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Croissance économique de 2016 à 2025 : Le Bénin confirme sa résilience et sa trajectoire ascendante

Le Bénin, avec sa dynamique économique et les réformes structurelles opérées depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, marque un tournant décisif de sa croissance.

Les récentes données de l’Indice du chiffre d’affaires (ICA) publiées par l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), révèlent que l’économie béninoise poursuit sa dynamique de croissance au premier trimestre 2025, soutenue par les bonnes performances du commerce et des services

Portée par une expansion multisectorielle et une demande intérieure vigoureuse, l’économie béninoise démontre au fil des ans une résilience remarquable et une diversification croissante.
Elle a enregistré un taux de croissance de 7,5 % en 2024, contre 6,4 % en 2023, selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad-Bénin).

La consommation finale a progressé de 4,5 %, contribuant pour 3,4 points à la croissance. De son côté, l’investissement, bien qu’en légère décélération, reste soutenu avec une augmentation de 10,5 % en 2024 après 15,7 % en 2023.
La formation brute de capital fixe (FBCF) chiffrée à 3 154,9 milliards de F CFA représente 35,1 % du produit intérieur brut (PIB) à prix courants, reflet d’un effort de modernisation constant.

Cette dynamique est principalement soutenue par l’investissement privé, qui contribue à hauteur de 3,0 points à la croissance du Pib réel, précise l’Instad (Comptes nationaux 2024 : Note de publication, Cotonou, mars 2025).

Les exportations nettes ont également amélioré leur apport : +1,2 point en 2024 contre -1,6 point en 2023. Cette performance s’explique par une croissance modérée des exportations de biens (2,2 %) et une baisse des importations de 3,1 % consécutive à des mesures gouvernementales ciblant notamment les produits alimentaires importés.

La politique économique est soutenue par la dématérialisation et les réformes fiscales qui ont permis d’accroître les recettes publiques. Par exemple, les impôts et taxes nets de subventions ont augmenté de 7,4 % en 2024 et leur part dans le PIB courant reste stable (9,5 %), mais leur efficacité s’est améliorée grâce à une meilleure traçabilité et une lutte renforcée contre la fraude.

Ainsi, les données consolidées par l’Instad montrent une croissance soutenue depuis 2020. Cependant, cette dynamique reste fragile dans un contexte où la structure du PIB demeure dominée par le secteur tertiaire, dont une large part reste informelle et vulnérable aux chocs externes.

La Banque mondiale préconise une intensification de la montée en gamme dans la chaîne de valeur, notamment via l’agro-industrie et les exportations manufacturières.
La faible diversification économique rend le pays dépendant de quelques produits (coton, noix de cajou, services commerciaux). La transformation industrielle engagée à la Gdiz reste à approfondir pour amortir les fluctuations des marchés internationaux.

Le commerce extérieur reste un talon d’Achille avec un déficit de 278,7 milliards F CFA en 2024, malgré une amélioration par rapport à 2023 avec un déficit de 401,2 milliards. Cette situation pèse sur la balance des paiements et nécessite une politique d’exportation plus compétitive.
L’Instad précise que la croissance des exportations de biens a ralenti à 2,2 % en 2024, notamment en raison de « mesures restrictives sur la sortie des produits tropicaux comme le soja vers les pays voisins ».

Par ailleurs, le Bénin est particulièrement exposé aux effets du dérèglement climatique : inondations, sécheresses, érosion côtière et hausse des températures affectent la productivité agricole et les conditions de vie dans les zones rurales.

Selon la Banque mondiale, en l’absence d’adaptation, les pertes économiques moyennes annuelles pourraient atteindre jusqu’à 19 % du PIB d’ici 2050.
Les efforts d’adaptation au changement climatique sont nécessaires pour une croissance durable et résiliente. Car l’agriculture, principal moteur du secteur primaire, repose largement sur des pratiques pluviales, ce qui rend l’économie vulnérable aux chocs météorologiques. Or, ce secteur représentait encore 24,2 % du PIB en 2024, selon l’Instad.

Nécessité de concilier croissance économique et inclusion sociale
La montée de l’insécurité dans le nord, liée à la menace djihadiste venue du Sahel, est susceptible de freiner l’activité économique et entrave les investissements.
Selon la Banque africaine de développement (Bad), cela constitue une « contrainte majeure » à la libre circulation des biens et des personnes dans certaines zones rurales.
A cela s’ajoutent les tensions régionales, notamment avec le Niger voisin, qui affectent également les corridors commerciaux. La fermeture partielle des frontières depuis 2023 pèse sur les échanges extérieurs, en particulier dans les secteurs agricoles et portuaires.

Par ailleurs, le défi démographique est majeur. Avec une croissance de la population proche de 3 % par an, il faudra créer massivement des emplois pour absorber l’arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. L’économie informelle prédomine, et les inégalités régionales persistent. L’accès aux services sociaux (éducation, santé, revenus stables) reste inégal.

En 2024, par exemple, la santé ne représentait que 1,3 % du PIB en valeur ajoutée réelle, malgré une croissance sectorielle notable de 10,6 %. D’où la nécessité de concilier croissance économique et inclusion sociale. C’est dire que le pari du développement durable reste à gagner.

Toutefois, l’économie béninoise confirme sa résilience et sa trajectoire ascendante, malgré un contexte international incertain.
D’après les données, le secteur tertiaire, principal pilier de l’économie béninoise (48,9 % du Pib nominal), a contribué pour 3,6 points à la croissance de 2024.
Cette dynamique repose sur la vigueur du commerce (+6,1 %), des télécommunications (+10,5 %), des services publics (+10,5 %) et de l’hébergement-restauration (+8,4 %), selon l’Instad.

A propos de la politique de transformation structurelle de l’économie béninoise, le secteur secondaire a affiché une progression de 9,7 %, sous l’effet conjugué de l’agro-industrie (+7,5 %) et d’un boom de la construction (+12,4 %), lié aux grands chantiers et à l’essor de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (Gdiz).
Celle-ci renforce l’ambition du Bénin de devenir une plateforme industrielle régionale.

Le secteur primaire, quant à lui, a crû de 5,9 %, porté par l’agriculture (+5,6 %), l’élevage et la chasse (+8,6 %) et la sylviculture (+3,8 %). Sa contribution à la croissance est stable à 1,6 point, mais l’économie reste fortement dépendante du coton qui représente plus de 70 % des exportations agricoles.

A l’issue d’une émission Simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du trésor respectivement à trois cent soixante-quatre (364) jours, deux soixante-cinq (2,65) ans, quatre quatre-vingt-trois (4,83) ans, six quatre-vingt-trois (6,83) ans pour un montant de 30 milliards de FCFA, l’Etat du Bénin a obtenu un taux de couverture de 416,76%. Une performance historique réalisée, le jeudi 22 mai 2025, sur le marché financier régional.

Le titre du Bénin a suscité l’intérêt de nombreux investisseurs sur le marché financier régional lors de la levée de fonds d’une valeur de 30 milliards de FCFA. A la demande de son Trésor Public, le Bénin a obtenu pour le montant des soumissions global une somme de 125 027 520 000 de FCFA. Il a décidé de prendre 30 milliards de FCFA et de refuser le reste.

Selon les résultats de l’Umoa-Titres (Ut), le taux de couverture de cette opération est de 416,76%. La performance du Bénin surpasse celle de la Côte d’Ivoire, considérée comme le moteur de l’Uemoa, ainsi que celle des autres pays de l’Union.

L’accomplissement de cette opération témoigne de la confiance que les investisseurs locaux ont envers le Bénin.
Il convient de noter que depuis le début de l’année 2025, le Bénin a attiré les investisseurs sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa).
Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’exécution du programme d’émissions de titres publics du Bénin en conformité avec la stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette.

L’émission de Bons et d’obligations assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) suivant une procédure d’émission Adjudication ouverte a pour Valeur nominale unitaire 1 000 000 F Cfa pour les Bons et 10 000 F cfa pour les Obligations ; Maturité Titres 1 : 364 jours, Titres 2 : 3 ans, Titres 3 : 5 ans, Titres 4 : 7 ans.

La croissance béninoise est indéniable, mais elle devra désormais s’ancrer dans une transformation plus inclusive, plus résiliente aux chocs externes et plus respectueuse des équilibres écologiques. C’est à cette condition que le Bénin pourra concrétiser pleinement son potentiel économique dans une Afrique de l’Ouest en mutation.

Bertin Djitrinou

Code du numérique au Bénin : Enfin les décrets d’applications pour renforcer la loi

Le gouvernement béninois a adopté les textes d’application de la loi portant Code du numérique en République du Bénin. Selon le compte rendu du conseil des ministres de ce mercredi 2 juillet 2025, il s’agit de huit (8) textes dont les prescriptions complètent le cadre règlementaire de ce Code et renforcent le développement des initiatives par les acteurs du secteur.

Pour plus de détails, il s’agit des décrets fixant : Les conditions d’exercice de l’activité de prestataire de service d’archivage électronique ; Les spécifications techniques, normes et procédures minimales relatives aux niveaux de garantie des schémas d’identification électronique et leur cadre d’interopérabilité ; Les modalités de gestion et de traitement des déchets électroniques en République du Bénin ; Les obligations des exploitants d’infrastructures alternatives dans les secteurs de l’énergie, des transports ou de l’eau ; Les règles et procédures applicables en matière de concurrence dans le secteur des communications électroniques ; Les règles applicables aux installations de l’Etat utilisant certaines fréquences radioélectriques.

Dans le lot des textes adoptés, fait savoir le gouvernement, figurent également les décrets portant : Modalités de déclaration, d’autorisation et d’agrément des moyens et services de cryptologie ainsi que les modalités des règlements transactionnels ; Règles d’interception et d’accès aux données, définissant les autorités habilitées et fixant les modalités de mise en œuvre des opérations et les dispositions particulières en matière de cryptologie.

Entrée en vigueur depuis 2018, la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin définit les règles et régulations sur l’utilisation des technologies numériques dans le pays.
Cette loi qui régit l’univers du numérique ne disposait pas de décrets d’application.

Toutefois, il faut se demander si les nouveaux textes d’application de cette loi tant décriée dans l’opinion par certains et saluée par d’autres, la rendront plus souple ou viennent-il corser ses champs d’intervention ? L’avenir situera bien les Béninois.

Bertin Djitrinou

Protection de l’environnement : Bientôt un nouveau texte de loi sur l’environnement en République du Bénin

Le gouvernement veut moderniser l’ancienne loi portant protection de l’environnement au Bénin. Dans la liste des décisions prises lors de sa traditionnelle réunion hebdomadaire, tenue ce mercredi 2 juillet 2025 sous l’égide du chef de l’État Patrice Talon, le gouvernement béninois a adopté la transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, d’un projet de loi sur l’environnement en République du Bénin.

A travers le compte rendu du conseil, l’exécutif béninois a informé ce mercredi 2 juillet 2025, de la transmission au Parlement d’un projet de loi sur l’environnement pour combler les limites de l’actuel texte.

D’après le rapport du conseil, « le présent projet découle de l’évaluation de la loi-cadre sur l’environnement. Elle en a révélé les limites s’agissant notamment de son contenu jugé restrictif de l’encadrement des pollutions », justifie le gouvernement dans le bulletin du conseil des ministres.

Pour les autorités, l’optimisation de la gestion de certains compartiments de l’environnement était devenue nécessaire, de même que le renforcement des sanctions qu’encourent les contrevenants.

« L’évidence de la relecture de cette loi tient également du fait qu’après plus de deux décennies d’application, les préoccupations environnementales ont largement évolué, suggérant une actualisation du socle législatif pour une meilleure prise en charge de celles-ci », soutiennent-elles.

Selon le compte rendu du conseil des ministres, le projet de loi porte plusieurs innovations relatives à la définition des concepts nouveaux et importants liés à l’environnement et la prise en compte de l’économie verte, des changements climatiques, des produits chimiques dont le mercure, des déchets dangereux tels que ceux provenant d’équipements électriques et électroniques.

Les autres innovations concernent l’implication plus marquée des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile dans le cadre institutionnel de gestion de l’environnement au Bénin, l’intégration de nouvelles dispositions relatives à la gestion des déchets dangereux, les installations classées pour la protection de l’environnement et l’institution d’un système d’évaluation de gaz à effet de serre et la responsabilité sociétale des entreprises.

Les ministres chargés de l’Environnement et de la Législation assureront le suivi en vue de l’aboutissement de la procédure législative.

Bertin Djitrinou

Bénin : les grandes décisions du conseil des ministres du 02 juillet 2025

Le conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 02 juillet 2025 au palais de la marina, sous la présidence de SEM Patrice Talon, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement.

Au menu des grandes décisions, il a été adopté, sous la rubrique des mesures normatives, les décrets portant : Création de l’Agence de Développement de l’Elevage des Ruminants et approbation de ses statuts ; Transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi sur l’environnement en République du Bénin ; Adoption des textes d’application de la loi portant Code du numérique en République du Bénin ; Adoption des décrets relatifs au cadre institutionnel de Sèmè City et à la mise en œuvre de sa restructuration ;

Toujours sous la même rubrique, le conseil a adopté les décrets portant : Création de la Société de Développement des fermes avicoles et adoption de ses statuts ; Intégration dans le corps de la magistrature de quatre-vingt (80) auditeurs de justice ; Nomination de commissaires aux comptes près de certaines entreprises publiques ; Modalités d’obtention de la nationalité béninoise par reconnaissance.

Au menu des communications, il a été question de : la missions de contrôle technique pour deux projets du Programme d’Action du Gouvernement ; L’approbation de la Stratégie nationale de Promotion et de Développement des Petites et Moyennes Entreprises 2025-2029 ; Des travaux de reconstruction du stade René Pleven ; La mission de maîtrise d’œuvre complète dans le cadre du projet de construction de l’Ecole de Formation en Sciences paramédicales au Bénin ; Des mesure d’interdiction aux services techniques publics d’offrir des prestations phytosanitaires à titre onéreux.

Bertin Djitrinou

Levée de la mesure d’interdiction d’exportation des produits vivriers : Les acteurs du secteur agricole bientôt à l’assaut des marchés régionaux et internationaux

La mesure d’interdiction temporaire imposée par le gouvernement béninois en 2024 vient officiellement d’être levée. Les acteurs du secteur agricole pourront reprendre bientôt leurs activités sur les marchés régionaux et internationaux après plus d’un an de restrictions.

Dans une correspondance en date du 23 juin 2025, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Industrie et du commerce (MIC), Kocou Zéphiryn Pognon, a informé le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique de la fin de cette interdiction.

Selon la correspondance, l’arrêté n°2024-051/MIC/MAEP/MEF/DC/SGM/DGD/DCI/SA du 7 juin 2024, qui avait instauré cette mesure pour des raisons de sécurité alimentaire, est arrivé à échéance.

« Le délai d’application des mesures d’interdiction d’exportation des produits vivriers est venu à expiration », indique la note officielle n°651/MIC/DC/SGM/DCI/SVCPEL/SA.

Par conséquent, les céréales, tubercules et leurs dérivés, notamment les farines et le gari peuvent être exportées, conformément aux textes en vigueur.

C’est un soulagement pour les acteurs du secteur agricole, en l’occurrence les producteurs et commerçants béninois, qui peuvent de nouveau exporter leurs produits vivriers après plus d’un an de restrictions.

Bertin Djitrinou

Stratégie économique et budgétaire pour 2026-2028 : Le gouvernement entend poursuivre la transformation structurelle de l’économie béninoise

Dans l’optique de consolider les acquis du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et maintenir la dynamique de croissance observée ces dernières années, la Commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie économique et budgétaire pour la période 2026-2028.

C’était à l’hémicycle, au cours du débat d’orientation budgétaire (DOB) du vendredi 27 juin 2025 à Porto-Novo

Visiblement, le gouvernement entend poursuivre la transformation structurelle de l’économie béninoise, qui a enregistré une croissance soutenue au cours des cinq dernières années.

Les efforts porteront sur le renforcement des fondements de cette croissance, avec une attention particulière portée à l’investissement public, à l’efficacité des dépenses et à la modernisation des secteurs stratégiques.

Ainsi, pour 2026, l’une des principales priorités sera l’extension du programme de nutrition parentale et infantile.

Les 77 municipalités bénéficieront désormais de compléments nutritionnels pour les femmes enceintes et les enfants de 6 à 23 mois, ainsi que d’interventions nutritionnelles pour les enfants de 2 à 4 ans.

Tout comme la mise en service de Sèmè-City et la modernisation des infrastructures de santé, la qualité de l’éducation sera également améliorée.

Quant aux finances publiques, le gouvernement entend maintenir un cadre financier sain et une gestion rigoureuse.

Les recettes de l’État devraient croître de 12,8 % en 2026 et de 12,3 % par an en moyenne jusqu’en 2028, tandis que les dépenses, elles, augmenteraient de 11,2 % en 2026 et de 11,3 % sur la même période.

Le déficit budgétaire continuera de diminuer, passant de 2,7 % du PIB en 2026 à 2,6 % en 2028, témoignant de son engagement en faveur d’un assainissement budgétaire durable.

Pour renouveler donc le programme économique et financier, le gouvernement entend entamer rapidement des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI).

Garantissant ainsi la maîtrise des dépenses de fonctionnement de l’administration, l’accent sera mis sur l’efficacité et l’efficience des investissements publics.

Ayant salué les directives et formulé plusieurs recommandations, les législateurs ont préconisé de centraliser les budgets liés à la gestion de l’eau, de renforcer l’interconnexion des petits exploitants agricoles, de créer de nouvelles zones économiques spéciales, d’améliorer l’accès au financement des PME et d’étendre le programme de cantines scolaires aux écoles qui n’en bénéficient pas encore.

Il est à noter qu’avec cet accent fixé sur l’investissement humain, la discipline budgétaire et l’efficacité des politiques publiques, la période 2026-2028 s’annonce comme une phase de consolidation et d’approfondissement des réformes.

Bertin Djitrinou

Intégration économique : Patrice Talon éveille la conscience de ses paires

Le président béninois, Patrice Talon, a pris une part active le samedi 21 juin 2025 à Abuja au premier Sommet économique de l’Afrique de l’Ouest (Waes 2025), placé sous le thème « Une voix, un avenir ».

Ce rendez-vous important a rassemblé Chefs d’Etat, dirigeants financiers, industriels et partenaires de la région pour accélérer l’intégration économique ouest-africaine.

Dans un discours marquant, sans note, prononcé à ce premier sommet économique de l’Afrique de l’Ouest tenu à Abuja du 21 au 22 juin 2025, le président béninois Patrice Talon a exhorté ses pairs à engager résolument l’Afrique de l’Ouest sur la voie d’une intégration économique authentique, condition sine qua non pour sortir la région de la pauvreté endémique qui l’accable.Patrice Talon a exhorté ses pairs à engager résolument l’Afrique de l’Ouest sur la voie d’une intégration économique authentique, condition sine qua non po

Rejetant toute illusion sur l’aide extérieure, Face aux chefs d’Etat ouest-africains réunis à Abuja, Patrice Talon a dénoncé avec une intervention d’une rare vigueur, l’effritement de la coopération internationale et souligné l’urgence pour l’Afrique de compter désormais sur ses propres forces.

« L’aide internationale n’existe plus et n’existera plus. Le seul moyen d’en sortir est que nous fassions les efforts nécessaires sur nous-mêmes pour nous développer », a martelé le président béninois.

D’après lui, l’exemple des Etats-Unis, premier défenseur de ses intérêts, doit servir d’électrochoc pour les économies africaines encore trop dépendantes de l’extérieur.

Patrice Talon a déploré la paralysie de l’organisation régionale (la CEDEAO) face aux défis majeurs du moment, mais refuse le fatalisme et invite à aller à l’essentiel : « Le besoin d’une intégration économique est indispensable », a-t-il insisté, soulignant le paradoxe d’une sous-région dont les économies se complètent parfaitement mais restent les moins intégrées du monde.

« Le marché ouest-africain est le plus acte, celui qui donne le plus de potentiel à une intégration permettant une économie prospère. Nous sommes des économies qui se complètent comme nulle part ailleurs et pourtant nous sommes dans le monde l’économie la moins intégrée régionale. » a regretté le chef de l’Etat béninois.

Dans son discours, le président Talon a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages politiques au profit d’une solidarité économique renforcée. Il a dénoncé les obstacles à la libre circulation, soulignant qu’« il faut plus d’une journée pour aller de Lagos à Abidjan », un frein majeur aux échanges.

Ainsi, son appel à une véritable union économique a résonné comme un avertissement : sans intégration, l’Afrique de l’Ouest demeurera une « communauté de pauvreté », vulnérable à toutes les crises.

Pour le président béninois Patrice Talon, « Il est temps que l’Afrique fasse les efforts nécessaires. Il est temps que nos administrations, nos politiques fassent les efforts nécessaires pour réellement intégrer nos économies parce que si nous ne parvenons pas à la faire, nous resterons dans une communauté de pauvreté. »

A-t-il également appelé à un sursaut collectif pour faire bouger les lignes. « Je veux dire à nos compatriotes que si nous ne partageons pas le même idéal démocratique, que si nous ne partageons pas le même idéal de liberté, que si nous ne partageons pas le même idéal politique, c’est moins grave que de ne pas partager le même idéal économique. L’économie c’est la survie et la pauvreté, est la mère de toutes les catastrophes. Si nous ne parvenons pas à sortir nos pays de la pauvreté, la démocratie sera compromise, les libertés seront compromises, la politique sera compromise si nous ne faisons pas les actions qu’il faut pour nous développer collectivement », a-t-il martelé.

Ce discours passionné, suivi d’un standing ovation, restera l’instant phare de ce sommet d’Abuja.

Bertin Djitrinou

Afrique de l’Ouest : Le Bénin et le Nigeria montrent la voie vers une intégration africaine pragmatique et inclusive

Premier sommet économique de l’Afrique de l’Ouest (Waes 2025) fut l’occasion pour le Bénin de plaider pour une intégration économique forte et durable.

En marge du sommet, le Bénin et le Nigeria ont signé un accord bilatéral historique pour faciliter leur intégration économique.

Placé sous le haut patronage des présidents Talon et Tinubu, cet accord vise notamment à lever les obstacles non tarifaires, telles que les formalités douanières, les autorisations de mise sur le marché, ainsi que les questions fiscales et monétaires.

Le président Talon a appelé les ministres et responsables concernés à mettre en œuvre rapidement cet accord, afin qu’il produise des résultats concrets pour les populations.

Par cet engagement, le Bénin et le Nigeria veulent montrer la voie vers une intégration africaine pragmatique, inclusive et efficace.

Bertin Djitrinou

Diplomatie béninoise : Le second voyage officiel de Patrice Talon au Brésil, après une première visite effectuée du 22 au 26 mai 2024

Dans une vidéo publiée mercredi 25 juin 2025 par les services de la présidence, on voit le chef de l’Etat, Patrice Talon, descendre de l’avion et saluer les personnalités venues l’accueillir.

Le Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, est au Brésil. Il a foulé le sol brésilien dans la soirée du mardi 24 juin 2025, dans le cadre d’une visite de travail.

A sa descente de l’avion atterri à la base aérienne de Brasilia, le Chef de l’État a été accueilli par l’ambassadeur Clélio Nivaldo Crippa Filho, directeur du département Moyen-Orient qui assure l’intérim de son collègue, directeur de l’Afrique et du Moyen-Orient, et M. Boniface Vignon, ambassadeur du Bénin près du Brésil.Clélio Nivaldo Crippa Filho, directeur du département Moyen-Orient qui assure l’intérim de son collègue, directeur de l’Afrique et du Moyen-Orient, et M. Bo

Mais avant, Patrice Talon a quitté le Bénin pour le Brésil avec une escale effectuée chez son homologue ivoirien, Alassane Ouattara.

Selon nos sources, la présidence ivoirienne a annoncé ce mardi 24 juin 2025 que, lors de cette rencontre, les deux chefs d’État ont échangé sur le renforcement des relations bilatérales entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Ils ont aussi discuté de la situation dans la sous-région ouest-africaine.

Après une visite de courtoisie à son homologue ivoirien, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a poursuivi sa tournée diplomatique en se rendant au Brésil.

Il est arrivé ainsi à Brasilia dans la soirée du mardi 24 juin 2025, pour une visite de travail placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales et de la consolidation des initiatives en faveur de la diaspora afro-descendante.

Il est important de rappeler que ce déplacement marque le second voyage officiel de Patrice Talon au Brésil, après une première visite effectuée du 22 au 26 mai 2024. C’est précisément lors de ce séjour qu’avait germé l’idée d’une loi en faveur des Afro-descendants, inspirée par les échanges bilatéraux et les aspirations communes autour de la reconnaissance des identités culturelles et historiques partagées.

En effet, ladite initiative s’est concrétisée par l’adoption, en 2024, d’une loi historique par le Parlement béninois, consacrant la reconnaissance et la valorisation des droits et de l’héritage des populations afro-descendantes.

Cette dynamique diplomatique témoigne de l’engagement du Bénin à renforcer les ponts avec les communautés issues de sa diaspora, notamment au Brésil, terre de forte mémoire africaine.

Il faut noter que ce déplacement présidentiel confirme ainsi la volonté du chef de l’État béninois de donner un nouveau souffle à la coopération Sud-Sud et d’enraciner une diplomatie mémorielle ambitieuse, porteuse de valeurs de reconnaissance, de justice historique et de solidarité.

Bertin Djitrinou

Performance budgétaire / Bénin : 559,2 milliards FCFA de recettes mobilisées au premier trimestre 2025

D’après les chiffres provenant du Rapport d’exécution du budget de l’état (Rapex) publié par le ministère de l’économie et des finances, le Bénin a mobilisé 559,2 milliards FCFA de recettes budgétaires au premier trimestre 2025, soit 23,6 % des prévisions annuelles, fixées à 2 367,4 milliards FCFA.

Comparée à la même période en 2024, cette performance représente une hausse de 62,7 milliards FCFA, soit une progression de 12,6 % et résulte d’un ensemble de réformes fiscales et administratives : élargissement de l’assiette fiscale (notamment via la taxation du commerce électronique), digitalisation des procédures, interconnexion des bases de données, renforcement de la gestion dans les régies financières, et mise en œuvre de la facture normalisée.

Selon le rapport, les régies financières à elles seules ont enregistré une croissance de 13,9 % par rapport à 2024.

Concernant les dépenses, le total des engagements budgétaires s’élève à 717,5 milliards FCFA à fin mars 2025, soit 25,8 % des prévisions annuelles fixées à 2 778,5 milliards.

Cela représente une hausse de plus de 104 milliards FCFA par rapport au premier trimestre 2024.

Le rapport renseigne également que les dépenses liquidées (services faits) atteignent 660,4 milliards FCFA, soit 92 % des crédits engagés, correspondant à 23,8 % des prévisions annuelles.

Il est à noter que les dépenses ordinaires, notamment les transferts sociaux, progressent significativement pour atteindre 400,4 milliards FCFA, contre 356,4 milliards, il y a un an plus tôt.

Cette hausse est en grande partie liée à l’augmentation de plus de 60 % des dépenses fiscales.

Quant aux dépenses en capital, elles se chiffrent à 225,8 milliards FCFA, soit 22,3 % des prévisions annuelles et se concentrent sur la poursuite des projets prioritaires du Programme d’actions du gouvernement (Pag), notamment dans les secteurs du cadre de vie, de la santé, de l’énergie, des transports, de l’eau et de la protection sociale.

Cependant, le solde global des opérations budgétaires à fin mars 2025 reste déficitaire de 100,8 milliards FCFA, contre un déficit de 49,7 milliards à la même période en 2024.

Ce déficit s’inscrit toutefois dans une logique de consolidation budgétaire post-crises, en ligne avec la trajectoire définie par la loi de finances 2025, qui prévoit un retour progressif aux normes communautaires.

Bertin Djitrinou

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