L’après-pouvoir de Patrice Talon se précise. Au sortir de son vote pour la présidentielle du 12 avril 2026 à Cotonou, le chef de l’État sortant a annoncé son intention de prendre sa retraite après dix ans à la tête du pays. Il souhaite se retirer de la gestion quotidienne, tout en restant attentif à la vie nationale.
« J’ai besoin de faire autre chose », a-t-il confié, évoquant une vie plus libre sans s’éloigner totalement de la sphère publique. Il entend conserver une posture de réserve, sans influencer les décisions politiques.
Concernant le Sénat, prévu par la Constitution, Talon a confirmé qu’il y siégera aux côtés d’anciens hauts responsables, dans ce qu’il décrit comme un « conseil des sages ». Cette instance devrait jouer un rôle de conseil, d’apaisement et de conciliation.
Interrogé sur une éventuelle présidence du Sénat, il a jugé cette perspective « prétentieuse », privilégiant une contribution collective au service du pays.
Bertin Djitrinou




