Orientation budgétaire 2021 au Parlement : « Nous ne prenons pas de la dette pour payer les salaires »

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Devant les députés ce lundi 29 juin 2020, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni a apporté des clarifications sur l’endettement du Bénin. C’était à l’occasion du débat d’orientation budgétaire (Dob) sur les orientations économiques et budgétaires du projet de loi de finances (Plf) gestion 2021, conformément aux dispositions de l’article 59 de la loi organique N° 2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances.
Au cours du débat, les députés de la 8è législature ont fait part de leurs inquiétudes relatives à l’endettement du pays. Selon le ministre Romuald Wadagni, « par rapport au débat sur la dette, il faut toujours se poser ces deux questions : à quoi ça sert et quelle est la qualité de la dette ? ».

« Depuis 2016, il y a un fait que nous essayons de respecter. C’est-à-dire que sur 100% de dépenses, on s’assure que ce que nous dépensons pour faire fonctionner l’État, payer les salaires, payer les pensions, faire fonctionner les institutions ne dépasse pas la moitié du budget mais que l’autre moitié soit consacrée à l’investissement », a expliqué l’argentier national.

D’après Romuald Wadagni, globalement quand l’Etat dépense 100 FCFA au moins 50 vont à la création de richesses, à de l’investissement et le montant de la dette en nominal est inférieur aux taux d’investissement. « Ça veut dire que quelque part, nous ne prenons pas de la dette pour payer les salaires, ou faire des dépenses générales », a-t-il déclaré.

Sur la qualité de la dette, il souligne que le Bénin en 2018 a été le premier pays à faire l’opération de reprofilage.

Selon l’argentier national, « il faut raisonner en termes de net ». « Ce n’est pas le montant qu’on regarde, le Bénin vient de lever encore 10 milliards, 50 milliards… Quelle est l’évolution nette parce que bien souvent, nous faisons des opérations pour améliorer la qualité de notre portefeuille de dettes. Nous allons chercher de l’argent moins cher pour rembourser les dettes qui sont là et qui sont chères », soutient le ministre de l’Economie et des Finances.

A un moment donné, poursuit-il, nous avons révisé le PIB, le paramètre qui évalue combien de volume de richesse est produit au plan national, donc avec la nouvelle méthode, on a revu tous les calculs. « En 2015, on avait à peu près 6700 milliards de PIB. En 2019, nous sommes arrivés à 8400 milliards de PIB. Ça veut dire que sur 4 ans, on a créé 1700 milliards de plus de richesse », informe-t-il.

Le ministre souligne que : « s’il y a crise, nous allons prendre dans la dette pour régler les dépenses de l’État au besoin parce que n’oublions pas que derrière les chiffres, il y a des hommes et nous avons à cœur de veiller à ce qu’un épanouissement de la population soit assuré. On a eu trois années pour vraiment ajuster et on était bien lancé pour mettre l’accent sur le social››. ‹‹ Malgré le contrecoup de la Covid19, vous avez vu les mesures que nous avons annoncées, il y a deux semaines (74 milliards). Nous avons encore d’autres mesures qui vont venir parce qu’à la fin, c’est le bien-être des populations que vous représentez qui compte », a conclu Romuald Wadagni devant les députés.
A.A.A

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