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Transfert du marché Dantokpa : Des clarifications sur la stratégie du gouvernement

La démolition récente du marché Missèbo a suscité plus d’inquiétude au sein de nos populations, qui s’interrogent encore sur le mode de déménagement et du transfert des commerçantes et commerçants du marché Dantokpa, malgré qu’elles soient invitées à poursuivre leurs activités pendant la période des fêtes.

A en croire la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANAGeM), Eunice Loisel Kiniffo, les autorités béninoises ont opté pour une approche graduelle. Selon elle, les usagers de ce haut lieu commercial sont invités à poursuivre leurs activités pendant la période des fêtes, avant un déplacement progressif vers de nouveaux sites. « Le processus se fera en douceur », a-t-elle rassuré.

D’après les clarifications apportées par la directrice générale de l’ANAGeM sur la stratégie du gouvernement, un vaste recensement mené en 45 jours a permis d’identifier près de 20 000 acteurs répartis dans 33 secteurs d’activités à Dantokpa. L’objectif étant de garantir un relogement adapté à chacun, explique Eunice Loisel Kiniffo.

Dans cette perspective, certains commerçants seront orientés vers le pôle commercial Général Mathieu Kérékou, d’autres vers le pôle agroalimentaire du Grand Nokoué ou encore vers plusieurs marchés de détail.
Dans la même veine, des espaces auraient déjà été réservés dans plusieurs infrastructures, notamment à Midombo, Wologuèdè, Aidjèdo, Mènontin et Hlazounto à Agla, afin d’accueillir les commerçants concernés.

Rappelant que le Programme d’actions du gouvernement prévoit la construction de 35 marchés, dont 21 marchés modernes de détail et qu’à ce jour, 20 sont déjà opérationnels, la directrice générale de l’ANAGeM, confirme que le dernier, celui de Ouando à Porto-Novo, est en phase d’achèvement et devrait ouvrir prochainement.

Il est à noter également que d’autres projets sont en cours, notamment des marchés spécialisés pour le poisson, le bétail, les plantes médicinales, ainsi que la gestion future du marché flottant de Ganvié, sans oublier la délocalisation du port de pêche de Cotonou qui est aussi annoncée, avec des dispositions déjà engagées.

Bertin Djitrinou

Vision 2060 Alafia : Une approche qui engage le Bénin dans une trajectoire de progrès structuré (Le Bénin se dote d’une boussole nationale pour les 35 prochaines années)

Dans la logique d’une démarche de planification nationale déjà consacrée par la loi n°2025-16 adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en juillet 2025, la Vision 2060 Alafia a été officiellement lancée ce mardi 3 février 2026 sous le haut patronage du Président Patrice Talon.
Cette vision nationale de développement à l’horizon 2060, « Bénin 2060 Alafia », un monde de splendeurs qui s’appuie sur une approche inclusive, participative et scientifique, engage le pays dans une dynamique continue de progrès structuré à long terme, au-delà des cycles politiques.

Le Bénin se dote ainsi d’une boussole nationale pour les 35 prochaines années, qui repose sur des fondements solides : Paix, bonne gouvernance, prospérité et rayonnement culturel et international, les quatre piliers que la loi a définis pour structurer l’action publique de 2026 à 2060.

Loin d’être considérée comme le signale d’un point de départ isolé, la Vision 2060 se veut une accélération méthodique d’une dynamique déjà engagée, reposant sur une planification stratégique et l’implication des forces vives de la Nation, des jeunes aux femmes, des acteurs économiques à la diaspora.
En effet, ce cadre de développement à long terme a été construit en réponse à une volonté collective de transcender l’improvisation, les ruptures de cap et la navigation à vue qui ont parfois caractérisé les politiques publiques antérieures.
En inscrivant désormais ses politiques publiques dans un référentiel cohérent, participatif et contraignant, le Bénin affirme clairement sa capacité à penser son avenir avec lucidité et responsabilité.

Un pacte intergénérationnel

Plus qu’un horizon lointain, la Vision 2060 Alafia appelle chaque citoyen à se reconnaître acteur de ce projet national, à contribuer à la construction d’un pays digne, prospère et inclusif, capable de relever les défis du XXIᵉ siècle.

Dans une perspective de faire de l’action publique une œuvre structurée, durable et partagée par tous, ce lancement matérialise donc une volonté politique affirmée de poursuivre et consolider la dynamique de départ prise depuis 2016.

Dans un contexte mondiale soumis à de changements rapides, la marque d’une nation qui ne subit plus l’avenir, mais qui le prépare avec méthode, intégrité et ambition collective est celle de faire de la planification stratégique non plus un concept, mais une réalité opérationnelle, dont l’expression la plus ambitieuse, la Vision 2060 Alafia.

Bertin Djitrinou

Assemblée nationale béninoise : La date du 8 février 2026 marquera l’ouverture solennelle de la 10ème législature

La date d’installation des députés de la 10ème Législature est connue. Au Bénin, l’installation des députés élus lors des législatives du 11 janvier 2026 interviendra le dimanche 8 février 2026. Cette date qui découle des nouvelles dispositions du code électoral, modifié par la loi n°2024-13 du 15 mars 2024, fixe l’entrée en fonction des parlementaires au deuxième dimanche du mois de février de l’année électorale.
Pour cette journée qui marquera l’ouverture solennelle de la 10ème législature de l’Assemblée nationale, les nouveaux élus prêteront serment et entameront leur mandat, conformément au cadre constitutionnel en vigueur.

En rappel, plusieurs formations politiques étaient en lice lors du scrutin, dont le Bloc Républicain, l’Union Progressiste le Renouveau, Les Démocrates, Moele-Bénin et la FCBE.
A l’arrivée, les résultats des législatives du 11 janvier 2026 sont un succès pour le président Patrice Talon et sa majorité, qui selon les chiffres, renforcent leur contrôle sur l’Assemblée nationale.
Ainsi, la 10ème législature s’annonce sous de bons auspices pour la mouvance présidentielle. En effet, quatre ministres du gouvernement de la rupture ont été élus députés aux législatives du 11 janvier 2026.
Ces ministres du gouvernement Talon élus députés et qui, s’ils le souhaitent, siégeront à l’Assemblée nationale pour la 10ème législature sont : Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État en charge de la coordination de l’action gouvernementale, en tête de liste dans la 13ème circonscription électorale ; Assouma Alimatou Shadya, ministre de l’industrie et du commerce, élue députée dans la 13ème circonscription électorale ; Yayi Eléonore, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui a remporté un siège dans la 10ème circonscription électorale ; et enfin Jean-Michel Abimbola, ministre du tourisme, de la culture et des arts, élu député dans la 22ème circonscription électorale.

Incompatibilité des fonctions de ministre et de député

Au Bénin, pour assurer le respect de la séparation des pouvoirs (gouvernement/législatif) et éviter les conflits d’intérêts, conformément à la constitution, les fonctions de ministre et de député sont incompatibles
Ainsi, un ministre qui est élu député a l’obligation de choisir : soit de démissionner de son poste ministériel pour siéger à l’Assemblée nationale, soit de renoncer à son mandat de député.
La configuration finale de la future Assemblée nationale sera donc connue après cette rentrée officielle.

Selon un calendrier arrêté au niveau de chaque commune, le même texte prévoit également l’installation des conseillers communaux entre le premier et le troisième dimanche de février 2026.

Bertin Djitrinou

Conseil des ministres au Bénin : les grandes décisions du mercredi 28 janvier 2026

Réuni ce mercredi 28 janvier 2026 en conseil des ministres, le gouvernement du président Patrice Talon a décidé de la création de l’Agence pour l’assistance au retour des afro-descendants.

A l’occasion, plusieurs d’autres décisions ont été prises dont : Le règlement des droits et arriérés de salaires d’ex agents recrutés localement au niveau des musées publics ; La contractualisation pour la réalisation des travaux d’aménagement en terre de la piste rurale Gobé-Ayédjoko-Station de Pompage 1 et de ses bretelles (13,450 km) dans la commune de Savè ; L’agrément au Code des Investissements ; et l’approbation des lignes directrices du Plan Directeur de Développement du sous-secteur de l’Électricité au Benin à l’horizon 2045, du Plan National d’Electrification et du Plan d’Electrification Hors Réseau actualisés.

Bertin Djitrinou

Communales 2026 : l’UP Le Renouveau et le BR se partagent les 77 communes du Bénin

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a rendu publics les chiffres nationaux par formation politique, à l’issue de la consolidation des résultats des élections communales du 11 janvier 2026.

Pour ce scrutin, trois partis étaient en lice au plan national, sur un total de 2 715 528 suffrages valablement exprimés. Que reste-t-il donc à retenir ? Selon le verdict, les deux principaux partis de la mouvance présidentielle UP-R et BR, sur le front de ces communales arrivent en tête de la course en raflant la totalité des 1815 sièges de conseillers à pourvoir dans les 77 communes du pays. L’UP-R s’arroge 963 conseillers avec 48,92% des suffrages tandis que le BR se retrouve avec 852 conseillers pour 44,43% des suffrages.
Avec 48,92 % des voix, l’Union Progressiste Le Renouveau (UP Le Renouveau) arrive en tête, suivie du Bloc Républicain (BR) avec 44,43 %. La FCBE, créditée de 6,65 %, n’a pas atteint le seuil légal de 10 %, ce qui l’exclut de la répartition des sièges, conformément à l’article 184 du Code électoral.
En conséquence, seuls l’UP Le Renouveau et le BR sont admis à l’attribution des sièges communaux, qui seront ventilés par circonscription électorale communale.

L’intégralité du tableau de répartition des sièges par arrondissement et par parti est jointe à la publication de la CENA et peut être consulter sur le site de l’institution en charge des élections au Bénin.

Bertin Djitrinou

Renforcement de l’hygiène urbaine : Cotonou se dote de nouvelles toilettes publiques modernes (118 blocs de toilettes programmés dans toute la ville)

La métamorphose de ville de Cotonou se poursuit avec une nouvelle étape dans la modernisation de ses infrastructures urbaines, la mise en service de toilettes publiques modernes.
Longtemps attendue par les populations, cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par la mairie de Cotonou, en cohérence avec la vision du gouvernement béninois axée sur l’efficacité, la méthode et la durabilité de l’action publique. Ce projet vise à améliorer durablement l’hygiène et le cadre de vie dans la capitale économique

La mairie vient de franchir ainsi, une étape importante avec la réalisation d’un premier modèle de toilettes publiques à Aïbatin, dans le 12ᵉ arrondissement. Ce prototype marque le lancement effectif d’un vaste projet qui prévoit la construction d’une centaine de blocs de toilettes à travers la ville et ses environs.

Conçues dans le respect de la dignité des usagers pour répondre à un besoin essentiel souvent négligé dans les espaces urbains à forte fréquentation, ces installations sont construites selon des normes modernes et accessibles.

Au total, 118 blocs de toilettes publiques sont prévus. Le projet couvre l’ensemble des 13 arrondissements de Cotonou, avec une répartition pensée pour répondre aux besoins des populations, notamment dans les zones à forte fréquentation et les quartiers les plus exposés aux problèmes d’insalubrité.

Selon les détails, la zone Cotonou (arrondissements 1 à 13) concentrera l’essentiel des réalisations. Le 1er arrondissement bénéficiera à lui seul de deux lots distincts de huit blocs chacun. Les 2ᵉ et 4ᵉ arrondissements accueilleront neuf blocs, tandis que les 3ᵉ et 5ᵉ en recevront onze. Les 6ᵉ et 7ᵉ arrondissements verront l’implantation de douze blocs, contre onze pour les 9ᵉ et 10ᵉ arrondissements.
Quant au 8ᵉ arrondissement, il est concerné par deux lots totalisant onze blocs. Les 11ᵉ et 12ᵉ arrondissements bénéficieront respectivement de vingt blocs (répartis en deux lots) et de onze blocs. Enfin, le 13ᵉ arrondissement accueillera sept blocs dans le cadre de la zone strictement cotonoise.

Le projet ne s’arrête pas à la métropole Cotonou

Le projet s’étend à la commune d’Abomey-Calavi. En effet, un lot intercommunal prévoit la construction de 10 blocs supplémentaires, répartis entre le 13ᵉ arrondissement de Cotonou et les arrondissements de Togba et Godomey, dans la commune voisine d’Abomey-Calavi. Une approche qui traduit la volonté d’apporter une réponse cohérente aux enjeux sanitaires dans les zones urbaines et périurbaines fortement connectées.

La mairie entend lutter contre les pratiques d’aisance à l’air libre, améliorer l’hygiène publique et renforcer l’attractivité des espaces urbains par la mise en service progressive de ces infrastructures. Une réalisation qui certes, apportera des solutions pratiques aux préoccupations quotidiennes des populations. Car, l’amélioration du cadre de vie urbain passe aussi par l’accès à des infrastructures sanitaires de base.

Bertin Djitrinou

Régulation du numérique : Vers l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France

Les autorités Françaises s’apprêtent à prendre une décision historique dans le cadre de la régulation du numérique. Une proposition de loi visant à interdire l’accès des enfants de moins de 15 ans aux réseaux sociaux est actuellement au cœur des débats.

A l’origine de cette mesure présentée comme indispensable face à l’explosion des usages numériques chez les plus jeunes et à leurs conséquences préoccupantes, un constat alarmant : cyberharcèlement, addiction aux écrans, troubles de l’attention, anxiété, exposition à des contenus violents ou inappropriés.
Selon les pouvoirs publics, les plateformes numériques jouent désormais un rôle trop central dans la construction psychologique des adolescents, souvent sans garde-fous suffisants.
Ouvrant un débat de fond sur la place du numérique dans la vie des enfants et des adolescents, la France pourrait devenir l’un des premiers pays européens à imposer une limite d’âge légale stricte pour l’accès aux réseaux sociaux,

Ainsi, l’interdiction pourrait entrer en vigueur dès la rentrée scolaire 2026, si cette loi est adoptée et une liste officielle serait établie par les autorités, en fonction des risques identifiés pour les mineurs.
En clair, les réseaux sociaux les plus populaires auprès des jeunes comme TikTok, Snapchat ou Instagram pourraient être strictement interdits aux moins de 15 ans.
Cependant, certaines plateformes resteraient accessibles uniquement avec l’accord explicite des parents, qui pourraient encadrer les conditions d’utilisation : durée de connexion, plages horaires ou contrôle des contenus.
L’objectif affiché n’étant pas de bannir totalement le numérique, mais d’en reprendre le contrôle, cette réforme s’inscrit dans une politique plus large de protection des jeunes faces aux écrans.

Par ailleurs, le gouvernement envisage également de renforcer les restrictions sur l’usage du téléphone portable dans les établissements scolaires, y compris au lycée, afin de favoriser la concentration et le bien-être des élèves.

Toutefois, largement soutenue par de nombreux parents et professionnels de l’enfance, la mesure ne fait pas l’unanimité.
Craignant qu’elle ne pousse les adolescents à contourner les règles ou dénonçant une interdiction difficile à appliquer pour certains, d’autres estiment qu’une éducation au numérique serait plus efficace qu’une interdiction pure et simple.

Bertin Djitrinou

Politique de modernisation du commerce urbain : Les commerçants de friperie de Missèbo, désormais dotés d’un cadre digne et structuré

Le quartier PK3 abrite depuis ce vendredi 23 janvier 2026, une infrastructure d’envergure, le grand marché moderne de friperie, s’inscrivant dans la politique de modernisation du commerce urbain à Cotonou.

Renforçant l’attractivité et le dynamisme économique de la ville de Cotonou, cette réalisation, portée par le Président Patrice TALON et son gouvernement, incarne une vision de modernisation des marchés et de soutien à l’économie locale.

Présentée comme un levier de structuration et de durabilité du commerce, la portée économique et sociale de cette infrastructure n’est plus à démontrer.

Conçu pour répondre aux exigences d’un commerce moderne, le nouveau marché propose des espaces organisés, sécurisés et salubres, favorisant de meilleures conditions de vente et d’accueil des clients.
Il rassemble des commerçants béninois aux côtés de ressortissants de plusieurs pays de la sous-région, notamment du Niger, du Nigeria, du Togo et du Ghana, illustrant la vocation inclusive et régionale du Bénin.

Les commerçants bénéficient désormais d’étals adaptés, d’espaces de stockage fonctionnels et d’une accessibilité améliorée, tandis que les populations riveraines profitent d’un environnement commercial plus sûr et mieux organisé.

Cette réalisation met ainsi, un terme à plusieurs années de précarité pour de nombreux commerçants, en particulier ceux précédemment installés à Missèbo.

Bertin Djitrinou

10ème législature au Bénin : Les Démocrates récoltent 16% qui ne servent à rien

Le paysage politique béninois renoue avec une configuration qu’il a connue il y a quelques années. A l’issue des élections législatives du 11 janvier 2026 dont les résultats définitifs ont été publiés par la Cour constitutionnelle le lundi 19 janvier 2026, après leur proclamation provisoire par la Commission électorale nationale autonome (CENA) le samedi 17 janvier 2026, l’Assemblée nationale sera exclusivement composée de formations proches du pouvoir. Il s’agit de la liste des députés élus, notamment ceux issus des formations Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et Bloc Républicain (BR).

Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, se retrouve sans députés à cette 10ème législature, récoltant 16% qui ne servent à rien. Un véritable gâchis politique dû à l’entêtement de ses leaders.

Principale force d’opposition engagée dans la compétition sans alliance, le parti Les Démocrates n’est pas parvenu à franchir le seuil électoral requis pour l’attribution des sièges selon les grandes tendances annoncées par la CENA. Avec un score national estimé à environ 17 % et près de 450 000 suffrages exprimés en sa faveur, la formation n’a pas atteint les 20 % exigés dans les 24 circonscriptions électorales. Ce résultat la prive de toute représentation parlementaire.

L’UP-Le Renouveau conserve sa place de première force politique avec 60 sièges (+7 députés). Le Bloc Républicain progresse significativement (49 sièges, +21).
Ainsi, comme en 2019, aucun parti d’opposition n’y fera son entrée à l’Assemblée nationale pour cette 10ème législature.
Cette absence de députés d’opposition place Les Démocrates dans une situation comparable à celle de 2019, année au cours de laquelle l’opposition n’avait pas pris part au scrutin législatif.

Cependant, il convient de noter que la réforme du système partisan produit des résultats probants tout en faisant observer que le seuil de 20% est atteignable.

A ce titre, les autres partis doivent s’inspirer de cet exploit de L’UP-Le Renouveau et le BR en repensant à leurs stratégies pour renforcer leurs carapaces et progresser lors des échéances à venir.

Bertin Djitrinou

Processus de réorganisation urbaine et urgence sociale : Le marché de Missèbô rasé pour cause d’utilité publique

Le marché de missèbô a été démoli ce jeudi 22 janvier 2026. Haut lieu du commerce de friperies et de chaussures à Cotonou, ce site marchand emblématique a été en quelques heures, vidé puis entièrement rasé. L’opération, menée par les services techniques à l’aide d’engins lourds, s’est déroulée dans un climat de forte tension.

De nombreux commerçants pris de court, ont tenté de sauver leurs marchandises dans la précipitation, parfois sous la pression directe des pelleteuses déjà à l’œuvre.
Des scènes exposant des vendeurs déboussolés, oscillant entre colère et incompréhension, face à la disparition brutale d’un espace qui constituait leur principale source de revenus.
Toutefois, cette démolition s’inscrit dans un processus de réorganisation des marchés urbains, piloté par l’Agence nationale de gestion des marchés modernes (ANaGeM).

A en croire les autorités qui rappellent que les commerçants concernés ont été invités à rejoindre un nouveau site spécialement aménagé pour les activités de friperies, l’ANaGeM avait déjà quelques jours plus tôt, le vendredi 16 janvier 2026, procédé à la remise officielle des clés de 349 boutiques du marché moderne de friperies d’Akpakpa PK3.

En effet, ce complexe, destiné à accueillir progressivement près de 2 200 commerçants issus notamment de Misèbô et de Dantokpa, comprend des boutiques fermées ainsi que plus de 1 700 étals, dans un cadre répondant aux normes d’hygiène, de sécurité et d’organisation.

Symbole de la volonté des autorités de tourner la page des installations jugées anarchiques, au profit d’infrastructures modernes, censées améliorer les conditions de travail des commerçants et l’attractivité économique de la capitale économique, ce nouveau marché de PK3 regroupe des acteurs béninois, nigérians et nigériens.

Certes, pensé pour structurer durablement le commerce de vêtements de seconde main. Cependant, la disparition de missèbô laissera une empreinte sociale forte dans le paysage commercial de Cotonou. Car, la transition demeurera pour de nombreux vendeurs affectés, difficile.

Bertin Djitrinou

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