Lutte contre les sachets plastiques au Bénin: « La loi n°2017-39 n’est pas mis en application » selon Sandra IDOSSOU

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Le Bénin a l’instar de plusieurs autres pays, célèbre ce 03 juillet, la journée mondiale sans sacs plastiques. C’est dans ce cadre que l’émission « L’invité Politique » de ce mercredi a reçu Sandra IDOSSOU, consultante en qualité de services, initiatrice de la campagne « Sachet Héloué. » Avec Wilfrid AHOUASSOU, elle a répondu au thème : « Politique environnementale du Bénin, un an après l’interdiction des sachets plastiques non biodégradables, que retenir ? »

A l’entame de l’émission, Sandra IDOSSOU a fait remarquer que le constat en matière d’utilisation des sachets plastiques au Bénin est alarmant. « En venant à CAPP FM, je suis passée sur le pont menant vers le carrefour Dédokpo. La lagune est remplie de sachets plastiques au point ou manger du poisson fait réfléchir, puisque ces poissons consomment ces sachets plastiques. Dès lors, il se pose un problème de santé publique, dans la mesure où la population consomme ces poissons » a-t-elle martelé avec regret.

La question de l’environnement est une question de santé avant tout, poursuit-elle. 20 minutes d’utilisation d’un sachet plastique pour 400 ans de dégradation fait remarquer Sandra IDOSSOU.

Bien qu’elle reconnaisse l’effectivité des alternatives prises par l’Etat, elle se désole de la prolifération des sachets plastiques. Si le gouvernement entend remplacer les sachets plastiques non biodégradables par des biodégradables, Sandra IDOSSOU dit non à l’utilisation de tout type de sachets. Elle pense que de nombreuses solutions s’offrent aux utilisateurs. Les sachets peuvent être substitués par des feuilles de bananiers ou de teck, du papier, des paniers etc… Selon elle la solution n’est pas l’utilisation des sachets biodégradables. « J’ai fait l’expérience d’un sachet proposé sur le marché qui est sensé se dégrader en trois mois que j’ai mis dans mon jardin. Depuis huit mois, ce sachet est toujours là ».

L’Etat doit prendre ses responsabilités, et metttre en application les sanctions prévues par la loi n°2017-39 portant interdiction de la production, de l’importation, et de la commercialisation de sachets en plastiques non biodégradables. Aussi longtemps que les portes d’approvisionnement seront ouvertes, la lutte contre les sachets plastiques sera veine a-t-elle souligné.

Pour finir, Sandra IDOSSOU exhorte chaque béninois à changer de comportement au quotidien, afin de lutter contre l’utilisation des sacs plastiques sous toutes ses formes.

Jessica GAUTHE

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