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Communales de 2026 : Cinq partis enregistrés (La CENA entame l’examen des 3 630 dossiers transmis par chaque formation politique)

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a clôturé la réception des déclarations de candidatures des partis désireux de participer à la compétition comptant pour les élections communales du 11 janvier 2026.
Attendus depuis le 24 octobre 2025, ce n’est que le mardi 28 octobre, date limite du dépôt des dossiers que cinq (05) partis ont finalement déposé leurs candidatures à la CENA.
Il s’agit de : Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Union Progressiste le Renouveau (UP-R), Moele-Bénin, ⁠Les Démocrates Bénin et ⁠Bloc Républicain.

Selon l’application stricte d’une disposition du nouveau code électoral, qui impose aux partis politiques de présenter des listes complètes de candidats dans les 546 arrondissements du pays, chaque parti a l’obligation d’aligner 3 630 candidats titulaires et suppléants, au risque de voir sa liste rejetée sans possibilité de régularisation ultérieure.
Après cette première phase de la séquence administrative, la CENA entame l’examen minutieux des 3 630 dossiers transmis par chaque formation politique.

En attendant le jour du vote qui est fixé au dimanche 11 janvier 2026, il faut rappeler que la campagne électorale, commune aux deux scrutins, s’ouvrira le 26 décembre 2025 pour s’achever le 9 janvier 2026, soit deux jours avant l’ouverture des urnes.

Bertin Djitrinou

Confirmation de la décision de la CENA par la Cour Constitutionnelle : La messe est dite pour Les Démocrates (Que comprendre de la décision de la Cour constitutionnelle)

La Cour Constitutionnelle, par sa Décision du 27 octobre 2025, vient de statuer sur le contentieux complexe relatif au parrainage de l’élection présidentielle de 2026, au cœur duquel se trouvait le Parti « Les Démocrates« .
En rejetant la candidature du duo présenté par cette formation politique, la Cour a rappelé et renforcé sa jurisprudence antérieure sur la nature et l’irrévocabilité du parrainage, consolidant ainsi la suprématie de la volonté collective du parti sur le choix individuel de ses élus dans des démarches engageant la formation politique au niveau national.

Au cœur de sa Décision, la Cour Constitutionnelle a rejeté la demande de validation du parrainage du député SODJINOU, et a jugé que ce dernier, ayant manifesté sa volonté de ne pas parrainer le duo désigné par son parti avant le dépôt du dossier dudit duo à la CENA, sa décision n’est pas abusive. Par conséquent, le formulaire de parrainage déposé par le parti n’était plus considéré comme valable.

En conséquence, la Cour a constaté que le parti « Les Démocrates » ne disposait plus que de vingt-sept (27) fiches de parrainage valides. N’ayant pas réuni le minimum légal de vingt-huit (28) parrainages exigés, la CENA était fondée à rejeter la candidature du duo AGBODJO/LODJOU.

La Liste Définitive des Candidats

En définitive, la Cour a rejeté le recours de M. LODJOU et a validé la liste définitive des duos de candidats aptes à concourir à l’élection présidentielle du 12 avril 2026, sous réserve de l’examen médical.
Ainsi, pour le Duo 1 : Kossi Mbueke Romuald WADAGNI (Président)
Mariam CHABI TALATA (Vice-Présidente)
Pour le Duo 2 :
Paul HOUNKPE (Président)
Rock Judicaël HOUNWANOU (Vice-Président)

Cette décision EP 25-007 est cruciale, et confirme non seulement le processus de vérification de la CENA mais surtout, elle met en lumière les limites de l’engagement des élus vis-à-vis de leur parti, réaffirmant l’équilibre délicat entre la liberté de parrainer et l’impératif de loyauté politique dans le cadre du système partisan béninois.

Bertin Djitrinou

Défis énergétiques régionales en Afrique de l’Ouest : Dynamiques et perspectives d’intégration au cœur des débats à Cotonou

Le 10ᵉ Forum de Régulation de l’Électricité de la CEDEAO s’est tenu à Cotonou, réunissant des acteurs principaux autour des défis énergétiques en Afrique de l’Ouest et des perspectives d’intégration régionale. Organisé par l’ARREC et l’Autorité de régulation de l’électricité du Bénin, il visait à dresser le bilan d’une décennie d’initiatives pour bâtir un marché électrique ouest-africain, plus intégré et transparent.
Dans son discours d’ouverture, Edourd Dahomé (ARE) a appelé à ce que « l’énergie devienne un levier d’unité et de prospérité » pour la région. Il a souligné l’ambition commune de transformer les interdépendances entre États en sources de stabilité et de dignité.
Amadou Diongue, représentant de la CEDEAO au Bénin, a qualifié le forum de plateforme stratégique pour accélérer l’intégration énergétique conformément à la Vision 2050 de la CEDEAO, insistant sur l’importance du dialogue, de la coordination et de l’innovation.
Laurent Tossou (ARREC) a remercié le gouvernement béninois tout en mettant en avant son rôle pionnier dans la gouvernance énergétique régionale.
Le forum vise à accélérer l’intégration régionale du marché électrique par des échanges sur l’interconnexion, le financement et l’innovation technologique, tout en renforçant la confiance et la gouvernance entre les acteurs. Les participants espèrent ainsi jeter les bases d’une coopération durable et relever collectivement les défis énergétiques de l’Afrique de l’Ouest.

Bertin Djitrinou

Le 26 Octobre 1972 : Date qui évoque la nouvelle marche politique enclenchée au Bénin par le commandant Mathieu Kérékou

L’histoire est le repère d’une nation dit-on. 26 Octobre 1972 – 26 Octobre 2025, cela fait exactement 53 ans que le Bénin a connu un grand virement dans son histoire politique. Une date qui évoque la nouvelle marche politique enclenchée au Bénin alors Dahomey.

Ce jour-là, un jeune officier, chef de bataillon, le commandant Mathieu Kérékou, prenait le pouvoir par la force, mettant fin à une période de grande instabilité politique marquée par des gouvernements successifs et des crises répétées.

En effet, depuis son indépendance en 1960, le pays faisait l’objet d’une série de crises politiques. Les dirigeants se succédaient, les coups d’État étaient fréquents, et le peuple ne savait plus à quel saint se vouer. En 1970, une solution, pensée et mise en place pour réguler la situation, était un Conseil Présidentiel composé de trois anciens présidents : Hubert Maga, Sourou-Migan Apithy et Justin Tomètin Ahomadégbé.
Ces derniers devaient se relayer, tour à tour, au pouvoir jusqu’à ce 26 octobre 1972, où Mathieu Kérékou, avec l’appui de ses camarades militaires du sous-groupement d’appui de Ouidah, ont décidé d’agir, renversant le Conseil Présidentiel pour prendre le contrôle du pays.

Dans son premier discours, il annonce vouloir mettre fin aux querelles de politiciens et instaurer un régime plus stable. Bien que militaire, ce coup d’État était accueilli avec un certain soulagement par une partie de la population qui avait marre des divisions politiques.
‎Après la prise du pouvoir, Kérékou change le nom du pays en 1975 : le Dahomey devient la République populaire du Bénin. Il adopte une idéologie marxiste-léniniste et centralise le pouvoir. Ce régime durera jusqu’à la fin des années 1980, avant que le pays ne revienne à un système démocratique.

Ainsi, cette date revêt non seulement une certaine importance, mais rappelle les défis que le Bénin a dû surmonter pour construire une nation stable.
Cependant, le triste constat aujourd’hui reste l’ignorance qu’affiche la jeunesse au sujet du putsch de cet après-midi du jeudi 26 octobre 1972. 53 ans après la prise du pouvoir d’État par le Gouvernement Militaire Révolutionnaire (GMR), un pan de l’histoire du Bénin ex-Dahomey, se trouve déjà à la porte du cimetière de l’oubli

Un repère historique fort

Le 26 Octobre 1972 reste une date charnière dans l’histoire du Bénin et symbolise la fin de l’ère des coups d’État fréquents et l’entrée dans une longue période de gouvernance sous Kérékou surnommé le “Caméléon national”, qui dirigea le pays de 1972 à 1991, puis de 1996 à 2006, passant ainsi de militaire marxiste à dirigeant démocrate, avant de se retirer définitivement.

Son héritage est contrasté : d’un côté, il a incarné la stabilité après des années de chaos politique, de l’autre, son régime autoritaire a limité les libertés avant d’évoluer vers une ouverture démocratique.

De l’instabilité chronique (1960-1972) à une stabilité relative sous Kérékou, de la dictature militaire à une démocratie pluraliste reconnue comme modèle en Afrique de l’Ouest, et de l’idéologie marxiste à une gouvernance plus pragmatique et ouverte sur le monde, cette commémoration reste l’occasion de réfléchir à l’évolution du Bénin.
En somme, le 26 octobre est devenu une date de mémoire nationale, rappelant à la fois les fragilités du passé et les acquis démocratiques actuels.

Bertin Djitrinou

Energies renouvelable et biodiversité : Cotonou abrite un sommet pour des engagements et des actions concrètes

Annoncée dans la matinée du vendredi 24 octobre 2025 face aux hommes des médias, par le maire de la ville de Cotonou Luc Atrokpo, la 6ème édition du sommet Climate Chance Afrique s’ouvre ce lundi 27 octobre 2025 à Cotonou.

Après Agadir en 2017, Abidjan en 2018, Accra en 2019, Dakar en 2022 et Yaoundé en 2023, c’est autour de Cotonou la capitale économique du Bénin d’abriter cet évènement qui s’inscrit dans le chapitre des nombreuses actions qui se mènent dans les luttes pour une atténuation des effets du changement climatique

« Comme toutes les communes du monde font face aux conséquences du dérèglement climatique, les communes ont donc pris d’importantes initiatives qui ont besoin de financement. La rencontre de Cotonou doit nous permettre de faire un pas important dans la mobilisation de ces ressources afin de financer ces nombreux projets », a indiqué Luc Sètondji Atrokpo pour situer les uns et les autres sur le principal objectif de ces assises qui se tiennent ce 27 et ce 28 octobre 2025.

Bertin Djitrinou

Communales 2026 au Bénin : La CENA reçoit les candidatures dès ce 24 octobre

Le compte à rebours est lancé. Du 24 au 28 octobre 2025 à minuit, la Commission électorale nationale autonome (CENA) procédera à la réception des déclarations de candidatures des partis désireux de participer à la compétition comptant pour les élections communales du 11 janvier 2026.

L’institution affirme avoir pris toutes les dispositions logistiques nécessaires pour accueillir les représentants dès le vendredi 24 octobre à 8h précises. Cette phase cruciale, qui ouvre la séquence administrative conditionnera la suite du calendrier électoral, notamment la validation et la publication des listes.

Dans son adresse à l’ouverture officielle du dépôt des candidatures, le président de la CENA, Sacca Lafia, a lancé un message solennel aux partis politiques. Entre rappel à la loi et appel à la responsabilité, l’autorité électorale fixe le cap d’un scrutin local décisif pour la vie démocratique béninoise.
Insistant sur la rigueur attendue de chaque formation politique dans la constitution de ses dossiers, Sacca Lafia souligne que « la crédibilité du scrutin se construit dès cette étape de présentation des candidatures ».

Une nouvelle disposition légale
L’application stricte d’une disposition du nouveau code électoral, issue de la réforme de mars 2024, impose aux partis politiques de présenter des listes complètes de candidats dans les 546 arrondissements du pays.
En clair, chaque parti doit aligner 3 630 candidats titulaires et suppléants, faute de quoi sa liste sera rejetée sans possibilité de régularisation ultérieure.

Exhortant les partis à procéder à des vérifications minutieuses avant de déposer leurs dossiers, le président de la CENA averti : « L’absence du nombre requis de candidat sur une liste entraînera de fait son rejet ». L’institution met à leur disposition une plateforme informatique dédiée pour faciliter l’établissement rapide et conforme des listes.

Sacca Lafia invite à cet effet, les partis à ne pas attendre le dernier moment pour se présenter à la CENA.
Réaffirmant la volonté de son équipe de garantir un processus transparent et équitable, « nous avons tout mis en œuvre pour que les formalités se déroulent dans les meilleures conditions » a assuré, le président de la CENA, avant de conclure : « La réussite de ces élections dépendra du sérieux et du sens de responsabilité de chacun. »

Bertin Djitrinou

Cyber’Incub : Les dix meilleurs connus

Une nouvelle étape est franchie dans la mise en œuvre du Projet Cyber incub. Les 10 meilleures projets sur la vingtaine à pitcher devant un jury ont pu tirer leur épingle du jeu. C’est à la faveur d’une cérémonie organisée ce vendredi 24 octobre 2025, à Sèmè City à Cotonou.

Arnaud ACAKPO

Bénin : La Construction de cinq Lycées scientifiques et Ecole Normale Supérieure bientôt une réalité

Le projet de construction de cinq Lycées scientifiques et d’une Ecole Normale Supérieure au Bénin ne sera plus un rêve bientôt.
Selon le communiqué du rendez-vous hebdomadaire gouvernemental du 22 octobre 2025, les études architecturales et techniques y relatives sont achevées et le conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec une entreprise qualifiée en vue de la construction des Lycées Scientifiques d’Abomey-Calavi, de Parakou, Lokossa, Abomey et Natitingou, de même que de l’Ecole Normale Supérieure d’Abomey-Calavi.

D’après le rapport du conseil, les travaux à réaliser dans ce cadre s’inscrivent dans la suite des réformes engagées par le Gouvernement pour moderniser le sous-secteur de l’Enseignement et de la Formation Technique et Professionnelle. Elles participent également de la promotion du développement des sciences, de la technologie et des mathématiques.

«Ces lycées et Ecole normale supérieure constituent donc le cadre approprié pour un enseignement scientifique de qualité visant l’amélioration des capacités pédagogiques au plan national», informe le Conseil.

A terme, ils favoriseront l’émergence d’une élite scientifique béninoise aux capacités compatibles avec les besoins du pays et qui sera dès lors plus apte à contribuer efficacement à son développement économique et technologique.

Les ministres concernés sont alors instruits à prendre les dispositions convenables pour la bonne exécution des travaux conformément aux cahiers des charges.

Bertin Djitrinou

Bénin / Présidentielle 2026 : La CENA dévoile la liste provisoire des duos candidats retenus

La Commission électorale nationale autonome du Bénin (CENA) a publié la liste provisoire des duos retenus pour la présidentielle de 2026, étape clé du processus électoral.

Deux tickets sont provisoirement validés : Romuald Wadagni / Mariam Chabi Talata et Paul Hounkpè / Rock Judicaël Hounwanou, après vérification des parrainages et de la caution exigés par le Code électoral.

En revanche, trois duos sont écartés pour dossiers incomplets : Prince Ouinsavi / Agathe Bello, Renaud Agbodjo / Jude Lodjou et Élisabeth Agbossaga épouse Jawad / Boni Neto Gansaré. Parmi eux, le ticket du parti Les Démocrates, faute de parrainages suffisants.

La CENA souligne que les irrégularités persistent malgré un délai de régularisation de 72 heures. Les candidats recalés disposent de 48 heures pour contester devant la juridiction compétente.

À l’issue du délai légal de huit jours, la CENA délivrera les récépissés définitifs aux candidats retenus. Seuls ces derniers pourront solliciter le suffrage des électeurs.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 12 avril 2026.

Bertin Djitrinou

Labellisation des Produits “made in Bénin” : le gari Sohoui de Savalou et l’huile d’Agonlin obtiennent l’Indication géographique protégée

Une nouvelle étape de la valorisation du patrimoine agroalimentaire du Bénin voit le jour. Le Bénin compte désormais deux nouveaux produits labellisés Indication géographique protégée (IGP). Le gari “Sohoui de Savalou” et l’huile “Azimi d’Agonlin” ont officiellement reçu leurs certificats d’enregistrement.

C’était le samedi 18 octobre 2025 à Cotonou, lors d’une cérémonie organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI).
Les deux produits du terroir disposeront désormais d’un label garantissant leur origine, leur qualité et leur authenticité.

Ainsi que l’a rappelé la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, « Une indication géographique est un droit de propriété intellectuelle qui protège le nom d’un produit dont la qualité, la réputation ou les caractéristiques sont liées à son origine géographique et à un savoir-faire traditionnel ».

Pour la symbolique, l’attribution officielle d’indication géographique protégée au gari Sohoui et à l’huile d’Agonlin intervient de plus au cours du “Mois du consommons local”, période de l’année dédiée à la promotion des produits “made in Bénin”.

Il faut noter que cette reconnaissance est l’aboutissement de six années d’efforts menés dans le cadre du Projet d’appui à la mise en place des indications géographiques (PAMPIG 2), soutenu par l’Agence française de développement.

Considérée comme un outil de développement durable, cette labellisation ainsi obtenue est aussi un moyen de lutte contre la contrefaçon et la concurrence déloyale.
Pour Denis Bohoussou, directeur général de l’OAPI, « Après six années d’efforts, le Bénin peut être fier d’avoir tenu sa promesse ».

Avec ces deux produits, le Bénin compte désormais trois produits reconnus sous label IGP, après l’ananas ‘’pain de sucre’’ du plateau d’Allada.

« Dans les prochaines années, plusieurs autres produits du Bénin recevront leur certificat d’indication géographique. C’est ensemble que nous révélerons davantage notre patrie à travers nos produits locaux » a promet, la ministre Shadiya Assouman.

Bertin Djitrinou

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