L’Assemblée nationale a adopté, le 10 juillet 2026, une loi abrogeant les dispositions du Code électoral relatives à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Cette décision, votée en procédure d’urgence et à l’unanimité, ne marque toutefois pas la disparition définitive de l’institution, mais une phase transitoire destinée à adapter l’administration électorale au nouveau cycle politique de sept ans.
Portée par le député Augustin Ahouanvoèbla, la réforme vise à éviter un vide institutionnel. Avec l’allongement des mandats du président de la République, des députés et des conseillers communaux à sept ans, la prochaine mandature de la CENA, si elle était installée dans les conditions actuelles, arriverait à échéance sans avoir organisé de scrutin politique.
Pour la Commission des lois, il était donc nécessaire de mettre le Code électoral en cohérence avec les réformes constitutionnelles récentes. Plusieurs préoccupations demeurent toutefois, notamment le devenir du personnel de la CENA, les missions d’assistance électorale qu’elle assurait et la situation de certains agents électoraux en attente de rémunération.
Le texte adopté abroge les dispositions relatives à l’organisation et au fonctionnement de la CENA. Il prévoit également qu’un décret pris en Conseil des ministres précisera les modalités de gestion de son patrimoine, de liquidation de ses engagements et de redéploiement de son personnel au sein de l’administration publique.
Cette réforme ouvre ainsi la voie à une future restructuration de l’administration électorale béninoise.
Bertin Djitrinou



