Au Bénin, la tension est montée d’un cran autour de la révision de la Constitution. Face à un tel projet de révision constitutionnelle, la réaction du parti de l’opposition Les Démocrates n’a pas tardé. Dans une déclaration faite, samedi 1er novembre 2025, Guy Mitokpè, secrétaire national à la communication des Démocrates, a exprimé la position de son parti.
A en croire sa déclaration, le parti de l’opposition Les Démocrates n’entend pas cautionner la proposition de révision constitutionnelle introduite, vendredi 31 octobre 2025, à l’Assemblée nationale par deux députés de la mouvance, à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2025.
Le parti Les Démocrates, d’emblée, rejette toute révision constitutionnelle qui ne prend pas en compte l’ensemble des préoccupations des Béninois.
L’opposant estime que la démarche engagée pour cette révision ne respecte ni l’esprit ni la lettre de la Constitution, et fustige un processus conduit sans concertation nationale. En effet, la proposition de réforme prévoit notamment l’introduction d’un Sénat dans le dispositif institutionnel béninois et une trêve politique entre deux élections présidentielles, une idée que Les Démocrates rejettent catégoriquement.
Selon le secrétaire national à la communication des Démocrates, le parti « ne donne pas caution à ce qui est en train de vouloir se passer à l’Assemblée nationale ». « Ce que nous avons lu est extrêmement grave », prévient Guy Mitokpè, qui estime que le texte présenté « va contre toutes nos convictions » et « ne respecte pas ce que nous prônons depuis quelques années ».

Cependant, à en croire l’ancien ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, qui fut également porte-parole du gouvernement sous Boni Yayi, et ancien membre de la Commission des réformes politiques mise en place par le président Patrice Talon, cette révision sera une étape normale dans la vie institutionnelle d’un pays en quête d’équilibre et d’efficacité.

Bertin Djitrinou