Derrière l’argument de la discipline, certaines pratiques éducatives dérivent encore vers des formes de maltraitance aux conséquences irréversibles. Dans le silence des foyers, loin des regards, des drames couvent jusqu’à éclater brutalement.
Un fait tragique s’est produit à Zinvié, dans la commune d’Abomey-Calavi. Une adolescente, élève en classe de Première, a perdu la vie dans la nuit du vendredi 25 avril 2026, à la suite de violences infligées par son père. L’émotion reste vive au sein de son établissement, où élèves et enseignants peinent à comprendre.
Selon plusieurs sources, le différend serait lié à sa scolarité. Le père lui reprochait de ne pas avoir participé à des travaux dirigés. L’altercation aurait rapidement dégénéré en une violence extrême. La jeune fille, grièvement atteinte, a été transportée aux urgences, où elle a succombé peu après.
Après le drame, le père aurait tenté une inhumation rapide, suscitant la méfiance de la famille maternelle, qui a exigé des éclaircissements. Face aux tensions, il a pris la fuite. Une enquête est en cours, avec des examens médico-légaux prévus.
Ce drame relance la question des violences intrafamiliales au Bénin. Il interroge les limites de l’autorité parentale et appelle à promouvoir des méthodes éducatives fondées sur le dialogue, dans le respect des droits de l’enfant.
Bertin Djitrinou




