Le Trésor public béninois vient de lever 33 milliards FCFA grâce à une émission de Bons assimilables du trésor à 91 jours, sursouscrite à plus de 200% sur le marché régional de l’Umoa, dans le cadre de sa stratégie de mobilisation de ressources à court terme.
Cette opération conduite lors d’une adjudication de Bons assimilables du trésor (Bat) à 91 jours, a été organisée le mercredi 6 août 2025.
Le 6 novembre 2025, l’émission obligataire de 33 milliards FCFA, réalisée par l’Etat béninois, arrive à échéance.
Visant à répondre aux besoins de trésorerie par des ressources levées sur le marché régional de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique de financement à court terme du trésor public.
En effet, l’appel d’offres initial portait sur 30 milliards FCFA, mais l’engouement des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec un total de soumissions atteignant 64,967 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 216,56 %.
Ainsi, le montant finalement retenu s’élève à 33 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture des soumissions retenues de 110 % et un taux d’absorption de 50,8 %.
Le rendement moyen pondéré des titres s’est établi à 5,20 %, tandis que le taux marginal s’élève à 5,24 %. L’adjudication a mobilisé 14 participants pour un total de 20 soumissions, provenant essentiellement des pays membres de l’Union.
En tête des souscripteurs, le Bénin a proposé 30,71 milliards FCFA, dont 18,424 milliards ont été retenus. Le Togo suit avec 9,526 milliards retenus sur 15 milliards soumis. Le Sénégal, quant à lui, a vu 2 milliards acceptés sur 10 milliards proposés, tandis que le Mali et le Niger ont chacun obtenu 1,525 milliard FCFA.
Cependant, aucune offre n’a été retenue en provenance de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau ou du Burkina Faso, malgré des propositions enregistrées.
En témoignage de la confiance des investisseurs dans la gestion de ses finances publiques à court terme, cette opération confirme une meilleure attractivité du Bénin sur le marché régional.
Bertin Djitrinou

