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Agriculture : Nouvelles Mesures du Gouvernement pour la Campagne de Commercialisation du Soja 2023-2024

Dans un communiqué diffusé ce jeudi 16 novembre 2023, le Secrétariat Général du Gouvernement dévoile les récentes initiatives du Président Patrice TALON en faveur des producteurs de soja, des opérateurs économiques et de la population. Ces mesures, spécifiquement élaborées pour la campagne de commercialisation du soja grain 2023-2024, visent à dynamiser et à favoriser le développement de la filière.

Les principales dispositions sont les suivantes :

1. Liberté de Commerce du Soja Grain :
Le Gouvernement annonce une libéralisation complète du commerce du soja grain sur l’ensemble du territoire national. Cela inclut la liberté totale dans les opérations d’achat, de vente, de transport, ainsi que la fixation libre des prix, des dates de démarrage et de fin des opérations. Cette mesure vise à stimuler l’activité économique au sein de la filière.

2. Exportation Libre par le Port de Cotonou :
Désormais, l’exportation du soja est autorisée sans agrément, exclusivement par le Port de Cotonou. Cette démarche vise à simplifier les procédures d’exportation et à renforcer l’efficacité logistique pour les opérateurs économiques.

3. Réduction de la Contribution à la Recherche Agricole (CRA) :
Une décision significative concerne la Contribution à la Recherche et à la Promotion Agricole (CRA) perçue au cordon douanier. Cette contribution, à la charge exclusive des exportateurs, est désormais fixée à 30 FCFA par kilogramme de soja grain, une baisse substantielle par rapport aux 140 FCFA de la campagne précédente. Cette réduction vise à alléger le fardeau financier des exportateurs et à stimuler davantage les activités d’exportation.

Le Gouvernement exprime ses meilleurs vœux de réussite à tous les acteurs de la filière pour la campagne de commercialisation du soja grain 2023-2024. Ces mesures s’inscrivent dans une vision de soutien continu au développement de l’agriculture et de renforcement de l’économie nationale.

Christelle Togonou

Economie : L’Arabie saoudite va accélérer ces investissements au Nigeria

L’Arabie Saoudite et le Nigeria ont conclu plusieurs accords de partenariat et d’investissement la semaine derniere. L’accent a été mis sur l’engagement de l’Arabie Saoudite à investir dans la modernisation des raffineries de pétrole du Nigeria et à soutenir financièrement les réformes monétaires entreprises par le gouvernement nigérian.

Ces accords ont été conclus à l’issue d’une réunion bilatérale entre le Président du Nigeria, Bola Tinubu, et le Prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman, qui s’est tenue en marge du sommet saoudo-africain qui s’est tenu à Riyad la semaine dernière.

Sous la direction du Président Tinubu, le Nigéria a entrepris des réformes audacieuses, y compris la suppression de subventions populaires sur les carburants et l’unification des taux de change multiples, dans le but d’améliorer l’environnement des affaires.

Le ministre de l’information, Mohammed Idris, a annoncé que le gouvernement saoudien s’était engagé à injecter une quantité significative de devises étrangères pour renforcer la stabilité du marché des changes nigérian.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite, par le biais de sa société publique, Saudi Aramco, prévoit d’investir dans la rénovation de quatre raffineries au Nigeria. Ces projets devraient être achevés dans les deux à trois prochaines années, selon M. Idris, et permettre au Nigéria de moderniser et mettre à niveau ces raffineries en sous capacité.

En tant que premier exportateur de pétrole d’Afrique, le Nigeria accorde une grande importance à la production de ses propres carburants, mais il est devenu dépendant des importations en raison de l’échec des tentatives antérieures de modernisation de ses raffineries.

Le Président Tinubu a également rassuré les investisseurs saoudiens sur la sécurité de leurs investissements dans la plus grande économie d’Afrique. Il a cherché à renforcer les liens entre les deux pays et a promis des rendements financiers parmi les plus attractifs au monde.

Il a également appelé à une coopération accrue pour lutter contre les insurgés islamistes, notamment Boko Haram, et d’autres problèmes de sécurité au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique.

Le Président a souligné les relations historiques privilégiées entre le Nigeria et l’Arabie saoudite, tant sur le plan bilatéral que multilatéral, qui se sont développées au fil des décennies pour couvrir divers domaines d’intérêt commun. Jeudi, les deux pays ont signé un protocole d’accord renforçant leur coopération dans l’industrie du pétrole et du gaz, consolidant ainsi leurs liens économiques.

Christelle Togonou

Classement des pays d’Afrique de l’Ouest en fonction de leur vitesse Internet : Quels pays se démarquent ?

L’accès à Internet et la vitesse de connexion sont des facteurs clés pour le développement numérique et économique d’un pays. En Afrique de l’Ouest, la disponibilité et la qualité de l’Internet varient d’un pays à l’autre. Dans son classement 2023 des pays en fonction de leur vitesse Internet, wisevoter, met en évidence les pays qui se démarquent par leurs performances en matière de connectivité.

Ainsi, le Burkina Faso vient en tête du classement et occupe la première place en Afrique de l’Ouest en termes de vitesse Internet. Le pays a une vitesse moyenne de l’internet 60,3 Mbps et est 96èm au plan mondial. Il est suivi du Ghana qui a une vitesse moyenne de l’internet 59,41 Mbps et est 99èm au plan mondial.

La Côte d’Ivoire, classé troisième en Afrique de l’Ouest, avec une vitesse moyenne de l’internet de 55,88 Mbps, et 103èm au plan mondial.

Derrière le pays de Alassane Ouattara se positionne respectivement le Sénégal (41,35 Mbps ; 118èm), le Togo (40,16 Mbps ; 120èm), le Mali (30 Mbps ; 135èm) et le Nigéria (24,22 Mbps ;146èm).

Ensuite le Bénin occupe la huitième place au classement en Afrique de l’Ouest et 148èm au plan mondial avec une vitesse moyenne de l’internet de 22,3 Mbps.

Enfin, au bas du classement, nous avons la Guinée (16,4 ; 161èm) et la Niger (16,07 ; 162èm)

Précisons, que malgré les progrès réalisés dans certains pays, d’autres pays d’Afrique de l’Ouest continuent de faire face à des défis en matière de connectivité Internet. Des facteurs tels que l’insuffisance des infrastructures, les coûts élevés et les problèmes de réglementation peuvent limiter la vitesse et la qualité de la connexion dans ces pays.

Christelle Togonou

Le Bénin en bonne voie de gouvernance selon le Fmi

Dans son rapport d’activité publié en février 2023, le Fonds monétaire international (Fmi), a salué les efforts fournis par le gouvernement de la rupture, sur le plan de la gouvernance. Il s’agit d’une étude technique menée du 7 juin au 27 septembre 2022.

Selon le Fmi, le Bénin est sur la bonne voie en matière de gouvernance. Le rapport technique de l’institution, révèle des progrès dans le secteur des finances publiques qui prend en compte plusieurs aspects. Entre autres, nous avons la mise en place des budgets programmes, la transparence budgétaire, les débuts de réforme de l’audit et du contrôle internes, la création de la Cour des comptes, la politique fiscale confortée par un renforcement de la gouvernance des dépenses fiscales, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Un autre volet sur lequel l’institution de Bretton woods est basé est le renforcement de l’Etat de droit à travers l’instauration d’une justice commerciale, notamment la création du Tribunal de commerce et le développement des e-procédures. Les experts du Fmi ont par ailleurs noté avec satisfaction que la création en 2018 de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a contribué au renforcement de la lutte contre la corruption.
Par ailleurs, le Fmi a noté certaines poches de vulnérabilité à la corruption et a suggéré au gouvernement l’amélioration de la gestion du risque fiscal et douanier. Ce qui, selon l’institution permettra de faire efficacement face aux vulnérabilités spécifiques de l’économie dans certains domaines clés tels que l’exécution des contrats, la protection des droits de propriété, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Christelle Togonou

Cotonou : Le préfet du Littoral contre la mendicité et la vente à la sauvette

Alain Orounla, le préfet du Littoral, ne s’arrête pas à l’échec de la régulation des « tokpa-tokpa » et se lance dans une nouvelle mission : mettre fin à la mendicité et à la vente à la sauvette dans la ville de Cotonou. Il considère que ces activités mettent en danger tant les personnes qui les pratiquent que les usagers.

Cotonou sera bientôt le théâtre d’une lutte contre la mendicité et la vente à la sauvette dans ses rues. Alain Orounla, le préfet du Littoral, a lancé une campagne de sensibilisation contre ces pratiques dans la capitale économique, en insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas de persécuter les plus démunis, mais de lutter contre la pauvreté.

« Ce n’est pas persécuter que de dire que nous ne voulons pas voir des gens sur nos artères, dans nos rues, en situation de mendicité ou de vente à la sauvette », a-t-il expliqué lors d’une interview avec les médias. Selon lui, ces activités ne sont plus compatibles avec les normes de la ville de Cotonou.

Il est important de noter que la première décision du préfet du Littoral, visant à réguler la circulation des « tokpa-tokpa » à l’intérieur de la ville, avait été mal accueillie par la population et sa hiérarchie. Le ministre de la décentralisation lui avait même interdit de prendre de nouvelles décisions à ce sujet.

Avant lui, d’autres préfets avaient également tenté, en vain, de mettre fin à la mendicité et à la vente à la sauvette à Cotonou. Il reste à voir si cette nouvelle initiative sera couronnée de succès, mais les précédents laissent penser que la tâche ne sera pas aisée.

Christelle Togonou

Gestion catastrophes naturelles extrêmes au Bénin : Mesures d’urgence MAEP

Le changement climatique s’accélère, menaçant les villes côtières comme Cotonou.

Capp Fm a discuté avec le MAEP des réponses aux catastrophes naturelles extrêmes et des mécanismes mis en place.

En cas de catastrophe grave, le MAEP propose un accompagnement pour atténuer les effets sur les populations.

Le MAEP considère comme catastrophe, tout ce qui relève d’attaque de chenilles, de peste aviaire, aux sécheresses et inondations.

A cet effet, le MAEP dispose de plans d’urgence pour l’élevage, la pêche et l’agriculture. Il dispose également d’un Système d’Alerte Précoce (SAP) pour la sécurité alimentaire nutritionnelle nationale.

Plusieurs ministères dont le MAEP coopèrent, avec des entités comme Bénin Météo et l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), principal organe responsable de la coordination et de la réponse aux catastrophes naturelles en République du Bénin.

Le MAEP a des équipes dans tous les départements de notre pays pour une réponse rapide aux catastrophes.

Conformément à la réglementation, le MAEP possède un manuel de procédure, et peut activer une mise à disposition accélérée de ressources, ainsi que le décaissement d’un fond d’urgence en cas de catastrophe en moins de 24 heures.

Bertin Djitrinou

Opération Policière au Bénin : 6 Tonnes de Cannabis Saisie à Sèmè-Kraké

Dans une récente opération à Sèmè-Kraké, la police a arraisonnée trois embarcations, le 15 octobre 2023, chargées de stupéfiants. Suite à des informations concordantes, l’Unité Spéciale de Police Fluviale et Maritime (USPFM) s’est rendue à la frontière maritime de Sèmè-Kraké. Trois embarcations artisanales ont été découvertes, laissées sans équipage. Parmi ces embarcations, une était sans moteur tandis que les deux autres étaient équipées de deux moteurs hors-bord de marque Yamaha.

Après une fouille minutieuse, les forces de police ont découvert un total de 137 sacs, dont 80 contenaient chacun de la marchandise, ainsi qu’un petit sac renfermant 24 colis. Le tout était soigneusement emballé avec du ruban adhésif de couleur jaunâtre.

Les substances suspectes ont été remises à l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et des Précurseurs (OCERTID) le 17 octobre 2023 pour analyse. Les résultats de l’analyse ont révélé qu’il s’agissait de colis de cannabis, pesant un total de 5 969 kilogrammes et 500 grammes.

Cette saisie importante témoigne des efforts continus des forces de l’ordre au Bénin pour lutter contre le trafic de drogue et contribuer à la sécurité de la société.

Christelle Togonou

Environnement : Sauvegarde des Mangroves dans le Sud du Bénin pour Renforcer la Résilience

Le lancement du projet « Renforcement de la résilience des mangroves dans le sud du Bénin » a eu lieu ce Mardi 24 octobre 2023, à Azalaï Hôtel. Ce projet ambitieux vise à préserver les mangroves, qui sont cruciales pour le bien-être des populations locales.

L’objectif principal de ce projet, intitulé « Renforcement de la résilience des systèmes humains et naturels au changement climatique à travers la conservation et l’utilisation durable des écosystèmes des mangroves dans le sud du Bénin », est d’accroître la résilience des écosystèmes de mangroves et des communautés agricoles, forestières et halieutiques qui en dépendent face au changement climatique. Le projet vise également à soutenir la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques dans les paysages de mangrove des sites Ramsar 1017 et 1018.

La mise en œuvre de ce projet est le fruit de la collaboration entre le ministère du cadre de vie et des transports, chargé du développement durable, et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Il a pour objectif de contribuer aux résultats nationaux, notamment la consolidation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de changement climatique et l’amélioration de la gestion durable des ressources naturelles et forestières.

Lors de la cérémonie de lancement, Sévérin N’sia, conseiller technique au suivi des réformes du ministère du cadre de vie et des transports chargé du développement durable, représentant le ministre de tutelle, a souligné l’importance cruciale de faire face aux défis posés par le changement climatique. Il a déclaré : « Il devient difficile de lutter contre la pauvreté dans le monde sans s’attaquer aux causes liées au changement climatique et à aider les populations à s’adapter à leur impact à travers le développement des mesures de résilience. »

Isaias Obama Oyana, le Représentant Résident de la FAO au Bénin, a informé les participants du financement du projet. Avec un budget global de 70 millions de dollars américains, y compris le co-financement de 62 864 597 dollars américains, le projet bénéficie également du soutien financier du Fonds pour l’Environnement Mondial, à hauteur de 7 155 936 dollars américains.

Le colonel Major Rémi Hèfoumè, Directeur national du projet, a souligné l’importance des mangroves dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a expliqué que la côte béninoise abrite cet écosystème essentiel, justifiant ainsi la nécessité de sa préservation. Le projet s’étendra sur une période de 5 ans et impliquera la mise en place de dispositifs techniques et matériels pour la gestion améliorée de 50 000 hectares du paysage des mangroves au cours des premières années de sa mise en œuvre. Cette action sera étendue à 90 000 hectares supplémentaires dans les sites Ramsar 1017-1018 avant la fin du projet, impactant directement plus de 300 000 personnes, dont 50 % de femmes.

Le projet vise à préserver les zones humides d’importance internationale, les sites Ramsar, dans le sud du Bénin, couvrant le littoral, les départements de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Mono, ainsi qu’une partie des départements du Couffo. Ces sites englobent tous les écosystèmes de mangrove du Bénin.

Christelle Togonou

Mise en œuvre du PAVICC au Bénin : Quatre communes s’engagent à renforcer leur résilience face aux changements climatiques

Le Ministre José TONATO, du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement Durable, a officiellement signé une convention avec les maires de quatre communes, à savoir Bohicon, Cotonou, Sèmè-Kpodji et Comè, le 19 octobre 2023 au ministère. Cette signature fait partie de la mise en œuvre du Programme d’Adaptation des Villes aux Changements Climatiques (PAVICC).

Lors de la cérémonie, le Ministre TONATO a souligné l’engagement du gouvernement à améliorer les infrastructures et la qualité de vie des populations, notamment par le biais de cette convention. Il a décrit le PAVICC comme un laboratoire et un programme pilote visant à renforcer la résilience des communes face aux changements climatiques, avec des projets pilotes pour guider le processus d’apprentissage.

Cette approche vise à responsabiliser les acteurs locaux dans la gouvernance locale en collaboration avec l’État. Le gouvernement s’engage à financer les travaux et les activités du programme, à contribuer à l’entretien des infrastructures en partenariat avec la SGDS ou d’autres structures désignées. De plus, il financera et supervisera l’ensemble des activités du PAVICC, impliquera les services communaux dans sa mise en œuvre, collaborera avec les communes pour développer des compétences internes, et fournira une assistance et une formation en gestion des infrastructures.

Ce partenariat permettra également aux communes de prendre leurs responsabilités en mettant à disposition des sites pour les infrastructures, en assurant le fonctionnement du Comité Local de Suivi Technique (CLST) du PAVICC, en facilitant la participation des cadres communaux à l’élaboration des documents d’urbanisme, en mettant en œuvre ces documents, en fournissant les ressources nécessaires pour l’entretien des infrastructures, et en augmentant les recettes fiscales communales d’année en année.

Ghislain HOUNNOU, Directeur Général du Développement Urbain (DGDU), a mis en avant l’importance de ce partenariat entre l’État et les communes. Il a mis l’accent sur les objectifs du PAVICC, visant à renforcer la capacité d’adaptation des villes aux changements climatiques grâce à la planification urbaine stratégique, les projets d’investissements résilients, le renforcement des compétences et la conduite du changement.

Il faut rappeler que le programme est financé à la fois par le Budget National et l’Agence Française de Développement (AFD).

Christelle Togonou

Exploitation des données météorologiques au Bénin : Nécessité de faire des champs d’actions relevant des prestations de Météo Bénin une priorité

L’importance de la création de l’Agence Nationale de la Météorologie, METEO BENIN n’est plus à démontrer, dans un contexte où les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques ont des incidences importantes sur le développement socio-économique dans nos pays, et que les effets s’accentuent tous les jours au plan mondial.

Son rôle majeur dans notre pays selon Marcellin NAKPON, Directeur de l’Agence Nationale de la Météorologie, METEO BENIN, dans l’accès à des informations, fiables, en temps réel, peut être déterminant pour les activités économiques dans tous les secteurs économiques en développement.

Offrant des services au secteur des transports : tels que l’aviation civile, la marine, les transports terrestres, les travaux publics et infrastructures et bien entendu l’agriculture, la santé et la protection civile sans oublier les secteurs du tourisme, des médias, de l’énergie, que le gouvernement béninois souhaite développer, METEO BENIN permet de faciliter la prise de décision dans tous ces secteurs socio-économiques et peut, selon Marcellin NAKPON impacter fortement le résultat final pour le succès des activités économiques béninoises.

La sécurité alimentaire, axe stratégique du plan de réduction de la pauvreté au niveau mondial en dépend. Aussi, « les informations produites et les bulletins permettent de protéger les populations et par conséquent de sauver des vies humaines, animales et des biens ».
Ainsi, METEO BENIN permet dans bien des cas un gain de productivité dans les secteurs économiques, souvent sensibles aux événements extrêmes météorologiques, climatiques et hydrologiques.

Cette institution d’après Marcellin NAKPON est un lanceur d’alertes précoces à des phénomènes météorologiques à fort impact et contribue tous les jours à des stratégies favorables afin de veiller à la sécurité alimentaire de notre pays, augmenter la résilience des collectivités.

Au plan environnemental, le Bénin est confronté de manière récurrente à des inondations et, dans une moindre mesure, à des épisodes de sécheresses. Selon les données publiées dans un document intitulé ‘’plan stratégique Météo Bénin 2017-2021’’, la vulnérabilité du Bénin découle d’un certain nombre de facteurs anthropiques, tels que la concentration des populations et des richesses sur les côtes, l’urbanisation rapide et non planifiée, la déforestation et la détérioration des écosystèmes, et la faiblesse des mécanismes de gouvernance des risques, naturels ou industriels.

De la même source, dans le futur, il est attendu que le changement climatique amplifie considérablement l’intensité et l’occurrence des évènements climatiques extrêmes (fortes pluies, tempêtes, sécheresse), ainsi que les phénomènes de variabilité pluviométrique et d’érosion côtière.

L’impact cumulé de catastrophes de petite ampleur répétées a un effet préjudiciable sur croissance, la réduction de la pauvreté et le développement humain. A titre d’exemple les inondations de 2010 avaient causé près de 78,3 milliards de FCFA (près de 160 millions USD) de dommages et de destructions et 48,8 milliards FCFA (environ 100 millions USD) de pertes, notamment dans le secteur agricole – cultures vivrières et de rente (dont le coton) et élevage et pêche- et le secteur des transports.

Dans ce contexte, le pays doit d’une part faire les investissements nécessaires pour réduire la vulnérabilité des populations et des principaux secteurs de l’économie face à ces risques, et d’autre part renforcer les capacités de préparation et de réponse au niveau national, local et communautaire afin de pouvoir faire face aux catastrophes futures.

Bertin Djitrinou

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