, souligne-t-il, « on n’a pas besoin de sensibiliser si l’initiative est importante et significative et on ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un malgré lui ».

« Le samedi on ne compose pas mais nous sommes capable de composer à tout moment et chaque semaine à condition que ce soit les inspecteurs qui nous évaluent dans nos salles de classes avec nos apprenants » a martelé Martin Maboudou avant d’ajouter qu’ils sont preneurs si le gouvernement se penche sur la vie de l’enseignant qui est difficile.

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