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De quoi meurent-elles les démocraties ?


Les démocraties sont mortelles. Elles peuvent disparaître corps et biens, tel un navire pris dans la tourmente des éléments déchaînés. Ce que nous tenons pour « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » n’est donc pas frappé du sceau de l’éternité. Au moins trois virus mortels peuvent sceller le sort de toute démocratie. Quels sont-ils ces virus ?

Il y a d’abord l’ignorance. C’est la mère de toutes les tares. Qui ne réussit pas à prendre pied sur le théâtre du savoir et de la connaissance se condamne à être et à rester un être fantomatique. Un être qui s’enfonce, chaque  jour davantage, dans les ténèbres. Celui-là ne peut se sentir concerné par les choses d’ici, étant plutôt un être de là-bas. Celui-là ne peut peser sur le cours des choses, s’étant installé dans la stérilité d’un exil qui le tient loin de l’essentiel. Celui-là ne peut compter en quoi que ce soit, étant bouché à tout.

L’ignorance des citoyens, voilà le rideau de fumée derrière lequel la plupart des politiciens jonglent et manipulent à loisir. Ils font croire aux citoyens que leur bulletin de vote ne vaut pas plus qu’un bol de riz ou qu’un modeste billet de banque. Ils font applaudir, tresser une couronne de gloire à ceux qui, pourtant,  affament et assoiffent des populations entières, privent celles-ci de soins de santé ou de la chance de s’instruire. Tout ce cirque s’orchestre à coups de marches de soutien, de cultes d’action de grâce, de meetings géants pour cheptel bêlant, pour hordes gueulantes.  

C’est la preuve par neuf que l’ignorance n’aide pas à voir le monde à l’endroit. L’ignorance est un mal absolu qui enterre absolument vivant celui qui en est atteint.

Il y a, ensuite, le silence. Il ne s’agit  pas seulement du fait de ne pas se faire entendre, de ne pas s’exprimer. Le silence, ici, recouvre plusieurs formes et se pare de divers sens.

Le silence de ceux qui, contraints et forcés, sont réduits à devoir la boucler. En somme, on leur fait ravaler leur vérité pour que triomphe « la voix de son maître ». On le sait : le silence des cimetières n’offre même pas aux morts la possibilité d’exercer leur droit à la parole. 

Le silence de l’indifférence, synonyme d’inconscience et d’irresponsabilité. On se tait dès lors qu’on limite tout à soi ; qu’on réduit le vaste monde aux frontières de son propre monde ; qu’on ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez ; qu’on  laisse tout glisser sur soi, sur son corps et sur son esprit, comme l’eau sur les plumes d’un canard.

Le silence complaisant ou complice qui confine à la conspiration du silence. Il s’agit de ce hold-up parfait opéré par certains individus, contre tous et à l’insu de tous, en se barricadant dans le couvent de leur vérité. Ces individus ferment les yeux sur tout pour plaire. Ils se bouchent les oreilles pour chérir le statu quo, synonyme de régression.  Ils laissent courir et pourrir pour sauvegarder d’éphémères privilèges et avantages.

Il y a, enfin, la parodie.  A définir comme une peinture fausse. C’est de l’imitation. C’est de la contrefaçon grotesque. On joue à être démocrate ou à être en démocratie. On met en place, dans un désert de démocratie, toutes les apparences démocratiques :l’appareillage, le rituel, la liturgie, les institutions, les élections, le discours… Comme on le voit, tout est formellement en place pour simuler une démocratie. Mais rien n’est substantiellement en mouvement pour vivre une démocratie ou pour être dans une démocratie.

Il ne reste plus qu’à se laisser couler dans le moule d’un dispositif démocratique en trompe l’œil. On a affaire à un contenant sans contenu, à une démocratie sans démocrates. En somme, une coquille vide.

Oui, les démocraties sont mortelles. Elles meurent quand elles sont privées des lumières de la pensée. Elles meurent quand elles sont sevrées des flux vibratoires de la parole qui libère. Elles meurent quand elles sont déconnectées de toutes réalités, de l’action efficace qui construit. C’est sûr : la guérison est à la porte de qui sait là où il a mal.

Jérôme Carlos

La chronique du jour du 12 décembre  2018

Festival Orisha Kaarô êjiré: la culture Nago et Yoruba célébrée

La 22e édition du Festival Orisha Kaarô êdjiré Yoruba Nago a pris fin le Dimanche 7 août 2022. La cérémonie de clôture a eu lieu au Palais érigé à cet effet à Adjati dans la commune d’Adjarra.
Le Festival Orisha Kaarô êdjiré Yoruba Nago réunit tous les ans les peuples Yoruba et Nago du Bénin et du Nigeria. Les manifestations de cette année ont connu la présence de plusieurs rois, têtes couronnées et hauts dignitaires du Bénin et du Nigeria. Le ministère du Tourisme de la culture et des arts s’est fait représenter par le directeur départemental de l’Ouémé et du plateau . Gildas Cesar Sèdjro Godonou donne Les raisons de sa présence .

Le Festival Orisha Kaarô êdjiré Yoruba Nago peut contribuer au développement du tourisme culturel a indiqué le Directeur départemental du Tourisme de la culture et des Arts Ouémé plateau .
Gildas Cesar Sedjro Godonou est interrogé par Martin Hounton

A la fin du festival sa majesté Adéyèmi Ayéyèmi Akambi Gafari Boussari président de l’ Association Orisha Kaarô êdjiré Yoruba Nago du Bénin à distinguer ses invités . Il faut signaler que le maire de Porto Novo s’est fait représenter par son chargé de mission El Hadj Wabi Amadani.

Orientation des nouveaux bacheliers : Fulgence Ahouangonou fait la différence entre orientation et information

Après l’obtention du baccalauréat les jeunes bacheliers et leurs parents sont préoccupés par la poursuite des études universitaires. Ils sont souvent confrontés à un casse-tête : le choix de filière. Comment réussir à faire un choix judicieux et quels sont les éléments qui entrent en ligne dans ce choix. Éléments de réponse dans cet entretien que Maurice GUEDENON a eu avec le Coach Fulgence AHOUANGNONOU

Le drapeau, un symbole national, des couleurs qui parlent.

Nous avons emmenons dans les coulisses de l’État-major général des forces armées béninoise pour retrouver le chef de bataillon, JAIME KOUNOUDJI , commandant le premier bataillon des transactions qui parle du symbole qu’incarne le drapeau national. On l’écoute

Le Bénin fait face de nos jours à des défis sécuritaires avec à la clé des menaces terroristes et jihadistes au nord du pays. Et pour résorber ces menaces, le gouvernement de la rupture met en place un maillage sécuritaire du pays. D’où la création d’une nouvelle force spéciale à laquelle fait allusion ici le chef de bataillon JAIME KOUNOUDJI, commandant le 1er bataillon des transmissions

Les membres sont partout, ajoute le chef de bataillon JAIME KOUNOUDJI avant d’inviter les forces armées béninoise à la veille permanente. Prévisions

Les armoiries du Bénin, ce qu’il faut en savoir. Les explications du Capitaine Major Nicéphore Gaga

Sur des documents officiels du gouvernement ou de certaines municipalités on retrouve dans l’angle supérieur gauche une sorte de dessins en couleurs. Ça blason distutif que se retrouve à l’origine sur les fusils et bouclier des soldats s’appelle armoiries. Pour en savoir plus sur les origines et le sens des armoiries écoutons Nicephore Gaga . Il est capitaine Major dans l’armée béninoise.

Les armoiries du Bénin comptent quatre parties. On retrouve le capitaine Major pour plus d’explication.

On y retrouve également deux panthères. Qu’en est il exactement de ces deux animaux qui soutiennent en quelque sorte l’écu. Éléments de réponse avec le capitaine Major Nicephore Gaga.

À l’instant le capitaine Major Nicephore Gaga , qui expliquant l’origine des armoiries du Bénin. Il est interrogé par Philibert Abibou

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