Les notions stéréotypées de masculinité qui empêchent actuellement les hommes et les garçons de travailler dans le secteur des soins non rémunérés

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Cet article est une initiative du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement à travers son partenariat avec UAF AFRICA dans le cadre de la Justice Économique pour les Femmes.

C’est un secret de polichinelle que les travaux domestiques sont à 80 pour cent à la charge des femmes. En Afrique surtout, ce constat est légion. Or, la société actuelle exige que toute personne quel que soit son genre s’active pour établir un environnement professionnel et sociale équitable. Si donc homme et femmes doivent se rendre disponible dans le cadre d’un travail professionnel à temps plein, il parait injuste et inégale que les travaux relevant du secteur des soins non rémunérés soient uniquement à la charge des femmes. Dans ce sens, militer pour un que le stéréotype masculin s’estompe au profit des valeurs d’égalité n’est pas insensé. Ici, Examinons et remettons en question les notions stéréotypées de masculinité qui empêchent actuellement les hommes et les garçons de travailler dans le secteur des soins non rémunérés.

Soins non rémunérés : de quoi parle-t-on ?
A en croire l’organisation internationale du travail, les activités de soins sont généralement classées en deux grandes catégories. La première catégorie concerne ces activités qui consistent en des activités de prise en charge personnels directs. Dans cette catégorie il faut citer les cinq besoins fondamentaux ;
Nourrir un bébé,
Apporter de soin a une personne souffrante,
Porter assistance a une personne âgée en l’aidant à prendre son bain,
Jouer le rôle d’éducateur pour des couches vulnérables.
Secundo, la catégorie des activités dites celles de soins indirects. Au nombre de celles-ci il faut signaler les activités de basses classes comme
La préparation des repas dans un ménage,
Faire la vaisselle,
Nettoyer les meubles et les différents ornements de la maison
On compte aussi ici toutes les autres activités y afférentes qui se traduisent comme des dispositions primaires de prise en charge personnel. Dans la pratique, ces deux catégories y vont de pairs de telle en sorte que l’une ne peut faire chemin sans l’autre. Indissociables, ces deux catégories d’activité se chevauchent aussi bien dans la pratique des activités domestiques qu’au niveau des institutions. Quel que soit la manière dont ces activités sont pratiquées, les jeunes filles et les femmes sont les premières victimes des conséquences nocives de ces activités.

A en croire les statistiques de l’organisation internationale du travail dans le monde, les femmes donnent énormément de leurs temps à s’occuper des activités non rémunérées. Dans certains cas, ces temps vont de cinq-heures par jour en Afrique. Or, les hommes en moyenne n’y consacrent qu’a peine deux-heures de temps. Contrairement donc aux hommes, les femmes au foyer en Afrique, s’occupent beaucoup plus du nettoyage de la maison, de la vaisselle, de l’administration et de la gestion des finances de la famille.
Quelles sont les notions stéréotypées de masculinité ?
Au cours du cercle dernier, la participation des femmes au marché du travail a augmenté de façon spectaculaire partout dans le monde. Néanmoins la dernière étape vers légalité s’avère être plus difficile. Les stéréotypes persistent des lors que le langage reflète les inégalités. Trop souvent, les dénominations des fonctions en entreprise sont masculines.
Des recherches indiquent que les catégories masculines et féminines véhiculées par la grammaire des langues peuvent contribuer à renforcer ses stéréotypes. Une interrogation vient cependant à se poser ; la grammaire pourrait-elle véhiculer la division du travail entre hommes et femmes au sein des entreprises et des ménages. Pour y répondre, il faut dans un premier temps analyser les distinctions de genre et les comportements économiques des individus. Pour aller plus loin nous allons analyser le comportement des jeunes béninois sous un même environnement économique et institutionnel.

Les analyses révèlent que les dans la plupart des pays africains, l’association discriminatoire des caractéristiques personnelles a des rôles sociaux de manière injuste est monnaie courante. Le sexisme tente de diviser les deux sexes en deux catégories distinctes en fonction des stéréotypes sexistes. Les garçons sont vus comme des gens robustes, forts et bien bâtis tandis que les filles sont perçues comme étant des sexes faibles, fines, délicats et trop douces pour être au-devant des choses.
Les métiers physiques sont uniquement réservés aux hommes comme le stipule bien un adage qui désigne les hommes comme des forts et les femmes les faibles ‘’ sounou glegbenou, yonnu houessi’’. Ils s’intéressent énormément à la sexualité, ils ont la possibilité de d’avoir une femme et des maitresses, ne sont pas trop émotifs mais fonctionnels.
Ainsi ceux-ci peuvent, même dans l’agressivité réussir dans la vie laissant à la charge de la femme tout ce qui a trait aux travaux domestiques. Il est donc malheureux de comprendre que seuls les métiers sociaux sont réservés aux femmes comme l’assistance sociale, sage-femme etc. Comme pour dire, l’homme a la bière et la femme à la vaisselle. Cependant dans ce classement injuste, l’on tente d’une manière subtile de limiter voire réduire le développement de la femme sur tous les plans. Elles sont utilisées comme des jouets, des médiatrices socioculturelles qui permettent d’étudier les choix préférentiels des adultes et des enfants. Elles sont justes comme des gens qui nécessairement besoin des hommes pour réussir.

Le sexisme chez les adolescents : Quelle manifestation ?
Plusieurs interrogations de nos jours taraudent l’esprit de plusieurs spécialistes dans le monde sur les questions de la sexualisation précoce chez les jeunes et de l’hypersexualisation. Dans la société actuelle, les stéréotypes sexuels sont présents un peu partout. Ainsi les jeunes adolescents des leurs bas âges sont tentes de prendre le pli d’une éducation sexiste a la base.
Dans cette société bardée d’inégalité sexuelles et des propos sexistes désobligeants, les jeunes filles et les jeunes garçons apprennent depuis leur enfance comment vivre une vie séparée. Ainsi a-t-on l’habitude d’entendre qu’un garçon ne s’amuse pas avec une poupée et que cette dernière n’est destinée qu’aux filles. Des études ont montré que les représentations de féminité chez les femmes et de masculinité chez les garçons sont très souvent stéréotypées.

Les femmes sont reconnues grâce à la douceur dont elles font preuve dans leur manière d’aborder des sujets, leur romance alors même que les hommes, déjà a l’étape d’adolescence sont connus pour leur virilité, la violence et l’intérêt prononcé pour la sexualité. Ainsi les jeunes garçons peuvent à leurs jeunes âges avoir comme réputation la facilite d’user de représentations caricaturale sexistes telles celle de designer les femmes comme objets sexuels en usant des expressions vulgaires et blessantes comme ‘’pute’’ ou ‘’salope’’ pour désigner une femme. Ils ont pour la plupart des préconceptions erronées et parfois sévères sur les jeunes filles de telle en sorte que des lors qu’une fille s’est habillée sexy cela ne les laisse indifférents.

En quoi les notions stéréotypées de masculinité empêchent actuellement les hommes et les garçons de travailler dans le secteur des soins non rémunérés ?
Tout comme un cerveau en fonction, les stéréotypes sont des boites dans lesquelles nous classons des personnes qui partagent des caractéristiques que nous et sur lesquelles nous collons des étiquettes résumant leurs comportements. Positifs ou non, ces stéréotypes se construisent depuis notre enfance à l’étape de l’éducation à la base et aussi de notre expériences sociales et affectives. Ce qui éveille l’attention c’est leur intensité et la façon dont nous ne sommes pas capables de les remettre en question afin d’éviter les erreurs de jugements.

Les stéréotypes genres ont réduit la capabilité des femmes et leur ont attribué une position sociale inférieure à celle de l’homme. A en croire une étude menée en 2018, les femmes sont perçues comme instructives, rigoureuses, polyvalentes et a l’écoute et les hommes logiques, stratèges et carriéristes. Cependant même s’il n’y a pas de différence dans le cerveau quel que soit le sexe, les stéréotypes vont avoir un impact dans le choix d’orientation scolaire des filles et des garçons. Ils génèrent des biais dans la détection des potentiels des femmes et réduisent leur chance de faire les mêmes carrières que les hommes. Puisqu’elles sont réduites aux tâches ménagères et a des fonctions de basses classes et ne sont donc pas épanouis.

Pourquoi remettre en cause ces notions ?
Les taches sont considérées comme non essentielles or cela leur prend pratiquement plus de temps et d’énergie. Elles sont sujettes à des inégalités en matière de représentativité dans les grandes instances de prise de décisions et sont vues aussi comme des sexes faibles.
H2 : Des perspectives
1. Attribuer à part égale les responsabilités domestiques
Dans la réalité, les femmes sont plus au front en matière de responsabilités ménagères que les hommes. Pour elles, les occupations ne manquent jamais. Pour qu’elles puissent profiter autant que les hommes des plaisirs de la vie, il est important qu’un partage équitable et juste soit fait. En effet les hommes se doivent de véritablement s’engager à réduire la souffrance aux femmes en se chargeant d’une partie des taches. Pour y parvenir, une évaluation des points forts de même que des points fables des deux côtes s’avère nécessaire.
3. Refusez le modèle binaire
Tout comme les hommes qui bénéficient de certains privilèges quand bien même sexistes et discriminatoires, les femmes également sont des êtres humains. L’emploi des expressions comme femmes et hommes, quand bien même normaux parce que désigne des êtres humains, exclus ses hommes dont les caractéristiques sexuelles ne correspondent pas aux adjectifs mâle et femelle comme c’est le cas des genres binaires. La pluralité d’identités dont regorge le monde n’étant pour personne un fait nouveau, il faut alors garantir des droits a tous les êtres humains, binaires, altersexuels et autres s’avère indispensable.