RESPECT DES DROITS DE L’ENFANT AU BENIN UNE VULGARISATION PERMANENTE DES TEXTES S’IMPOSE !

0
18

Écrit par Jessica GAUTHE

Au Bénin bien que l’État accorde une place significative aux droits des enfants la méconnaissance de ces textes est le goulot d’étranglement qui empêche leur mise en application.
Selon le rapport annuel 2016 de l’Unicef, en 2016, environ 535 millions d’enfants vivaient dans des pays touchés par des conflits, des catastrophes naturelles, des épidémies et d’autres urgences, près de 50 millions enfants étaient déplacés, dont plus de la moitié par la force, environ 385 millions d’enfants vivaient dans l’extrême pauvreté et des millions d’autres étaient victimes de discrimination et d’exclusion. Le Bénin n’est pas exempt de cette réalité. Selon Faouzane Adjao assistant social et membre de l’association « Terre Rouge » dont les prérogatives vont dans le sens de la prise en charge des enfants en situation de rue, dans bien de contrée du Bénin l’enfant n’a pas droit à la parole, il est sous domination et même ses choix de vie lui sont dictés et imposés par ses parents. Et la jeune fille surtout est victime du non-respect de ses droits parce que dans certaines régions encore, elle est donnée en mariage sans oublier qu’elle est souvent aussi victime d’excision et de tout un ensemble de maux qui ne favorise pas le développement d’un enfant. « L’adoption de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) vient comme pour corriger un tant soit peu le tir dans la mesure où elle participe à la construction progressive de la citoyenneté et de l’acquisition d’une culture Humaniste. » affirme Gildas Glonou Ayité lui aussi assistant social et chef du centre de promotion social de Gbégamey. Cette convention repose selon ses dires sur quatre principes fondamentaux dont l’intérêt supérieur de l’enfant qui stipule en son article 3 que : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. » En vue d’atteindre d’ici 2030 les objectifs visés à travers la CIDE par l’ONU, les progrès pour les droits des enfants doivent être maintenus. Et cela passe par la contribution de tous les pays membres signataires de la CIDE.

 

Le désir de se retrouver dans le cocon familial

Quid du respect des droits des enfants dans les différentes communautés ? Plusieurs enfants délaissés par leurs parents pullulent dans les rues à la recherche d’un logis et d’une éducation adéquate. C’est l’exemple de Lesly environs 8 ans a été reprise des rues par l’association « Terre Rouge ». « J’ai le droit à la santé, de vivre, d’aller à l’école. Je veux rentrer à la maison pour retrouver mes parents et devenir un jour docteur. » Tels sont les mots qu’elle a marmottée quand on s’est rapproché d’elle. Et comme elle plusieurs enfants de son âge ont de grands rêves et éprouvent le désir de se retrouver dans le cocon familial. De quoi fait ressurgir le débat sur la vulgarisation des textes sur le droit des enfants. « Le code béninois de l’enfant n’est pas encore véritablement vulgarisé par le système politique étatique. » déplore l’assistant social Faouzane Adjao. Reconnaissant que beaucoup d’efforts restent à faire, Raouf Mama Sanny, chef service protection de l’enfant à la direction de la famille, de l’enfance et de l’adolescence, a fait remarquer que le ministère s’évertue à renforcer les capacités des acteurs qui interviennent dans la protection de l’enfant pour qu’ils soient à même de relayer l’information sur la dissémination du code de l’enfant sur tout le territoire national avec l’aide de certains partenaires dont l’UNICEF. A l’en croire l’aspect le plus important sur lequel l’accent est mis pour renforcer le respect des droits des enfants est relatif aux sanctions qu’encourent les personnes qui bafouent et violent les droits en République du Bénin. Pour lui La vulgarisation des textes doit être permanente.
Notons que dans le cadre de la journée de l’enfance, l’UNICEF a lancé du 20 novembre au 07 décembre 2018, un hackathon. C’est un concours initié à l’endroit des jeunes startups qui devront proposer des innovations technologiques pour résoudre les problèmes des enfants et des jeunes du Bénin. A la clé plusieurs récompenses notamment une promotion à l’internationale.

 

Écrit par Jessica GAUTHE

LAISSER UNE RÉPONSE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici