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Compte rendu du conseil des ministres de ce mercredi 23 juillet 2025

Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 23 juillet 2025 au palais de la marina, sous la présidence de SEM Patrice Talon, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement.

Au menu des grandes décisions, il a été adopté en son premier point, sous la rubrique des mesures normatives, la réglementation du dispositif pour la sécurité des patients en République du Bénin.

Ce dispositif, initié par l’Autorité de Régulation du secteur de la Santé, participe de la volonté du Gouvernement d’améliorer sur la durée, la qualité des soins au niveau de l’ensemble du secteur sanitaire du Bénin.

Son application favorisera la diminution des préjudices causés aux patients à l’occasion des soins, l’amélioration de la qualité du service et le regain de la confiance des populations qui devra se traduire par une augmentation de la fréquentation des établissements de santé.

Dans son contenu, le texte prend en compte l’ensemble des mesures institutionnelles, réglementaires et pratiques à mettre en place pour garantir la sécurité des patients.

Il fixe les normes à respecter qui seront évaluées suivant une série de critères essentiels, opposables à tous les acteurs exerçant au niveau des formations sanitaires publiques et privées.

Au deuxième point des mesures normatives, il a été question de la déclaration d’utilité publique du périmètre retenu pour abriter une Zone économique spéciale à Kétou.

La création de cette zone étant la concrétisation d’initiatives conjointes visant le renforcement des relations économiques avec le Nigeria, le rapport du conseil renseigne que ladite zone sera dédiée notamment au développement d’opportunités de production et de transformation de céréales en forte demande au Nigeria ainsi que de filières compétitives intégrées.

A ce titre, un site de 983 hectares identifié à Illara dans la commune de Kétou est déclaré d’utilité publique et la procédure devant aboutir à sa libération, engagée, selon le rapport du conseil.

Au titre d’autres mesures normatives, ont été adoptés les décrets portant : Obligation de prise en compte des changements climatiques dans les stratégies et planifications des entreprises publiques ; Modification des statuts de la Société béninoise des Infrastructures de l’Eau (SoBIE) S.A. et nomination des membres de son conseil d’administration.

Au menu des communications en son point un, il a été question de l’approbation du Plan stratégique 2025-2029 du ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi.

Ledit Plan a pour objectif de renforcer la contribution des entreprises relevant du portefeuille de ce ministère à la croissance économique par la création de richesse, d’emplois décents et durables.

D’après le relevé du conseil, il postule qu’« À l’horizon 2029, le ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi est une administration innovante, proactive et inclusive, moteur du développement de l’entrepreneuriat, de l’artisanat et de la promotion des petites et moyennes entreprises ».

Il constitue un outil de planification à moyen terme et un référentiel de programmation de toutes ses interventions sur la période visée.

Le conseil y a marqué son accord et instruit le ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi à l’effet de prendre, en collaboration avec les autres ministres concernés, toutes les dispositions nécessaires à son opérationnalisation.

Au point deux de cette rubrique, il a été question de l’approbation du Plan d’Action de Réinstallation des personnes affectées par le Projet Sèmè City.

La construction du campus principal de Sèmè City, qui devra être achevé pour accueillir les étudiants dès septembre 2028, se fera sur un domaine de 336 hectares situé dans la commune de Ouidah.

A cet effet, les études d’impact environnementales et sociales ayant été déjà réalisées de même que le Plan d’Action de Réinstallation, ont permis d’identifier 985 personnes sinistrées et d’évaluer les biens affectés.

Par ailleurs, les études de planification urbaine, d’aménagement et de programmation architecturale du site sont également terminées. Les travaux de viabilisation seront réalisés en 3 phases dont la première qui porte sur 174 ha démarrera incessamment.

C’est dans ce cadre que le présent Plan est approuvé pour servir de base aux mesures compensatoires à mettre en œuvre au profit des personnes appelées à libérer le site.

Au menu des mesures individuelles, des nominations ont été prononcées au ministère des Affaires Etrangères.

Ainsi, ont été nommés ambassadeurs thématiques chargés de la diaspora afro-descendante aux Etats-Unis d’Amérique, Shelton Jackson Spike LEE et Tonya Lewis LEE.

Bertin Djitrinou

Application des nouvelles lois sur la nationalité : Le ministère de la Justice annonce la suspension de la délivrance des certificats de nationalité par les Tribunaux

Dans une note officielle en date du lundi 21 juillet 2025, Le ministère de la Justice a annoncé la suspension immédiate de la délivrance des certificats de nationalité par les juridictions du pays.

Désormais, le traitement exclusif des demandes de nationalité relève de l’Autorité pour la délivrance des actes de nationalité (Adan).

Cette structure, placée sous la tutelle du ministère de la Justice, est chargée de recevoir les dossiers, les examiner et statuer sur l’acquisition ou la reconnaissance de la nationalité béninoise.

En effet, cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’application des nouvelles lois sur la nationalité, notamment la loi n°2022-32 du 20 décembre 2022 portant Code de la nationalité et la loi n° 2024-31 du 2 septembre 2024 relative à la reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants.

D’après la note, toutes les juridictions doivent cesser immédiatement la signature des certificats de nationalité, scanner et transmettre les dossiers en cours à l’Adan pour traitement.

Dans la même veine, les chefs de juridiction sont également tenus de rendre compte de l’exécution de ces instructions dans les plus brefs délais.

Conformément aux nouvelles orientations légales, cette centralisation vise à harmoniser le traitement des dossiers de nationalité à l’échelle nationale, renforcer la transparence dans les procédures et faciliter l’accès à la nationalité pour les afro-descendants.

Bertin Djitrinou

Rencontre Présidentielle avec les opérateurs économiques : A cœur ouvert, Patrice Talon séduit et rassure les grands patrons d’entreprises du Bénin

(Une dynamique de partenariat public-privé renouvelée)

Le Palais de la République à Cotonou a été le théâtre d’une rencontre peu ordinaire mais plutôt stratégique entre le président Patrice Talon et les grands dirigeants du secteur privé béninois.

Intitulée « À cœur ouvert avec les opérateurs économiques », le Chef de l’État a initié un dialogue direct, une discussion franche, dans un cadre décontracté, sans protocole et sans stress avec les acteurs clés de l’économie nationale, loin des discours officiels et des mises en scène solennelles.

Optant ainsi pour une démarche humaine et sincère, le président Talon a échangé à bâtons rompus avec ses invités sur les défis économiques du pays, la fiscalité, le cadre juridique, l’accès au financement ou encore les perspectives d’investissement.

A traves une démonstration mettant en lumière sa maîtrise des dossiers et surtout sa volonté de transparence, le président a rappelé l’engagement de son gouvernement à consolider les avancées économiques obtenues ces dernières années.

« Le Bénin donne un signal de progrès. Même si on n’y fait pas fortune du jour au lendemain, on peut y grandir. Le Bénin rassure. Nous allons attirer d’autres investisseurs », a affirmé le président Patrice Talon.

Si la parole présidentielle a trouvé un écho favorable chez les invités, c’est “l’attractivité du Bénin et son rôle de vitrine pour l’Afrique” qui impressionne Charles Isaac Fibbs Fiberesima, Directeur Général de BSIC Bénin.

Abdel Mumin Zampalegre, patron de la BOA-Bénin, conquis et confiant, déclare : « Nous avons senti une volonté réelle de faire du Bénin une terre d’investissement. Aujourd’hui, the place to be, c’est ici. »

Dans les perspectives d’une politique de transition, il est à noter que cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations initiées par le président depuis l’annonce, le 14 mars 2025, de sa décision de ne pas briguer un troisième mandat à la présidentielle de 2026.

Patrice Talon engage ainsi un dialogue avec les différentes composantes de la nation, dont le secteur privé occupe une place de choix.

Dans une dynamique de bâtir un écosystème économique durable, Patrice Talon a réitéré sa vision d’un Bénin résolument tourné vers l’avenir, en se fixant sur la bonne gouvernance, l’ouverture économique et la confiance mutuelle entre pouvoir public et secteur privé.

« Notre richesse n’est pas dans le sous-sol, elle est dans la confiance et la rigueur que nous bâtissons ensemble », a-t-il précisé.

Cette démarche constitue au-delà de tout, le témoigne d’un État à l’écoute, soucieux de créer un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et à la croissance.

Bertin Djitrinou

Missions pour la riposte sécuritaire au Bénin : Le gouvernement annonce un recrutement de 115 agents au profit des Eaux et Forets

Le gouvernement béninois vient d’annoncer un nouveau concours de recrutement. Au nombre des décisions prises au terme du conclave hebdomadaire des ministres ce mercredi 16 juillet 2025, le gouvernement béninois a annoncé le recrutement de 115 agents au profit des Eaux, Forêts et Chasse.

En effet, il s’agit de 115 fonctionnaires à recruter au profit des Eaux, Forêts et Chasse pour renforcer la protection des ressources naturelles et la gestion durable de l’environnement.

Selon le relevé du conseil des ministres, ces personnels seront déployés après leur formation pour renforcer les capacités d’intervention de la corporation dans les missions à elle dévolues.

Il s’agit notamment de celles relatives à la riposte sécuritaire. Les personnels sont répartis à raison de : quatre-vingt-quinze (95) Gardes Forestiers ; dix (10) Contrôleurs et dix (10) Conservateurs des Eaux Forêts et Chasse.

Les conditions de participation, la date de composition et les détails y afférents ne seront bientôt connus.

Bertin Djitrinou

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : Les nouvelles ambitions du gouvernement Talon

Le gouvernement du Président Patrice Talon n’entend pas baisser les bras dans l’implémentation de sa vision d’un Bénin bien gouverné, pays moderne, résolument engagé sur la voie du développement durable, dans un environnement sain où il fera bon vivre pour chacun et tous.

Réuni en conseil des ministres ce mercredi 16 juillet 2025 au Palais de la Marina sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, SEM Patrice Talon, le gouvernement a procédé à l’approbation de la Politique nationale de Développement des énergies renouvelables (PONADER) 2020-2030 actualisée et sa stratégie 2025-2030.

D’après le compte rendu du conclave hebdomadaire gouvernemental, cette politique vise à « faire des énergies renouvelables la source prioritaire de la satisfaction durable et optimale des besoins énergétiques nationaux à l’horizon 2030 ».

Sa mise à jour et son opérationnalisation à travers sa stratégie 2025-2030 permettront, à terme, aux consommateurs d’avoir accès à moindre coût aux services énergétiques de qualité, sécurisés, durables et efficaces.

Elle postule en effet qu’« à l’horizon 2030, la maîtrise d’énergie au Bénin garantit la réduction considérable de la consommation, de la dépendance et des dépenses énergétiques sans préjudice de la qualité des services énergétiques ».

Ainsi, sa mise en œuvre selon le compte rendu permettra au Bénin d’œuvrer davantage à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de mieux s’adapter aux changements climatiques et de favoriser l’accès à tous et à moindre coût aux énergies renouvelables.
Elle contribuera selon le relevé du conseil, au développement durable et à la promotion des activités socioéconomiques du monde rural par une énergie moderne.

Le compte rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement explique que la PONADER servira ainsi de cadre de référence d’élaboration et d’exécution des projets et programmes d’énergies renouvelables au Bénin.

A cet effet, elle vise à mettre en place les cadres de planification, d’orientation, de coordination et de suivi-évaluation.
Il en découle des actions relatives à l’efficacité énergétique, aux économies d’énergie dans tous les secteurs, aux mécanismes d’intervention plus cohérents.

S’inscrivent dans cette logique, le renforcement des cadres institutionnel et juridique existants, la création des mécanismes de financement en soutien au développement des actions de maîtrise d’énergie en général.

Cette politique traduit ainsi selon le relevé, la volonté du gouvernement d’orienter et de coordonner toutes les interventions dans le sous-secteur, tant des acteurs publics, parapublics que privés.

Le relevé du conseil des ministres renseigne que pour en assurer l’effectivité, la PONADER est dotée d’une stratégie de mise en œuvre sur la période 2025-2030 destinée à induire des résultats objectifs pour en favoriser l’évaluation.

Bertin Djitrinou

Bénin : Les grandes décisions issues du conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2025 et les nominations prononcées

Le conseil des ministres de ce mercredi 16 juillet 2025 s’est tenu au Palais de la Marina sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, SEM Patrice Talon. 

Au terme de ce conclave hebdomadaire des membres du gouvernement, plusieurs décisions ont été prises et des nominations prononcées.

Ont été adoptés au titre des mesures normatives : Le décrets portant sur les attributions, l’organisation, le fonctionnement et le régime électoral de l’Ordre national des Pharmaciens, de l’Ordre national des Médecins et de l’Ordre national des Chirurgiens-dentistes ; La transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi portant modification de la loi N°2024-28 du 26 juillet 2024 sur les Ordres Nationaux du Bénin ; La nomination des Commissaires aux comptes près le Centre National des Produits biologiques à usage vétérinaire ; La nomination de Magistrats à la Chancellerie et dans les juridictions ; L’approbation des statuts modifiés de l’Agence de contrôle des Installations électriques intérieures (CONTRELEC).

Au menu des communications il a été question : Du recrutement par concours direct de cent quinze (115) fonctionnaires des Eaux, Forêts et Chasse ; De l’adhésion du Bénin à l’initiative GlobE Network de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ; De l’approbation de la Politique nationale d’Évaluation (PNE) 2025-2034 et sa Stratégie nationale d’Évaluation 2025-2029 ; De l’approbation de la Politique nationale de Développement des énergies renouvelables (PONADER) 2020-2030 actualisée et sa stratégie 2025-2030 ; De l’approbation de la Politique nationale de Maîtrise d’énergie (PONAME) 2020-2030, actualisée et sa stratégie 2025-2030.

Quant aux mesures individuelles, plusieurs nominations ont été prononcées au ministère des Affaires Etrangères, au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et au ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines

Bertin Djitrinou

Coopération bilatérale bénino-sénégalaise : les deux dirigeants affichent leur volonté de construire une réponse face aux défis de la sous-région

Sur invitation du Président de la République, SEM Patrice Talon, le Président de la République du Sénégal, SEM Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a effectué les 15 et 16 juillet 2025, une visite de travail au Bénin.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a donc effectué, ce mardi 15 juillet 2025, sa toute première visite officielle au Bénin depuis son investiture. Une visite marquée par des échanges bilatéraux intenses et des appels à une réforme des organisations régionales.

L’illustre hôte, accueilli dans l’après-midi de ce mardi 15 juillet 2025 à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou avec les honneurs dus à son rang par le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a entamé une visite de travail de haut niveau en terre béninoise.

Une rencontre symbolique, mais aussi stratégique, qui s’inscrit dans la volonté partagée de renforcer les liens historiques et diplomatiques entre Dakar et Cotonou.

Au cours de son séjour en terre hospitalière du Bénin, le Chef de l’État sénégalais sera reçu, dans la soirée du mardi 15 juillet 2025 au Palais de la Marina, par son homologue béninois, le Président Patrice Talon pour un tête-à-tête.

Durant près de deux heures, Bassirou Diomaye Faye et Patrice Talon ont eu un échange en présence des membres des deux délégations. Au terme de cette rencontre, les deux chefs d’État ont animé un point de presse conjoint au cours duquel ils ont révélé les grands axes de leurs discussions.

Il convient de retenir que les deux dirigeants ont abordé des questions stratégiques relatives au renforcement des liens bilatéraux, dans un contexte régional marqué par des défis communs et des aspirations partagées en matière de paix, de développement et d’intégration sous-régionale.

Le président béninois a salué la venue de son homologue sénégalais en exprimant sa « fraternelle amitié » et en remerciant ce dernier pour avoir choisi le Bénin comme étape dans sa tournée de civilité régionale.

Face aux médias, Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler l’importance qu’il accorde à la relation entre les deux pays. « Le Bénin figurait en très bonne place dans le calendrier de mes visites. Des contraintes d’agenda ont retardé ce déplacement, mais mon désir de venir à Cotonou est resté intact » a-t-il fait savoir.

Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de dynamiser les relations économiques entre leurs pays. Pour Diomaye Faye, les relations déjà cordiales peuvent être portées à un niveau supérieur, notamment à travers une intensification des échanges commerciaux.

« Nous pouvons aujourd’hui, en raison de la qualité de la relation, faire beaucoup plus et beaucoup mieux sur le plan des échanges commerciaux », a-t-il souligné.

Abordant des sujets de portée sous-régionale au-delà de la coopération bilatérale, cette visite a permis aux deux chefs d’État d’exprimer leurs préoccupations face à l’instabilité sécuritaire dans la région ouest-africaine, en particulier la menace terroriste.

Le président sénégalais a exprimé sa solidarité avec le peuple béninois, récemment touché par des événements liés à cette lutte, et a assuré Patrice Talon du soutien du Sénégal.

En outre, Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de réformer la CEDEAO et l’UEMOA, deux institutions jugées aujourd’hui peu adaptées aux défis actuels.
« Nous avons convenu, le président Talon et moi, d’entreprendre des démarches pour redynamiser l’UEMOA, avec le soutien des autres chefs d’État membres » a-t-il déclaré.

Saluant à l’avance le peuple béninois pour la prochaine fête nationale avant de terminer son propos sur une note d’amitié et d’espoir, symbolisant la vision d’une Afrique de l’Ouest solidaire et résiliente, le président sénégalais en a profité pour revenir sur les conclusions du dernier sommet de la CEDEAO, qu’il juge prometteur mais nécessitant des réformes profondes pour faire face aux enjeux de l’heure.

Une visite symbolique, mais plutôt teintée d’une coopération bilatérale plus dynamique dont les implications pourraient se révéler stratégiques dans un proche à venir.

Au-delà des échanges diplomatiques classiques de de renforcement de l’axe Dakar-Cotonou, cette visite de travail du président sénégalais au Bénin s’inscrit aussi dans une dynamique de relancer l’intégration régionale sur des bases plus solides.

Bertin Djitrinou

Élections générales de 2026 au Bénin : L’ANIP et la CENA réaffirment leur engagement pour des élections transparentes, inclusives et apaisées

L’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) a transmis ce lundi 14 juillet 2025, les statistiques de la Liste électorale informatisée (LEI) à la Commission électorale nationale autonome (CENA), à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’institution électorale, en présence des membres du Conseil électoral et de la Direction générale des élections.

Dans le respect de la disposition de l’article 17 nouveau du Code électoral, l’ANIP a procédé à la remise officielle des données statistiques de la liste électorale informatisée devant servir aux élections générales de 2026.

En effet, conformément au calendrier établi par le Code électoral en vigueur en République du Bénin, « l’Agence nationale d’identification des personnes transmet à la Commission électorale nationale autonome les statistiques relatives à la Liste électorale informatisée cent quatre-vingts (180) jours avant la date du scrutin, puis la liste elle-même, au plus tard soixante (60) jours avant la date du premier scrutin de l’année électorale. La Liste électorale informatisée est publiée quinze (15) jours avant sa transmission à la Commission électorale nationale autonome. »

Rappelant dans son allocution que la loi prévoit la transmission des statistiques 180 jours avant la date du scrutin, le président de la CENA Sacca Lafia, recevant la clé USB contenant ces précieuses données n’a d’ailleurs pas manqué de rendre un hommage à Aristide Guy Adjinacou Gnahoui, Directeur général de l’ANIP, pour le respect des délais légaux.

« Cet instrument nous permet de finaliser nos projections en matière de logistique électorale et de ressources humaines pour la tenue effective des scrutins : nombre d’urnes, d’isoloirs, de bureaux de vote, ainsi qu’une estimation du corps électoral. Merci également pour le respect du calendrier, qui contribue à apaiser le travail de planification de la CENA », a-t-il confié.

Dans son intervention, le directeur général de l’ANIP, Aristide Guy Adjinacou Gnahoui a précisé que les données transmises sont issues du Registre national des personnes physiques (RNPP) et portent sur la répartition des électeurs en âge de voter au 11 janvier 2026, date des premières élections générales de l’année électorale.

D’après le directeur général de l’ANIP, Aristide Adjinacou Gnahoui, les statistiques transmises couvrent l’ensemble des électeurs inscrits, y compris ceux de la diaspora.
« Les données sont ventilées par département, commune, arrondissement, village ou quartier de ville, centre et poste de vote. » a-t-il indiqué.

Une répartition par genre a également été introduite, à la demande de la CENA. Il a par ailleurs précisé que les citoyens ont encore la possibilité de transférer leur centre de vote, et que les opérations d’enrôlement se poursuivent pour permettre aux non-inscrits d’intégrer la LEI avant sa clôture officielle.

Ainsi, le processus d’élaboration de la Liste électorale informatisée (LEI) poursuit sereinement son cours, sous le signe de la transparence et de la collaboration institutionnelle.

Par cette cérémonie, les deux institutions réaffirment leur engagement à travailler la main dans la main pour des élections transparentes, inclusives et apaisées.

Bertin Djitrinou

Baccalauréat 2025 au Bénin : Les raisons du record historique d’un taux de réussite national de 73,02 %

Les candidats à l’examen du Baccalauréat, session de juin 2025, sont désormais fixés sur leur sort. Les résultats du Baccalauréat 2025 ont été officiellement proclamés ce mercredi 9 juillet au Bénin.

Sur les 78.537 candidats présents aux épreuves, 57.349 ont été déclarés admissibles, soit un taux d’admissibilité national de 73,02 %. C’est une performance jamais enregistrée dans l’histoire des examens du Baccalauréat au Bénin.

En termes de classement, l’Atlantique, le Plateau et Littoral sont en tête de peloton respectivement avec 78,13 %, 75,83%, et 73,47 %.

Les séries scientifiques et techniques ont affiché des taux contrastés. La série C enregistre la meilleure performance avec 82,77 %, suivie des séries B (81,25 %) et A1 (78,68 %).

À l’inverse, la série F1 reste en retrait avec un taux de réussite de 27,51 %, tandis que F4 et EA atteignent respectivement 36,45 % et 63,70 %.

En récapitulatif, au plan départemental, l’Atlantique se distingue avec un taux de réussite de 78,13 %, devant le Couffo (77,95 %) et le Mono (76,00 %).
Les départements de l’Alibori, de la Donga et de l’Atacora ont quant à eux enregistré respectivement 60,55 %, 65,57 % et 65,54 %. L’Alibori enregistre le taux le plus faible : 60,55 %.
Les départements du Littoral, du Plateau et du Zou se situent légèrement au-dessus de la moyenne nationale.

En rappel, cette année, 79 588 candidats se sont inscrits, répartis dans 140 centres à travers le pays. Ce chiffre représente une augmentation de 5,25 % par rapport à 2024. On note également une hausse du nombre de filles inscrites : 35 667 en 2025 contre 32 941 l’année précédente.

Les fruits ont tenu la promesse des fleurs

La performance encourageante de cette session des examens du Baccalauréat au Bénin, reflète les efforts remarquables des apprenants, des enseignants, des parents et des institutions, couronnés par les 9 mois d’activités pédagogiques sans le moindre mouvement de grève.

Grâce à la loi N° 2018-34 du 05 octobre 2018 portant exercice du droit de grève en République du Bénin, il est important de noter que cette promotion depuis la 6è en Tle n’a jamais connu de mouvements de débrayage.

En plus de la rigueur, certes au goût amère imprimée par le gouvernement de la rupture sous le leadership du Président Patrice TALON, tous les acteurs se sont véritablement impliqués, surtout avec la reforme EducMaster.

En effet, cette plateforme électronique EducMaster a permis de contrôler, avec détails, le moindre dérapage dans le système éducatif béninois.

Aujourd’hui au Bénin, il n’y a plus d’absence non justifiée, plus de retard tant dans le rang des enseignants que des apprenants, encore moins de faux bulletins.

Aux performances de chaque enseignant connues au détail près, s’ajoute la subvention des Travaux Dirigés aussi bien par l’état que par des acteurs politiques, qui ayant compris que l’éducation est le socle du développement de la nation, ont considérablement investi dans le renforcement de ces apprenants soucieux de décrocher le premier diplôme universitaire.
Aujourd’hui, l’environnement est favorable aux plus disciplinés et plus jeunes apprenants qui se laissent enseigner.

Grâce au mécanisme mis en place par le gouvernement pour réprimer le harcèlement et autres abus sexuels en milieu scolaire, les jeunes filles, quant à elles, ont le soutien constant et la protection de l’administration scolaire.

Ceci se justifie par une baisse conséquente, du taux de grossesses en milieu scolaire, contrairement aux années antérieures.

Sans risque de se tromper, avec tous ces efforts renforcés par la mise en œuvre du projet Swedd où les jeunes filles bénéficient des subventions et des kits scolaires, la courbe soit ascendante.

Bertin Djitrinou

Clarification sur la récente hausse des frais de transactions mobile au Bénin : Un réajustement économique légitime, validé par des autorités monétaires

Une augmentation des tarifs appliqués par les opérateurs GSM dans le cadre des transactions financières a été constatée depuis quelques jours au Bénin.
Dans un contexte actuel des transactions financières, cette hausse des frais sur les opérations via mobile éveille des interrogations légitimes parmi les usagers.

En effet, cette augmentation suscite depuis quelques jours, un regain de critiques, tendant pointer directement le doigt sur le Président Patrice TALON et son gouvernement, bien qu’il convient de préciser que cette perception est infondée.

A la clarification sur cette récente augmentation des tarifs des transactions financières par les Opérateurs GSM, il convient de préciser que cette décision ne relève aucunement pas de l’initiative du Gouvernement béninois.

Il est important de préciser que les services financiers mobiles sont dans une activité réglementée et suivie par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), seule autorité compétente pour apprécier, analyser et valider les grilles tarifaires des opérateurs dans l’espace UEMOA.

D’après nos sources d’informations disponibles, les tarifs appliqués antérieurement par les réseaux GSM étaient définis dans le cadre d’une politique de promotion de la bancarisation de l’économie, encouragée par la BCEAO. Ces tarifs préférentiels ne couvraient pas nécessairement les coûts réels des prestations fournies.

En conséquence, la BCEAO a récemment décidé d’ajuster ces tarifs afin de mieux refléter la réalité économique et de garantir un équilibre financier sain au sein du secteur.

L’évolution récente des prix semble donc s’inscrire dans une dynamique de réajustement visant à garantir la viabilité économique des services proposés par les opérateurs, tout en respectant les normes et procédures en vigueur.

Il est alors essentiel de comprendre que cette révision n’émane pas d’une volonté étatique, mais s’inscrit dans le cadre d’une régulation pilotée par la BCEAO, l’institution compétente pour traiter des questions tarifaires au sein de l’UEMOA.

Cette augmentation concerne donc un réajustement économique légitime, validé par des autorités monétaires qui œuvrent pour un avenir financier stable et régulé.
Ainsi, le Gouvernement béninois ne saurait être tenu pour responsable de cette décision.

Bertin Djitrinou

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