Zimbabwe: 27 militants devant la justice, l’opposition dénonce une répression généralisée

Mise en ligne par le 6 août 2018

Vingt-sept opposants arrêtés après les violences post-électorales au Zimbabwe comparaissaient en justice lundi pour tenter d’obtenir leur liberté provisoire, alors que l’opposition accuse le pouvoir d’une répression tous azimuts pour empêcher la contestation de la présidentielle du 30 juillet, remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa.

M. Mnangagwa, qui avait pris le pouvoir en novembre à la faveur d’un coup de force contre Robert Mugabe dont il est l’ancien bras-droit, a été élu de justesse dès le premier tour avec 50,8% des voix.

L’annonce des résultats à ce premier scrutin depuis la chute de M. Mugabe, resté près de quatre décennies au pouvoir, a donné lieu mercredi à des manifestations violemment réprimées par les forces de l’ordre. Au moins six personne sont mortes. Le lendemain, la police avait perquisitionné les locaux du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), arrêtant une vingtaine de personnes.

Lundi, le procureur Michel Reza a demandé à ce qu’elles restent en prison. « La mort de six personnes, les voitures brûlées… sont directement liées aux accusés. Les enquêtes ne sont qu’à leur début. Libérer les prévenus n’est pas dans l’intérêt de la justice », a-t-il lancé lors de l’audience, qui poursuivait dans l’après-midi.

La défense a évoqué des arrestations arbitraires.

L’opposition, qui a déjà annoncé son intention de contester le résultat de l’élection devant la justice, a dénoncé une répression généralisée destinée à faire peur aux gens et donner une fausse impression de normalité

 

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