Viol sur mineure (3e dossier): Yao Avèto condamné à 6 ans de travaux forcés

Mise en ligne par le 19 juillet 2018

Au titre du troisième dossier inscrit au rôle de sa session supplémentaire, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu d’une affaire de viol sur mineure. A la barre ce mercredi 18 juillet, l’accusé Yao Avèto a été reconnu coupable des faits et a écopé d’une peine de 6 ans de travaux forcés.

Son appétit sexuel lui coûte six années de travaux forcés. Accusé d’avoir abusé d’une mineure de 13 ans, Yao Avèto a été mis sous mandat de dépôt le 4 novembre 2013. Il a comparu hier à l’audience de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou pour répondre des chefs de poursuite.

Les faits remontent au 8 mai 2013 où le sieur Yao Avèto, revendeur marié et père de 4 enfants, aurait conduit la nommée R. D., âgée de 13 ans 11 mois, dans une auberge sise au quartier Agla et lui aurait imposé des relations sexuelles. Poursuivi pour crime de viol sur mineure, l’accusé a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Il a même précisé que c’était la deuxième fois qu’il entretenait des relations sexuelles avec sa victime, la nommée R.D. ; ce qui traduirait l’adhésion de la victime à son forfait.
Lors des débats qui se sont déroulés à huis clos, le ministère public a requis 10 ans de travaux forcés contre l’accusé. Il s’agit pour l’avocat général d’un viol sur mineure, un crime prévu et puni par le Code pénal en son article 332 alinéa premier et l’article 3-12 de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes. En outre, le rapport d’expertise psychologique et psychiatrique révèle que l’accusé disposait de toutes ses facultés mentales et intellectuelles au moment des faits.
Dans sa plaidoirie, Me Lionel Agbo a plutôt insisté sur la bonne foi de son client et sa franchise. « Une faute avouée est à moitié pardonnée », a-t-il rappelé à l’attention des membres de la cour. Par ailleurs, il a invité la cour à voir dans le consentement volontaire de la fille, non pas le déni de l’infraction, mais une circonstance atténuante. « Il a toujours dit la vérité. C’est la fille qui l’attire et l’incite à poser l’acte », a-t-il soutenu. Aussi, l’enquête de moralité est favorable à l’accusé Yao Avèto et le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte trace d’aucune condamnation antérieure. Par conséquent, Me Lionel Agbo a plaidé pour que son client soit condamné au temps qu’il a déjà passé en prison

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