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Chaîne de protection des droits de l’enfant au Bénin : Etat des lieux des progrès réalisés en matière de planification et de budgétisation

La volonté politique du président Patrice Talon, traduite par des réformes législatives, budgétaires et institutionnelles plaçant l’enfant au cœur des priorités nationales, témoigne l’engagement du Bénin à renforcer la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant.

Cet engagement autour des droits de l’enfant, faut-t-il rassuré que tant qu’il s’agira de la cause des enfants, toutes les bonnes initiatives comme celle qui marque chaque année la célébration au mois de juin l’enfant africain, bénéficieront de l’accompagnement des autorités.

Au Bénin, la célébration officielle de la 35ème Journée des enfants africains (JEA) s’est tenue le mardi 17 juin à Cotonou.

Placée sous le thème « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès depuis 2010 », cette rencontre a rassemblé les enfants à travers leurs organisations, des leaders religieux, des élus locaux, des membres du gouvernement ainsi que les Partenaires techniques et financiers (PTF) impliqués dans la chaîne de protection des droits de l’enfant au Bénin.

Marquée par une forte mobilisation et des moments riches en émotions, mais aussi par une présentation des progrès réalisés en matière de protection des enfants au Bénin, cette célébration a été suivie par la diffusion d’un magazine télévisé sur le projet “Prise en charge intégrée des enfants en situation de rue” (3Pier), qui illustre les efforts concrets du gouvernement en faveur des enfants les plus vulnérables.

Dans son allocution, la ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé, après avoir exprimé sa fierté quant aux avancées majeures enregistrées depuis l’avènement du régime de la Rupture en matière de protection de l’enfance, a surtout rappelé, entre autres, que le budget alloué aux secteurs sociaux est passé de 32,6 % en 2019 à 43,4 % en 2025.

« Le taux de travail des enfants, qui était de 52,5 % en 2014, a chuté à 19,9 % en 2022. Le taux brut de scolarisation au primaire est passé de 115 % à 122 % entre 2016 et 2024. Quant au budget de la santé en lien avec l’enfance, il est passé de 87 à 150 milliards FCFA sur la même période » a-t-elle précisé.

La ministre a également salué le rôle des partenaires techniques et financiers (PTF), notamment l’Unicef, pour leur appui technique et financier. Elle a réaffirmé l’engagement du Bénin à renforcer la planification et la budgétisation relatives aux droits de l’enfant.

Prenant la parole au nom des PTF, la coordinatrice résidente du Système des nations unies (SNU) au Bénin, Aminatou Sar, a salué les efforts du gouvernement béninois et souligné l’importance d’un investissement durable dans l’enfance pour garantir la paix et la prospérité futures, tout en renouvelant l’appui indéfectible du SNU au Bénin pour faire des droits de l’enfant une réalité au quotidien.

Saluant les progrès enregistrés au nom des enfants du Bénin, le représentant du Conseil consultatif national des enfants, Sègla Jeannot Sohou, en appelle à davantage d’actions en faveur des enfants en situation de rue, des victimes de violences et de toutes les formes de marginalisation.

Bertin Djitrinou

Bénin : les grandes décisions du conseil des ministres du mercredi 18 juin 2025

 

Le conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire sous la présidence du chef de l’Etat Patrice Talon, ce mercredi 18 juin 2025.

Au nombre des décisions prises, il a été adopté, sous la rubrique des mesures normatives, les décrets portant : Transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi portant modification de l’article 6 de la loi n°2020-04 du 08 mai 2020 portant régime juridique, fiscal et douanier applicable au projet de pipeline d’exportation Niger-Bénin ; Approbation des statuts du Centre national de Sécurité routière.

En son premier point des communications, il a été question de la contractualisation pour la réalisation de diverses prestations relatives au projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié ».

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, différents sous-projets sont, selon leur niveau de maturité, en phase « travaux » ou à l’étape de finalisation des études architecturales et techniques.

Il s’agit entre autres de la construction du système d’épuration des eaux usées domestiques, la rénovation/réhabilitation de l’embarcadère d’Abomey-Calavi, le balisage des chenaux secondaire et tertiaire qui s’inscrivent dans la dynamique de l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement dans ladite cité.

Différents prestataires ont été identifiés pour répondre aux impératifs de sécurité, de confort, de fonctionnalité des espaces et de conception architecturale. Ceux-ci auront pour mission l’assistance à maîtrise d’ouvrage, le suivi de conformité architecturale des bâtiments ainsi que des autres exigences liées aux infrastructures à réaliser.

Au point deux de la même rubrique, il a été question de la contractualisation pour la réalisation de prototypes d’habitations lacustres à Ganvié.

Les habitations traditionnelles de la Cité lacustre de Ganvié, bien qu’ingénieuses, font face à des défis majeurs tels que la vétusté des structures, la fragilité des toitures, le risque d’effondrement et la vulnérabilité accrue aux catastrophes naturelles.

Pour pallier ces difficultés et offrir un meilleur cadre de vie aux populations, le projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié » envisage dans une première phase, la réalisation de deux cent cinquante (250) habitations lacustres avec un objectif à terme de mille (1000) unités construites.

A cet effet, le Conseil a autorisé la contractualisation avec une entreprise expérimentée en vue de la réalisation de ces prototypes.

Au point trois, le conseil a marqué son accord pour que soit confiée à une entreprise qualifiée, la mission de maîtrise d’ouvrage déléguée du projet de construction et d’équipement des infrastructures du Centre de Formation pour l’Administration locale (CeFAL), à Allada.

Dédié à la formation et au renforcement de capacités des agents de l’administration territoriale et des élus communaux, municipaux et locaux du Bénin ou provenant d’autres pays, le projet construction du siège du CeFAL comprend notamment : un bâtiment à usage administratif composé d’un immeuble R+2 équipé ; un immeuble équipé, composé de quatre (4) blocs pédagogiques destinés aux départements de la Formation diplômante et de la Formation continue ainsi qu’un amphithéâtre de 200 places pour les cours en tronc commun ; deux bâtiments R+2 de cinquante dortoirs chacun et un bâtiment R+2 de cent (100) studios ; une infirmerie et divers aménagements extérieurs.

Il a été abordé au point quatre des communications, le compte-rendu du séminaire sur la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation.

Le Président de la République a fait au conseil, un point dudit séminaire organisé à son initiative le 13 juin 2025. Il a donné lieu à des débats francs qui ont permis d’analyser de façon objective et responsable les pratiques en cours puis de proposer des améliorations.

Le conseil a noté avec satisfaction qu’en dépit de quelques difficultés relevées ici ou là, tous les acteurs ont salué la pertinence de la réforme intervenue en 2022.

Ils ont souhaité par conséquent que sa mise en œuvre soit plus efficiente afin de faire définitivement de la décentralisation, un véritable outil de développement socio-économique au service des populations à la base.

A cet effet, tenant compte des préoccupations et doléances exprimées par les participants, le Conseil est d’avis qu’à l’avenir les maires procèdent au tirage au sort de trois noms dans la base de données et choisissent parmi ceux-ci, séance tenante, un pour servir en qualité de Secrétaire exécutif (SE).

Il est également reconnu la nécessité de leur plus grande implication dans l’exécution et le suivi des projets et programmes conduits par l’administration centrale dans leurs communes.

Par ailleurs, relativement aux plaintes liées au délai de traitement des contentieux sur les marchés publics communaux, le gouvernement conviendra avec l’Autorité de Régulation des Marchés publics des procédures diligentes envisageables à implémenter pour favoriser l’examen des recours dans les délais les plus courts possibles, afin de ne pas pénaliser les actions prévues dans le cadre de l’exécution du budget communal.

Dans la même logique, il sera étudié la possibilité de la désignation d’un délégué du contrôle financier par commune.

Bertin Djitrinou

Réforme structurelle de la gouvernance locale au Bénin : Bilan et perspectives, plus de trois ans après sa mise en œuvre (Patrice Talon réaffirme son engagement en faveur du développement à la base)

 

Le 13 juin 2025 restera dans les annales comme une journée hautement symbolique pour la démocratie de proximité au Bénin.

Réaffirmant son engagement en faveur du développement à la base le 13 juin 2025, le Président Patrice Talon a rencontré les élus locaux du Bénin.

Autour du président de la République Patrice Talon, les ministres du gouvernement, les préfets des douze (12) départements du Bénin, les maires des soixante-dix-sept (77) communes, leurs adjoints, les secrétaires exécutifs des mairies et les représentants de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), pour un séminaire, en vue d’évaluer la réforme de la décentralisation.

La rencontre a permis au gouvernement et aux acteurs de la gouvernance locale de faire un bilan de la réforme structurelle de la décentralisation, plus de trois ans après sa mise en œuvre.

Pour cette rencontre qui a été marquée par un échange sincère et une volonté affirmée de rapprocher davantage la gouvernance des réalités territoriales, le Chef de l’État a mis en avant sa vision d’un Bénin transformé, fondé sur la proximité, l’éthique et la responsabilité partagée.

A traves un leadership tourné vers l’avenir, le Président Patrice Talon a rappelé aux élus et aux techniciens l’esprit de la réforme qui repose sur ‘’une séparation claire des fonctions : les élus tracent les grandes orientations, les Secrétaires exécutifs mettent en œuvre et assurent la gestion dans le respect des règles de bonne gouvernance”.

Pour Patrice Talon, “la gouvernance décentralisée doit être le fer de lance de l’action publique, permettant la satisfaction des besoins de base et amorçant notre développement global”.

Le Président de la République a fait au conseil, un point dudit séminaire organisé à son initiative le 13 juin 2025, tel qu’il a été rapporté au point quatre des communications, sur la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation.

Celui-ci a donné lieu à des débats francs qui ont permis d’analyser de façon objective et responsable les pratiques en cours puis de proposer des améliorations.

Le conseil a noté avec satisfaction qu’en dépit de quelques difficultés relevées ici ou là, tous les acteurs ont salué la pertinence de la réforme intervenue en 2022.

Ils ont souhaité par conséquent que sa mise en œuvre soit plus efficiente afin de faire définitivement de la décentralisation, un véritable outil de développement socio-économique au service des populations à la base.

A cet effet, tenant compte des préoccupations et doléances exprimées par les participants, le Conseil est d’avis qu’à l’avenir les maires procèdent au tirage au sort de trois noms dans la base de données et choisissent parmi ceux-ci, séance tenante, un pour servir en qualité de Secrétaire exécutif (SE).

Il est également reconnu la nécessité de leur plus grande implication dans l’exécution et le suivi des projets et programmes conduits par l’administration centrale dans leurs communes.

Relativement aux plaintes liées au délai de traitement des contentieux sur les marchés publics communaux, le gouvernement conviendra avec l’Autorité de Régulation des Marchés publics des procédures diligentes envisageables à implémenter pour favoriser l’examen des recours dans les délais les plus courts possibles, afin de ne pas pénaliser les actions prévues dans le cadre de l’exécution du budget communal.

Dans la même logique, il sera étudié la possibilité de la désignation d’un délégué du contrôle financier par commune.

Il est à noter qu’en rencontrant les élus de la gouvernance locale, le Président de la République, SEM Patrice Talon, a réaffirmé avec force son attachement au développement à la base, à l’écoute des territoires, et à la valorisation des dynamiques locales.
Dans une atmosphère de responsabilité partagée, à travers ses mots empreints de franchise et d’humilité, le Président Talon a rassuré chacun de son engagement ferme et personnel à suivre de près le destin du Bénin.

Selon son expression, il entend veiller à ce que la transformation nationale ne soit pas un concept lointain, mais une réalité vécue dans chaque commune, chaque village, chaque foyer.

Ce geste fort illustre bien la vision réformatrice, pragmatique et profondément enracinée de celui qu’on appelle désormais, à juste titre, l’architecte du Bénin nouveau.

Car au-delà des infrastructures visibles, c’est un changement de culture politique que le Président Talon installe : gouverner dans la proximité, responsabiliser les acteurs locaux, bâtir une République fondée sur la compétence et l’éthique.

Bertin Djitrinou

Occupation des nouveaux marchés modernes au Bénin : La phase de la gratuité prend fin en juillet 2025

 

Les nouveaux marchés modernes de Cotonou entreront dans une nouvelle phase dès juillet 2025, après une année de fonctionnement sans frais.

Les commerçants installés dans ces infrastructures de type moderne devront désormais s’acquitter d’une redevance quotidienne fixée à 600 francs CFA.

L’annonce a été faite par Eunice Loisel épouse Kinnifo, directrice de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM), au cours d’une intervention sur les médias.

Relayés par plusieurs médias, ses propos précisent que cette mesure vise les marchés urbains récemment modernisés dans la capitale économique.

A en croire ses propos, la redevance concernera exclusivement les vendeurs en activité dans les marchés modernes de Cotonou.

Les commerçants exerçant hors de cette ville, notamment les bouchers et poissonniers installés dans les localités rurales, ne seraient pas encore concernés.

Cette mesure marque ainsi la fin de la période transitoire de gratuité accordée aux occupants depuis l’ouverture des marchés et s’inscrit dans une logique de gestion durable et autonome des infrastructures commerciales modernisées sur fonds publics.

Des précisions sur les conditions spécifiques d’application devraient être apportées dans les prochains jours.

Bertin Djitrinou

Pour une mobilité sécurisée et réussie à l’international : Le Bénin lance une campagne pour prévenir les refus de visa

Comment parvenir à rendre chaque projet de mobilité plus sûr, plus structuré et plus crédible ? « Tout commence par un bon départ », est intitulée la nouvelle trouvaille du Bénin face à cette équation, pour prévenir les refus de visa, en vue d’une mobilité sécurisée et réussie de ses citoyens à l’international.

Lancée par le gouvernement béninois, à travers le ministère des Affaires étrangères, cette vaste campagne de sensibilisation destinée à accompagner ses citoyens dans leurs démarches de mobilité internationale, vise à prévenir les erreurs fréquentes dans les demandes de visa et à renforcer l’image du Bénin à l’international.

En effet, chaque année, de nombreux citoyens béninois se retrouvent face à des situations de refus de leur demande de visa ou sont confrontés à des sanctions liées à des dossiers incomplets ou peu fiables, la falsification de documents et le dépassement des délais de séjour à l’étranger.

Ces erreurs, souvent évitables, peuvent entraîner un refus de visa temporaire ou définitif, des expulsions, voire une interdiction de territoire.
Plus encore, elles portent atteinte à la réputation collective des ressortissants béninois à l’étranger, nuisant ainsi à la crédibilité du passeport national.

Dans un contexte de durcissement des politiques migratoires surtout aux États-Unis et dans d’autres pays partenaires, il est à noter que cette campagne vient à point nommée. Car, celle-ci répond à un besoin croissant d’information et de soutien exprimé par la diaspora béninoise.

La campagne s’articule autour de trois axes principaux. Il s’agit de prévenir l’usage de faux documents, une infraction grave aux conséquences juridiques lourdes, d’informer sur les conditions de séjour et rappeler l’importance du respect des délais, souvent méconnus ou négligés et de promouvoir l’inscription volontaire au Registre des Béninois de l’étranger (Rbe), un outil essentiel pour assurer la protection et le suivi des Béninois vivant à l’extérieur.

Le ministère des Affaires étrangères, à travers cette initiative, entend protéger les citoyens béninois, renforcer les liens avec la diaspora et affirmer la diplomatie bienveillante et proactive du Bénin.

Les messages de la campagne seront diffusés progressivement à travers les canaux officiels du ministère et les relais institutionnels pour toucher un large public : étudiants, professionnels, familles et jeunes en quête d’opportunités à l’étranger.

Etant entendu qu’à travers ‘’les bons choix dès le départ’’, chacun contribue à valoriser la dignité, la sécurité et la crédibilité du citoyen béninois à l’échelle mondiale, le ministère invite chaque citoyen à s’informer, partager et relayer cette campagne. Car au-delà de l’individu concerné, la mobilité internationale reste un enjeu collectif.

Bertin Djitrinou

Baccalauréat 2025 au Bénin : 79 588 candidats dont 35 667 filles à l’assaut du premier diplôme universitaire

Au Bénin, les épreuves écrites du baccalauréat ont démarré ce lundi 16 juin 2025 sur l’ensemble du territoire national avec les candidats en quête du premier diplôme universitaire.

La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Élénore Yayi Ladékan, dans son allocution prononcée à la veille de l’examen, a révélé les statistiques officielles.

Selon les données communiquées, au total 79 588 candidats dont 35 667 filles seront confrontés aux différentes épreuves. Ce total de candidats enregistre une hausse de 4 207 par rapport à l’année 2024.

Ces candidats sont répartis dans 140 centres de composition à travers le pays, pour affronter une évaluation qualifiée par la ministre de « moment décisif dans la trajectoire scolaire de milliers de jeunes Béninois ».

Dans la catégorie des candidatures féminines, on constate une augmentation de 2 726 candidates comparativement à l’effectif de 2024 qui s’élevait à 32 941.

Cette progression significative chez les jeunes filles témoigne, selon la ministre, d’une consolidation de leur scolarisation ainsi que d’un recul notable des abandons scolaires féminins.

A en croire l’autorité ministérielle, cette croissance reflète un indicateur probant de l’impact positif des politiques publiques en faveur de l’égalité des chances et de la justice sociale.

Il est également observé, pour l’année 2025, une augmentation considérable du nombre de candidats dans les séries scientifiques (8 178 contre 4 027 en 2021).

Dans son allocution, Eléonore Yayi Ladékan a rappelé que le Baccalauréat n’est pas une simple formalité académique, mais une étape capitale de l’accès à l’enseignement supérieur.

Cette vision, selon elle, s’inscrit dans la stratégie éducative impulsée par le président Patrice Talon depuis 2016.
Elle évoque notamment la relecture des curricula, la revalorisation des standards d’évaluation, la réhabilitation du mérite et la lutte contre les mauvaises pratiques dans le système éducatif béninois.

Bertin Djitrinou

E-délégué : Entre efficacité et innovation, la Cena se digitalise

Les articles 63 3 et 64 du code électoral imposent aux partis politiques la désignation de représentants dans chaque poste de vote lors des scrutins au Bénin. Selon les derniers chiffres, chaque parti aura à déployer plus de 35.000 mille membres de postes de vote dans le cadre des élections générales de 2026. Un travail fastidieux donc. Pour alléger leur peine, la Commission électorale nationale autonome Céna met à leur disposition la plateforme e-délégué. Un outil qui allie efficacité et digitalisation du processus électoral. Focus avec Arnaud ACAKPO….

Focus e-délégué Céna

Bénin : Les grandes décisions du conseil des ministres du mercredi 14 mai 2025 et les nominations prononcées

Le conseil des ministres de ce mercredi 14 mai 2025 s’est tenu sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, SEM Patrice TALON. Au terme de ce conclave hebdomadaire des membres du gouvernement, plusieurs décisions ont été prises et des nominations prononcées. 

Au titre des mesures normatives : Révocation des Secrétaires exécutives des mairies d’Adjarra et de Toucountouna ; Approbation des statuts de l’Office de gestion des stades du Bénin ; Classement du bien culturel dénommé « Kataklè » au patrimoine culturel national ; Nomination ou promotion aux grades supérieurs de certains conservateurs des Eaux, Forêts et Chasse au titre de l’année 2025 ; Modalités d’organisation de l’inscription au Fichier national des Aspirants à l’Enseignement supérieur.

A l’issue du processus de sélection, les personnes ci-après ont été nommées à la Commission béninoise des Droits de l’Homme :

Ainsi, sont nommés comme membres, au titre de la qualité d’enseignant à l’université en qualité de titulaire : Abdou-Bakari IMOROU ; Suppléant : Sylvie Vitondin De CHACUS.

Au titre de la qualité d’avocat, comme titulaire : Maître Brice HOUSSOU ; Suppléant : Maître Falilatou S. Alexandrine SAÏZONOU BEDIÉ.

Au titre de la qualité de médecin, comme titulaire : Docteur Basile FASSINOU ; Suppléant : Docteur Cédric E. Parfait BIGOT.

Au titre de la qualité d’expert en matière pénitentiaire et autres questions de privation de liberté, comme titulaire : Maître Jean Paul Serge PRINCE AGBODJAN ; Suppléant : Akouavi Inès Laurenda HADONOU épouse TOFFOUN.

Au titre de la qualité d’expert en matière de promotion et de protection des droits des personnes handicapées et des personnes vulnérables, comme titulaire : Tchokomi Sabine TOUNGAKOUAGOU ; Suppléant : Olga Louise Véronique NOUATIN.

Au titre de la qualité d’expert en matière de promotion et de protection des droits des femmes, comme titulaire : Sidikatou ADAMON BISSIRIOU ; Suppléant : Monsieur Olaïtan Michel Kintossou DJEIGO.

Au titre de la qualité d’expert en matière de promotion et de protection des droits des enfants, comme titulaire : Perpétue KOSSOUOH épouse HOUINATO ; Suppléant : Monsieur Rahman A. OROU BARE.

Bertin Djitrinou

Retour historique du Kataklè du Dahomey au Bénin : Un enjeu de souveraineté culturelle

Le Kataklè, tabouret royal à trois pieds, est officiellement restitué au Bénin. Après plus de deux siècles d’absence, ce précieux symbole du royaume du Dahomey a enfin retrouvé sa terre d’origine, le 12 mai 2025.

En effet, le Kataklè, ancien siège royal à trois pieds, incarne une part précieuse de l’histoire du royaume du Dahomey. Il fait partie des œuvres pillées pendant la période coloniale et longtemps considérées comme perdues.

Sa redécouverte en Finlande a donc suscité un vif émoi dans les cercles patrimoniaux et politiques.

Le président de la république, Patrice Talon et certains membres de son gouvernement, ont officiellement réceptionné le mardi 13 mai 2025, le Kataklè, un des trésors royaux du Dahomey emportés par le général français Dodds.

Pour Patrice Talon, cette restitution souligne l’engagement du Bénin et la détermination du Bénin à se réapproprier son histoire.

« C’est envahi par une forte émotion que j’ai admiré en fin de matinée du mardi 13 mai 2025 au palais de la marina, le Kataklè du roi Béhanzin qui vient d’être restitué au Bénin par la République de Finlande » lit-on, sur sa page Facebook.

« Ce siège royal, un des symboles de notre riche histoire et de notre fierté était logé au sein du musée national de Finlande depuis 1939 à la faveur d’un échange international de collections opéré avec la France ».

Symbole marquant du royaume de Danxomè, le kataklè était utilisé uniquement lors de l’intronisation du roi.
Selon le président Patrice Talon, « Bien plus qu’un simple retour d’objet, cette restitution marque la réaffirmation du droit de notre peuple à se réapproprier son histoire et à réinscrire dans son quotidien les témoins matériels de sa mémoire ».

A travers ce message, Patrice Talon voudrait exprimer sa reconnaissance et dire ‘’merci’’ à tous les acteurs qui ont rendu ce nouveau pas possible.

Un pas de fierté et de dignité, qui d’après lui, n’est qu’un nouvel épisode du feuilleton qui nous conduira, en est-il persuadé, « à la restitution progressive de nombreuses autres œuvres de notre patrimoine, dispersées ici et là dans le monde. »

« Je voudrais au nom du Bénin, marquer notre reconnaissance à la République de Finlande qui a su, d’une part, conserver ce précieux trésor et, d’autre part, œuvré avec nous à son retour sur sa terre d’origine.

Il vient ainsi y rejoindre, trois années plus tard, les 26 trésors royaux déjà restitués par la France, marquant ainsi un autre tournant symbolique pour la souveraineté culturelle du Bénin, fer de lance des processus de restitution d’œuvres sur le continent.

La restitution de cette pièce rarissime constitue un nouveau jalon dans la dynamique de réappropriation culturelle engagée par le Bénin depuis plusieurs années.

Avec le Kataklè, c’est la 27ᵉ œuvre restituée au Bénin, après les 26 premières rapatriées par la France en 2021.
Chacune d’elles, au-delà de sa valeur esthétique ou historique, représente un fragment d’identité retrouvée.

Il est à noter que le retour du Kataklè souligne la volonté du Bénin de reconstruire son récit historique à travers ses propres objets.
Plus qu’un simple retour matériel, c’est donc une réparation symbolique et un acte de souveraineté culturelle.

Comme un acteur majeur de la restitution des patrimoines africains, cette nouvelle étape confirme que la mémoire des peuples, longtemps éparpillée, peut retrouver ses racines.

Bertin Djitrinou

Élection du pape Léon XIV : L’Afrique, berceau du christianisme primitif, toujours en attente

L’église catholique romaine a un nouveau Pape. L’américain Robert Francis Prevost a été élu pape ce jeudi 8 mai 2025, à l’issue du conclave.
Agé de 69 ans, il devient le 267ème souverain pontife de l’église catholique et succède à François, décédé le 21 avril dernier.

Originaire de Chicago, il a choisi de régner sous le nom de Léon XIV. Robert Francis Prevost est un religieux de l’Ordre de Saint-Augustin.
Homme discret mais engagé, il s’est illustré par un parcours missionnaire atypique, notamment au Pérou où il a exercé durant de nombreuses années.

Prêtre, puis évêque dans ce pays d’Amérique du Sud, il a œuvré dans des régions reculées, au plus près des communautés locales, ce qui fait de lui, une figure rare parmi les prélats américains en Amérique latine.

En 2023, le pape François l’avait appelé à Rome pour diriger le dicastère chargé de la nomination des évêques, un poste stratégique au sein de la Curie romaine. La même année, il est créé cardinal. Son profil, à la fois pastoral, académique et administratif, a séduit les cardinaux électeurs, désireux de poursuivre l’élan missionnaire initié par François.

Né le 14 septembre 1955, Robert Francis Prevost est issu d’une famille aux origines françaises, italiennes et espagnoles.
Il suit des études de mathématiques et de philosophie à l’université de Villanova avant d’entrer chez les augustiniens en 1977.
Il est ordonné prêtre en 1982 à Rome, par Mgr Jean Jadot, figure progressiste de l’Église et diplomate belge.

En 1985, il débute sa mission au Pérou, d’abord comme chancelier du diocèse de Chulucanas, puis dans l’archidiocèse de Trujillo, où il fonde une paroisse et occupe de nombreuses fonctions : prieur, juge ecclésiastique, directeur de séminaire, et enseignant.
Il obtient un doctorat en droit canonique en 1987 à l’université pontificale Saint-Thomas d’Aquin.

De retour aux États-Unis en 1999, il devient provincial de son ordre, puis prieur général des augustiniens de 2001 à 2013.

Figure respectée pour son humilité, son engagement missionnaire et son sens du service, il prend désormais les rênes de l’église catholique universelle sous le nom de Léon XIV.

L’élection du pape Léon XIV, premier souverain pontife originaire des Etats-Unis, marque ainsi, un tournant historique pour l’église catholique. Cependant, une question demeure : quand l’Afrique, berceau du christianisme primitif, verra-t-elle l’un de ses fils accéder au trône de Saint-Pierre ?

Sans nul doute, l’Afrique représente aujourd’hui l’un des bastions les plus dynamiques du catholicisme, avec une croissance exponentielle du nombre de fidèles et de vocations sacerdotales.

Pourtant, malgré cette vitalité, aucun pape africain n’a été élu depuis l’époque des premiers siècles du christianisme à ce jour.

Malgré la représentativité aussi remarquable des cardinaux africains figuraient parmi les prétendants lors du conclave de 2025, aucun n’a réussi à rallier une majorité de voix.

Cette situation interroge sur les critères de sélection des papes et sur le poids réel des cardinaux africains dans les décisions du Vatican.

Loin de paraître un acte symbolique, l’élection d’un pape africain, représenterait une reconnaissance du rôle central du continent dans l’avenir du catholicisme.

Il est important de faire observer qu’avec des défis du siècle tels que la pauvreté, les conflits, la montée des nouvelles spiritualités et le retour de plusieurs africains vers les croyances originelles africaines, un pape africain pourrait constituer une alternative unique face aux réalités vécues par des millions de fidèles.

Même si l’élection de Léon XIV marque une avancée dans la diversité géographique, l’Afrique reste en attente de son moment historique.
Ainsi, la question qui reste posée est : à quand l’église catholique saura-t-elle enfin reconnaître l’importance du continent dans son avenir ?

Bertin Djitrinou

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