Dans l’optique de consolider les acquis du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et maintenir la dynamique de croissance observée ces dernières années, la Commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie économique et budgétaire pour la période 2026-2028.
C’était à l’hémicycle, au cours du débat d’orientation budgétaire (DOB) du vendredi 27 juin 2025 à Porto-Novo
Visiblement, le gouvernement entend poursuivre la transformation structurelle de l’économie béninoise, qui a enregistré une croissance soutenue au cours des cinq dernières années.
Les efforts porteront sur le renforcement des fondements de cette croissance, avec une attention particulière portée à l’investissement public, à l’efficacité des dépenses et à la modernisation des secteurs stratégiques.
Ainsi, pour 2026, l’une des principales priorités sera l’extension du programme de nutrition parentale et infantile.
Les 77 municipalités bénéficieront désormais de compléments nutritionnels pour les femmes enceintes et les enfants de 6 à 23 mois, ainsi que d’interventions nutritionnelles pour les enfants de 2 à 4 ans.
Tout comme la mise en service de Sèmè-City et la modernisation des infrastructures de santé, la qualité de l’éducation sera également améliorée.
Quant aux finances publiques, le gouvernement entend maintenir un cadre financier sain et une gestion rigoureuse.
Les recettes de l’État devraient croître de 12,8 % en 2026 et de 12,3 % par an en moyenne jusqu’en 2028, tandis que les dépenses, elles, augmenteraient de 11,2 % en 2026 et de 11,3 % sur la même période.
Le déficit budgétaire continuera de diminuer, passant de 2,7 % du PIB en 2026 à 2,6 % en 2028, témoignant de son engagement en faveur d’un assainissement budgétaire durable.
Pour renouveler donc le programme économique et financier, le gouvernement entend entamer rapidement des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI).
Garantissant ainsi la maîtrise des dépenses de fonctionnement de l’administration, l’accent sera mis sur l’efficacité et l’efficience des investissements publics.
Ayant salué les directives et formulé plusieurs recommandations, les législateurs ont préconisé de centraliser les budgets liés à la gestion de l’eau, de renforcer l’interconnexion des petits exploitants agricoles, de créer de nouvelles zones économiques spéciales, d’améliorer l’accès au financement des PME et d’étendre le programme de cantines scolaires aux écoles qui n’en bénéficient pas encore.
Il est à noter qu’avec cet accent fixé sur l’investissement humain, la discipline budgétaire et l’efficacité des politiques publiques, la période 2026-2028 s’annonce comme une phase de consolidation et d’approfondissement des réformes.
Bertin Djitrinou




