L’Agence nationale des transports terrestres au Bénin (Anatt) a présenté aux hommes des médias ce lundi 15 septembre 2025, la lettre de voiture internationale. C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue à son siège à Cotonou.
Cette initiative qui intervient après la réussite de la plateforme Sygfr est une nouvelle réforme introduite dans le secteur des transports terrestres dont la finalité est de répondre aux besoins spécifiques des acteurs du secteur.
La lettre de voiture électronique s’inscrit dans une démarche de modernisation et de transparence des opérations de transport terrestre afin de garantir une gestion plus sûre et efficace des marchandises, de sécuriser et de tracer les marchandises tout au long de leur parcours.
Ce système électronique qui vient ainsi renforcer la fiabilité et la traçabilité des cargaisons, constitue un enjeu crucial pour le commerce et l’économie du Bénin.
A en croire Auguste Adjovi, directeur des études, de la réglementation et du contrôle de l’Anatt, les étapes clés pour obtenir la lettre de voiture nationale et internationale passent d’abord par l’inscription du transporteur sur la plateforme Sygfr.
« Il doit avoir l’autorisation de transport, tous les camions qu’il détient doivent être enrôlés sur la plateforme Sygfr » a-t-il dit.
D’après lui, « ceci est important d’autant plus que lors de l’obtention de l’autorisation, le transporteur dispose d’un lien qui lui permet d’avoir accès à son espace sur la plateforme pour pouvoir faire ses opérations ».
Ainsi, « A chaque fois qu’il a un nouveau camion, il l’enregistre. Les conducteurs de camion doivent être eux aussi enrôlés sur la plateforme. Les centres d’utilisateur de fret sont enrôlés sur la plateforme pour faciliter l’opération. Les commissionnaires agréés en douane qui doivent participer à l’opération de bout en bout au niveau du Port autonome de Cotonou doivent être enrôlés sur la plateforme pour avoir la main pour opérer. Tous les camions doivent disposer de la carte de transport nationale ou internationale. Après l’enregistrement de tous les acteurs sur la plateforme, lorsque le véhicule opère un chargement, cela permet au centre générateur de fret d’aller sur son espace, de rentrer au niveau des camions et de choisir le camion qui est venu charger et qui est sur la plateforme. Ceci permet d’émettre la lettre de voiture et de renseigner la lettre de voiture par rapport à tous les maillons du système », a-t-il expliqué.
Selon Abotsi Yao K, le twist lock se présente comme un gardien de la sécurité. Conçus avec de l’acier de haute qualité et une coulée de précision, ces verrous créent une connexion infaillible entre les conteneurs, empêchant les déplacements.
Dans l’objectif de sécuriser aussi bien la marchandise que les usagers de la route, « Nous allons réduire le nombre d’accidents sur les axes routiers », a-t-il indiqué.
Il est à noter que la mise en service de la lettre de voiture électronique s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur des transports terrestres au Bénin.
Un pas considérable pour l’économie béninoise et pour l’Afrique, qui pourrait y voir un modèle à suivre.
Le Bénin s’affirme ainsi comme un modèle dans la gestion du fret et ouvre la voie à une gestion plus transparente, efficace et sécurisée des marchandises.
Bertin Djitrinou




