Les candidats à l’examen du Baccalauréat, session de juin 2025, sont désormais fixés sur leur sort. Les résultats du Baccalauréat 2025 ont été officiellement proclamés ce mercredi 9 juillet au Bénin.
Sur les 78.537 candidats présents aux épreuves, 57.349 ont été déclarés admissibles, soit un taux d’admissibilité national de 73,02 %. C’est une performance jamais enregistrée dans l’histoire des examens du Baccalauréat au Bénin.
En termes de classement, l’Atlantique, le Plateau et Littoral sont en tête de peloton respectivement avec 78,13 %, 75,83%, et 73,47 %.
Les séries scientifiques et techniques ont affiché des taux contrastés. La série C enregistre la meilleure performance avec 82,77 %, suivie des séries B (81,25 %) et A1 (78,68 %).
À l’inverse, la série F1 reste en retrait avec un taux de réussite de 27,51 %, tandis que F4 et EA atteignent respectivement 36,45 % et 63,70 %.
En récapitulatif, au plan départemental, l’Atlantique se distingue avec un taux de réussite de 78,13 %, devant le Couffo (77,95 %) et le Mono (76,00 %).
Les départements de l’Alibori, de la Donga et de l’Atacora ont quant à eux enregistré respectivement 60,55 %, 65,57 % et 65,54 %. L’Alibori enregistre le taux le plus faible : 60,55 %.
Les départements du Littoral, du Plateau et du Zou se situent légèrement au-dessus de la moyenne nationale.
En rappel, cette année, 79 588 candidats se sont inscrits, répartis dans 140 centres à travers le pays. Ce chiffre représente une augmentation de 5,25 % par rapport à 2024. On note également une hausse du nombre de filles inscrites : 35 667 en 2025 contre 32 941 l’année précédente.
Les fruits ont tenu la promesse des fleurs
La performance encourageante de cette session des examens du Baccalauréat au Bénin, reflète les efforts remarquables des apprenants, des enseignants, des parents et des institutions, couronnés par les 9 mois d’activités pédagogiques sans le moindre mouvement de grève.
Grâce à la loi N° 2018-34 du 05 octobre 2018 portant exercice du droit de grève en République du Bénin, il est important de noter que cette promotion depuis la 6è en Tle n’a jamais connu de mouvements de débrayage.
En plus de la rigueur, certes au goût amère imprimée par le gouvernement de la rupture sous le leadership du Président Patrice TALON, tous les acteurs se sont véritablement impliqués, surtout avec la reforme EducMaster.
En effet, cette plateforme électronique EducMaster a permis de contrôler, avec détails, le moindre dérapage dans le système éducatif béninois.
Aujourd’hui au Bénin, il n’y a plus d’absence non justifiée, plus de retard tant dans le rang des enseignants que des apprenants, encore moins de faux bulletins.
Aux performances de chaque enseignant connues au détail près, s’ajoute la subvention des Travaux Dirigés aussi bien par l’état que par des acteurs politiques, qui ayant compris que l’éducation est le socle du développement de la nation, ont considérablement investi dans le renforcement de ces apprenants soucieux de décrocher le premier diplôme universitaire.
Aujourd’hui, l’environnement est favorable aux plus disciplinés et plus jeunes apprenants qui se laissent enseigner.
Grâce au mécanisme mis en place par le gouvernement pour réprimer le harcèlement et autres abus sexuels en milieu scolaire, les jeunes filles, quant à elles, ont le soutien constant et la protection de l’administration scolaire.
Ceci se justifie par une baisse conséquente, du taux de grossesses en milieu scolaire, contrairement aux années antérieures.
Sans risque de se tromper, avec tous ces efforts renforcés par la mise en œuvre du projet Swedd où les jeunes filles bénéficient des subventions et des kits scolaires, la courbe soit ascendante.
Bertin Djitrinou




