Sommet inédit consacré aux abus sexuels dans l’Eglise catholique

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En Afrique aussi, la question des abus sexuels interpelle aussi le clergé. Même si les témoignages de victimes sont rares, voire inexistants, le père Gustave Sanvi, secrétaire général de la commission nationale justice et paix du Togo, estime que le continent pourrait ne pas être épargné.

« Certes, les médias n’ont pas révélé ce problème en Afrique. Mais je crois que si les évêques africains, aussi, ont été invités, c’est une interpellation, estime-t-il, alors qu’un sommet « sur la protection des mineurs » s’est ouvert ce jeudi au Vatican. Et ce n’est pas parce que ce n’est pas dit dans les médias que cela n’existe pas. Cela ne nous a pas encore éclaboussés. Nous devons déjà prendre des mesures pour, évidemment, éliminer ce phénomène avant que cela n’éclabousse l’Eglise. »

L’abbé Yves Allangomi, porte-parole de la Conférence épiscopale du Tchad, relativise. Il rappelle les différences culturelles qui pourraient, selon lui, expliquer que pour l’instant, aucun scandale de pédophilie dans l’Eglise n’ait éclaté en Afrique : « C’est vrai que notre approche de la sexualité n’est pas la même chose que l’approche occidentale. »

Le père Gustave Sanvi reconnait quand même que le problème pourrait concerner le continent, mais pas que les catholiques : « Ce n’est pas un problème d’Eglise. C’est un problème de société. Et c’est un problème qui déstabilise notre société. Ceux qui voient des victimes ou auteurs de sévices doivent interpeller et se remettre en question. Donc la démarche de l’Eglise autour de cette problématique, c’est une démarche de remise en question. De voir comment être attentif aux victimes de pédophilie, des abus sexuels dans l’Eglise, mais aussi comment aider la société de façon générale, à prendre en compte ce phénomène qui gangrène nos familles. »

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