Le Bénin est devenu une référence sur le marché financier régional de l’UEMOA. Avec un ratio dette/PIB maintenu sous contrôle et une stratégie axée sur la mobilisation de financements à coûts modérés, le Bénin continue de se distinguer par une gestion rigoureuse et maîtrisée de sa dette publique.
Selon les dernières données officielles, le pays maintient un ratio dette/PIB autour de 50 %, bien en dessous du seuil communautaire de 70 %. Cette performance est le résultat d’une stratégie proactive, fondée sur la diversification des sources de financement et la réduction progressive du recours aux emprunts à court terme.

Ces résultats traduisent la rigueur macroéconomique et la constance de la politique économique menée par le gouvernement du président Patrice Talon, sous l’impulsion technique d’un homme.
En effet, derrière cette transformation remarquable, un homme et une stratégie : Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances. Sous son leadership, le Bénin est devenu le premier pays de l’UEMOA à ramener son déficit budgétaire sous le seuil communautaire de 3 % du PIB dès 2024, avec un an d’avance. L’inflation est restée maîtrisée (0,5 % au premier trimestre 2025), tandis que la croissance économique (7,5 % en 2024) confirme la dynamique du pays.

Par une gestion active et innovante de la dette, Romuald Wadagni a profondément modernisé la gestion de la dette publique. Grâce à une stratégie innovante de couverture et de rachat anticipé, le pays a réduit le coût réel de ses emprunts tout en sécurisant sa soutenabilité.
L’État privilégie désormais les instruments à maturité longue, permettant de lisser le service de la dette sur plusieurs années. Les émissions sur le marché régional sont réalisées à des coûts attractifs grâce à la crédibilité financière du pays, régulièrement confirmée par les agences de notation internationales.
Cette approche a permis d’allonger la maturité moyenne de la dette à près de 10 ans, contre seulement 2 ans pour la plupart des pays de l’UEMOA.

Contrairement à d’autres États de la zone, le Bénin a volontairement limité ses émissions sur le marché régional. Résultat : chaque sortie du Trésor se transforme en succès, avec une demande qui excède systématiquement l’offre, parfois de plus de 300 %.
Cette rareté agit comme une prime de confiance : les investisseurs, conscients de la discipline et de la fiabilité béninoises, acceptent des conditions plus favorables pour accéder aux titres souverains du pays.

Bertin Djitrinou