Les facteurs qui empêchent les femmes et les jeunes filles de développer des carrières rémunérées au même rythme et avec la même intensité que les hommes.

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Cet article est une initiative du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement à travers son partenariat avec UAF AFRICA dans le cadre de la Justice Économique pour les Femmes.

On ne le dira jamais assez. Dans toutes les sphères d’influence de la société des pays africains et au-delà, siègent de grandes disparités notamment professionnelles entre les hommes et les femmes. D’un point de vue général, pour les postes à responsabilité élevée, et même dans l’arène politiques, les femmes sont largement sous représentées que leur homologue du sexe masculin. Alors que du point de vue législatif, hommes et femmes ont les mêmes privilèges et les mêmes attributions devant la loi en matière de qualification, d’emploi et de travail, elles sont largement moins-représentées dans toutes les fauconneries qui sont perçues comme « d’influence » et dans toutes les filières qui sont vues comme les signes d’une réussite professionnelle. Quels sont alors les facteurs qui expliquent cet écart large entre ces deux sexes ? pour répondre à cette interrogation, nous allons aborder dans un premier temps les idées préconçues que les femmes ont d’elles-mêmes et qui freinent leurs élans et ensuite établir une relation entre ces idées et la réalité qu’elles vivent aujourd’hui. Donc de répondre au thème de notre développement qui est de donner les facteurs qui empêchent les jeunes filles et les femmes de développer des carrières rémunérées au même rythme et avec la même intensité que les hommes.

La femme et les clichés négatifs de la société moderne

Dans la société actuelle, l’un des indicateurs qui met en lumière la nécessité urgente de continuer à travailler en faveur de l’égalité professionnelle afin que hommes et femmes puissent avoir les mêmes chances dans le monde du travail plus précisément en matière d’accès a une bonne condition de travail, a un emploi décent, qu’elles puissent jouir d’une bonne mobilité de promotion est le salaire. En effet, l’écart de la rémunération moyenne entre les hommes et les femmes en équivalent temps plein secteur privé et publique est une inquiétude car toujours en dessus de 20 pour cent depuis des lustres. La discrimination faite dans la manière de rémunérer les deux sexes n’est que la partie immergée de l’iceberg des inégalités professionnelles qui persistent entre les hommes et les femmes. Il y a soixante ans en arrière, les gouvernants ont mis en place des mesures et des lois pour endiguer ces inégalités, mais elles persistent toujours.
La société actuelle ne leur fait pas cadeaux. Elle les considère comme des sexes faibles. Ainsi leur parcours professionnel est caractérisé par des ruptures majoritairement pour des raisons familiales, par le recours à des contrats précaires et le travail à temps partiel choisi ou subi. Elles ont plus de mal à progresser dans leur carrière, accèdent moins aux postes qui imposent des prises de décisions et de responsabilités. Or, a l’inverse, les hommes ont tendance à être encouragé à toujours progresser indépendamment de leur envie réelle de prendre des responsabilités. Le refus d’une promotion peut parfois engendrer la stigmatisation du travailleur.

Femme et convictions

Au-delà de tout ce qu’on peut reprocher à la société moderne, les femmes de leur côté, n’ont pas nécessairement conscience qu’elles peuvent, parfois, s’auto-évaluer et réaliser leur plein potentiel. Mais par manque de conviction et de confiance en soi elles ne finissent pas accepter certaines réalités déformées que la société leur a inculque pendant des années comme étant des vérités ou encore des normes. Par essence, les stéréotypes sont ancrés en elles et elles ne les perçoivent plus comme étant des dangers à leur épanouissement, mieux, ils leur semblent naturels. C’est aussi ce qui rend d’ailleurs difficile la lutte contre ces représentations caricaturales qui ternissent leurs images. Elles basent leurs rapports avec les autres sur la collaboration, la co-construction alors que les hommes fonctionnent plutôt dans l’émulation, la compétition et la performance individuelle dans leurs relations avec les autres. Elles ont aussi tendance à adopter des formes de management qui sont différentes de celles des hommes. Des formes qui laissent visible un manque d’ambition, le manque de confiance en soi et parfois la paresse. Toutes choses égales par ailleurs, ces perceptions du domaine socio-culturel, ont fini par se glisser dans leur nature et dans leur état d’esprit. Une chose qui les rend difficilement perceptibles. D’un autre cote, les hommes par exemple n’ont en général pas conscience d’être beaucoup plus confiants que les femmes. Or, être consciente permettra de lutter contre ces phénomènes et de travailler, par l’éducation, de manière à changer la vision des faits pour parvenir progressivement à l’équité entre les hommes et les femmes.

Obligations familiales et le poids des stéréotypes, deux facteurs à dissocier pour endiguer le mal

Depuis quelques années ou les femmes ont fait leur entrée massive dans le monde du travail, la répartition traditionnelle des rôles dans la famille et les stéréotypes sur lesquels elles reposent n’ont pas beaucoup évoluer même si de plus en plus d’hommes expriment le désir de s’occuper de leurs enfants et de la vie familiale. 80 pour cent des taches ménagères sont prises en charge par les femmes et seulement 4 pour cent des hommes prennent de congé parental. A l’image du modelé familiale, l’organisation du travail a évolué lentement. Cependant si la considération des temps de vie privée et professionnelle n’est pas réellement prise en compte on pourrait aller jusqu’à nous retrouver par exemple devant des inégalités lors du recrutement. Entre l’existence effective de leurs occupations familiales et le poids des stéréotypes, les femmes n’ont pas forcement les mêmes chances que les hommes. Se disqualifiant parfois elles même intériorisant le manque d’ambition qu’on leur prête. Les hommes quant a eu n’oserons pas forcement faire valoir leur éventuel besoin de souplesse sur des horaires par exemple pour aller chercher un enfant à l’école.
Dans le monde du travail on retrouve également une répartition sexuelle des métiers calquée sur des stéréotypes et clichées des qualités dites naturelles des hommes et des femmes indépendamment de leur compétence réelle. Pres de 50 pour cent des femmes se concentrent seulement sur douze familles professionnelles sur les 87 qui existent. Ce nombre limité des métiers affecte la marche du travail vers l’équilibre car la nature des métiers pratiques n’est pas la même. Cela génère donc des inégalités en termes de rémunération d’accès a l’emploi et même de sécurité au travail. Tout étant lié, la marche vers l’égalité professionnelle pour les hommes et les femmes recherchée a encore du chemin. En tout cas, le chemin vers la rupture avec ces stéréotypes sera long et difficile. Cependant dans le monde du travail il existe des solutions concrètes et des outils pour faire progresser l’égalité professionnelle et combattre ces inégalités. Une raison suffisante pour prendre les taureaux par les cornes des maintenant. Mais comment y arriver ? Plusieurs chercheurs dans leur recherche n’ont pu apporter une réponse définitive à cette interrogation. Cependant quelques pistes de solutions sont utiles


Recommandations.
Comment changer le cours des choses ?
Pour retourner la situation de telle en sorte que les hommes et les femmes aient les mêmes chances d’exercer les mêmes activités avec la même intensité, plusieurs armes sont indispensables :
Le rôle de l’éducation : Dans ce méli-mélo ou les femmes sont laissées pour compte au profit des hommes, l’éducation apparait comme une arme puissante dont il faut se servir pour corriger le mal a la base. En effet, des études auraient montré que dès leur plus jeune âge, avant la sixième année pour être précis, les jeunes filles tentent de se voir comme « moins performantes » et « moins brillantes » que leurs homologues du sexe masculins. Et donc en s’appuyant sur l’éducation, on pourrait très vite renverser la tendance en leur inculquant a la base que les hommes et les femmes sont égaux non seulement aux de la loi, mais aussi en termes de capacités et de performances.

Conciliation des temps : Tout comme l’éducation, la conciliation des temps apparait comme un véritable facteur sur lequel s’appuyer pour garantir l’égalité des sexes et par ricochet l’égalité professionnelle. A ce facteur il faut ajouter l’amélioration des conditions de travail des femmes.
Accorder une importance capitale aux différents accomplissements des femmes dans tous les domaines d’activité : L’accord d’une place importante aux différents accomplissements des femmes dans tous les domaines d’activité permettra de faire comprendre aux jeunes enfants dès leurs bas âges que tous les grands scientifiques, les influenceurs qui ont accomplis de grands exploits ne sont pas forcément des hommes. Qu’il existe également des femmes qui ont accomplis de grands exploits. Leur citer des cas comme Helene Johnson qui est une femme mais a dirigé tout un pays comme le Libéria, Rosine Soglo, les Marie Élise Gbèdo, les Rekyath Madougou et bien d’autres.
Finir définitivement avec le marketing du genre : mettre fin au marketing de genre qui a tendance à reproduire les stéréotypes de genre permettra de changer les perceptions des individus dans la société. Cette action fera également en sorte que la confiance en soi et la progression a tous les niveaux c’est-à-dire aussi bien du côté des femmes que des hommes deviennent une réalité.