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Secteur des hydrocarbures au Bénin : Toutes les bouteilles de gaz bientôt uniformisées aux couleurs de la DPB S.A.

Bonne nouvelle en faveur des ménages à faibles revenus en matière de commercialisation du Gaz domestique au Bénin. C’est désormais possible de recharger auprès de n’importe quel distributeur agréé.

Le gouvernement du Président Patrice Talon a pris une décision importante lors du conseil des ministres du mercredi 07 mai 2025 qui viendra mettre fin au calvaire des béninois utilisateur de gaz domestique.

Selon le rapport du conseil, il est établi dans notre pays, que plusieurs sociétés agréées se partagent le marché de la distribution du gaz domestique, chacune exploitant ses propres marques de bouteilles.

Une telle fragmentation du marché limite la possibilité pour les consommateurs d’échanger librement une bouteille vide contre une bouteille pleine d’une autre marque, créant ainsi une contrainte d’approvisionnement, notamment en cas de rupture de stock.

Par ailleurs, il s’observe une inégale répartition de l’offre sur le territoire national, certaines communes étant significativement désavantagées.

Cette situation oblige les commerçants locaux à prendre en charge les coûts de transport, qu’ils répercutent sur les prix à la consommation.

C’est pourquoi, dans le cadre de sa politique de développement durable, le Gouvernement a engagé une réforme majeure du secteur des hydrocarbures.

L’objectif visé est d’accroître la disponibilité et l’accessibilité du gaz domestique, de promouvoir son utilisation en remplacement des sources d’énergie traditionnelle, notamment le bois de chauffe.
Ceci participe de la protection des forêts et de l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables, particulièrement en zone rurale.

Le rapport du conseil renseigne que ladite réforme consiste à mettre en place un système d’approvisionnement centralisé par la Société Dépôts Pétroliers du Bénin (DPB) SA qui sera propriétaire des bouteilles uniformisées.

A noter que le remplissage et la sécurité des emballages relèvent de la responsabilité des gestionnaires des centres d’emplissage.

Ainsi, le présent décret vise à : instaurer l’interchangeabilité commerciale des bouteilles de gaz sur l’ensemble du territoire national ; faire uniformiser les bouteilles aux couleurs de la Société Dépôts Pétroliers du Bénin SA ; responsabiliser formellement les gestionnaires des centres d’emplissage en matière de sécurité et de qualité du service ; introduire une nouvelle capacité de bouteilles de 1,5 kg, plus adaptée aux besoins des ménages à faibles revenus.

Une fois les nouvelles dispositions devenues opérationnelles, tout détenteur d’une bouteille vide de gaz domestique pourra l’échanger contre une bouteille pleine de même contenance, auprès d’une station-service ou de tout autre distributeur habilité.

Il est donc accordé un délai de trois mois à la Société Dépôts Pétroliers du Bénin SA, à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, pour racheter les bouteilles en circulation et mettre en œuvre un plan de standardisation progressive visant leurs recoloration, reconditionnement technique et intégration dans le parc commun.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce et le ministre de l’Économie et des Finances veilleront à son application effective.

Bertin Djitrinou

Conseil des ministres du mercredi 7 mai 2025 : les grandes décisions prises

Les membres du gouvernement se sont réunis en conseil des ministres ce mercredi 7 mai 2025, sous la houlette du président Patrice Talon. A l’issue de cette rencontre solennelle, un ensemble de décisions importantes a été adopté.

Au menu des mesures normatives : Modalités de commercialisation du gaz de pétrole liquéfié ; Transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la Convention régissant la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest Africaine ; Attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil national de l’Eau.

Au titre des communications : Mission de maîtrise d’œuvre de conception des travaux de réhabilitation et de rénovation de l’embarcadère d’Abomey-Calavi ; Autorisation de signature de la convention de partenariat entre le ministère de la Santé et le groupe pharmaceutique ROCHE pour la lutte contre les cancers au Bénin ; Contractualisation pour la construction et l’exploitation du Centre d’Enfouissement technique de la commune de Parakou.

Aux mesures individuelles, des nominations ont été prononcées : A la Présidence de la République, à la Cour constitutionnelle, au Conseil supérieur de la Magistrature, au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.

Bertin Djitrinou

Journée du Patrimoine Mondial Africain 2025 : L’Afrique, berceau de trésors patrimoniaux méconnus

L’Afrique et le monde entier se réunissent chaque année, le 5 mai, pour célébrer la Journée du Patrimoine Mondial Africain, une initiative proclamée par l’UNESCO en 2015.

Cette journée met en lumière la richesse exceptionnelle du patrimoine culturel et naturel du continent africain, tout en soulignant les défis auxquels il est confronté.

La célébration de cette journée ce 5 mai 2025, avec l’appui de l’UNESCO, est une occasion de mettre en lumière les sites naturels et culturels d’exception du continent, tout en appelant à une mobilisation internationale pour leur protection.

Plus qu’une simple commémoration, cette journée instaurée depuis 2015 est un puissant appel à la sauvegarde, à la transmission et à la valorisation des richesses culturelles et naturelles du continent.

Bien que l’Afrique possède une diversité culturelle et naturelle inestimable, elle reste sous-représentée sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, avec seulement 12 % des sites inscrits.

De plus, 39 % de ces sites africains sont classés en péril, en raison de menaces telles que le changement climatique, les conflits armés, le braconnage et le développement incontrôlé.

Avec 96 sites africains inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le continent continue de fasciner par sa diversité culturelle, ses paysages époustouflants, et l’ingéniosité de ses peuples.

De la cité historique de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, aux paysages culturels de la région de Konso en Éthiopie, en passant par les palais royaux d’Abomey au Bénin, chaque site raconte une histoire unique.

Le thème de cette année, « Solidarité mondiale pour la restitution et la restauration du patrimoine africain par le biais de la culture, de l’éducation et des sciences », met l’accent sur l’importance de la coopération internationale pour la préservation et la valorisation du patrimoine africain.

Il appelle à une mobilisation collective pour soutenir les efforts de restitution des biens culturels et de restauration des sites endommagés.

Plusieurs événements sont ainsi organisés à travers le continent dans le cadre de cette journée, notamment : La conférence internationale sur l’authenticité du patrimoine en Afrique, tenue à Nairobi, au Kenya, du 5 au 9 mai 2025, qui vise à favoriser l’échange de recherches et de connaissances sur la préservation du patrimoine africain.

Dans le même contexte, la semaine africaine de l’UNESCO du 19 au 21 mai 2025, mettra en lumière la diversité culturelle du continent à travers des expositions, des conférences et des activités culturelles.

Bien plus qu’une célébration, la journée du patrimoine mondial africain rappelle l’importance de la culture, de l’éducation et des sciences dans la construction d’un avenir durable pour le continent.

L’édition 2025 accorde une place particulière à la jeunesse africaine. Des ateliers numériques, des expositions interactives, et des concours autour de l’histoire locale ont été organisés à travers plusieurs pays.

L’UNESCO et ses partenaires insistent sur le rôle central des jeunes dans la sauvegarde et la réinterprétation créative du patrimoine, notamment via les arts, les médias numériques et la recherche.

L’Afrique compte à ce jour 96 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, allant des majestueuses ruines de Kilwa Kisiwani en Tanzanie aux fabuleux paysages naturels du Delta de l’Okavango au Botswana.

Cependant, plus de la moitié de ces sites sont en situation de vulnérabilité : conflits armés, urbanisation galopante, changement climatique, manque de financement pour ne citer que celles-là.

Face à ces défis, la Journée du 5 mai se veut un moment de mobilisation collective entre : décideurs politiques, chercheurs, artistes, jeunes, communautés locales. Tous sont appelés à s’unir pour assurer la transmission du patrimoine africain aux générations futures.

En cette journée, l’UNESCO invite les gouvernements, les communautés locales, les jeunes et tous les acteurs concernés à s’engager activement dans la préservation du patrimoine africain, afin de le transmettre aux générations futures

Ainsi, le Bénin a saisi cette opportunité pour mettre en lumière les efforts déployés ces dernières années pour restituer, restaurer et revaloriser son patrimoine culturel.

Au nombre des effets effectués, il est important de rappeler les actions emblématiques telles que la restitution des trésors royaux d’Abomey par la France, la construction du Musée de l’Epopée des Amazones et des Rois du Danxomè, et les multiples programmes éducatifs autour de la culture endogène, font du pays un modèle de référence sur la scène africaine.

Le Bénin, engagé depuis plusieurs années dans la revalorisation de son patrimoine culturel, poursuit la construction de musées modernes, le soutien aux créateurs et chercheurs, et la valorisation des sites historiques comme Ouidah, Porto-Novo ou encore Nikki.

Bertin Djitrinou

Gestion durable des terres et forêts au Bénin : La Banque mondiale apporte un appui massif de 180,7 millions de dollars américains

Pour illustrer son engagement croissant à accompagner le Bénin vers une croissance inclusive, résiliente et respectueuse de l’environnement, la Banque mondiale renforce son appui au développement durable du pays à travers deux nouvelles opérations d’envergure.

D’un montant total de 180,7 millions de dollars américains, l’objectif de ce soutien massif est de moderniser la gouvernance foncière et promouvoir une gestion durable des ressources forestières.

Le premier financement, à hauteur de 100 millions de dollars, est consacré au programme Terra Bénin, une initiative stratégique qui vise à transformer en profondeur le système foncier béninois.

Basée sur l’approche innovante du Programme pour les résultats (PforR), cette opération ambitionne de : Cartographier environ 1,5 million de parcelles ; Enregistrer un million de titres fonciers grâce à des technologies de pointe ; Simplifier les démarches administratives, tant en zones urbaines que rurales.

Il faut noter que ce projet est également soutenu par le Trust Fund du Global Facility for Disaster Reduction and Recovery, dans une logique de résilience face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles.

Le second financement, de 80,7 millions de dollars, appuie la deuxième phase du projet de gestion durable des forêts classées. La première phase avait déjà permis : La reforestation de 26 000 hectares ; La séquestration de trois millions de tonnes de CO₂,
Et l’amélioration des conditions de vie de plus de 50 000 personnes.

Ce financement prend aussi en compte : L’extension de 20 000 hectares supplémentaires, La promotion de l’agroforesterie et de l’agriculture durable, le développement du bois énergie et du bois d’œuvre et le renforcement de la gestion intégrée des forêts et de la captation du carbone.

Par cette illustration, le Bénin affirme sa volonté de bâtir une économie verte, fondée sur l’inclusion sociale, la résilience climatique et l’équité dans l’accès à la terre.

Cette double intervention de l’institution internationale rentre dans le cadre de son soutien à la sécurité foncière, la préservation des écosystèmes, et la valorisation des ressources naturelles au service des populations.

Bertin Djitrinou

Vatican : Que se passe-t-il après la mort du pape ?

(De la certification jusqu’aux funérailles et au Conclave)

La mort du Pape marque le début d’un processus de tradition millénaire simplifié dans certains aspects par la volonté du Pape François, mais qui conserve des étapes fondamentales, de la constatation de la mort du pontife au Conclave qui élit son successeur en passant par l’enterrement.

Après douze ans de pontificat, François s’est éteint le lundi 21 avril 2025, laissant le siège de saint Pierre vacant. Pendant quelques jours, le Saint-Siège va ainsi modifier son activité et préparer le conclave qui doit élire le nouveau souverain pontife.

Le Pape François est décédé ce matin du lundi 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans, à sa résidence de la Casa Santa Marta du Vatican.

Dès cet instant, tous les plus hauts responsables du ‘’gouvernement’’ de l’église, c’est-à-dire la Curie romaine, doivent se démettre de leurs fonctions.

Seuls certains personnages-clés de la période de «Sede vacante» («siège vacant»), chargés d’assurer le bon déroulement des affaires courantes du Saint-Siège, restent «en poste» jusqu’à la fin du conclave devant élire le nouveau souverain pontife.

C’est notamment le cas pour le camerlingue, le pénitencier majeur, le cardinal archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, le coordinateur du Conseil pour l’économie, le substitut de la secrétairerie d’état, et le secrétaire pour les relations avec les états. C’est aussi le cas de tous les secrétaires de dicastère et des représentants pontificaux en mission.

Selon les règles en vigueur, c’est désormais le cardinal camerlingue qui s’occupera des affaires courantes, tandis qu’une constitution stipule notamment la durée des obsèques, neuf jours, et le délai pour organiser un conclave qui élira un nouveau souverain pontife dans un délai de 15 à 20 jours.

Le «camerlingue» fera donc office de pape «par intérim» chargé de gérer l’église jusqu’à l’élection du nouveau souverain pontife, avec des pouvoirs nettement réduits et surtout administratifs.
C’est le cardinal irlandais Kevin Farrell, préfet du dicastère (ministère) pour les laïcs, la famille et la vie, qui a été choisi pour ce poste en 2019.

Le mot «camerlingue» est dérivé du mot italien «camera», qui signifie chambre. Il est chargé de gérer le Vatican mais ne peut prendre aucune décision dont la validité excéderait la durée de la période de vacance du trône de Saint-Pierre ou empièterait sur les prérogatives exclusives du Pape, comme par exemple la nomination de cardinaux.

C’est le camerlingue qui est notamment chargé de constater et de notifier le décès du pape. Jusqu’à Pie XII, mort en 1958, il constatait le décès du chef de l’Eglise en le frappant sur le front avec un petit marteau en argent, pour s’assurer qu’il était bien mort.

La première étape de ce protocole est donc la certification de décès, une procédure dans laquelle le chef du cabinet pontifical, connu sous le nom de camerlingue, en l’occurrence Kevin Farrell, doit appeler le pape trois fois par son prénom, en l’occurrence Jorge Mario Bergoglio. S’il n’obtient pas de réponse, il annoncera officiellement sa mort avec l’expression « vere Papa mortuus est », ce qui signifie « le pape est vraiment mort ».

Dans le passé, il suffisait de prononcer cette phrase par le responsable, mais aujourd’hui, un médecin doit confirmer que le pape est décédé. De plus, selon le premier des changements qu’a introduit le pape François, cet acte de décès ne sera pas fait dans la chambre du défunt, mais dans sa chapelle privée.

Après cela, les viscères du pape sont retirés pour préserver son corps et le pontife est vêtu de la soutane blanche, de la muceta rouge et du pallium.
A son tour, il est déplacé vers le cercueil. A ce niveau des changements les plus pertinents, le pape François a demandé que son corps soit immédiatement déplacé dans un seul cercueil en bois, avec un intérieur en zinc. Alors qu’auparavant, les papes étaient enterrés dans trois cercueils : un en cyprès, un en plomb et un extérieur en chêne ou en orme.

Dans ce cercueil unique en bois et en zinc, le pape François sera transféré à la basilique Saint-Pierre du Vatican afin que les fidèles puissent rendre hommage au pape, tandis que des gardes d’honneur sont faites pour veiller sur le pape et que certaines autorités religieuses sont autorisées à visiter.

Dans le passé, le pape défunt était placé sur un catafalque pour la vénération des fidèles. Cependant, il s’agit d’un autre changement du pape François, puisqu’il a voulu que l’exposition se fasse dans le cercueil unique et définitif dès le début, évitant ainsi sa vénération par les fidèles dans un lit funéraire.

Ainsi, le camerlingue prend symboliquement possession des propriétés papales, le palais apostolique du Vatican, les Palais du Latran, siège du diocèse de Rome dont le pape est par tradition l’évêque, et de Castel Gandolfo, la résidence d’été des papes.

Il convoque les réunions de cardinaux, appelées «congrégations», et décide avec elles du jour et de l’heure de l’exposition de la dépouille du pape défunt, de la date de l’inhumation, qui doit intervenir entre le 4e et le 6e jour après la mort.

C’est également ainsi qu’est fixée la date du début du conclave, chargé d’élire le nouveau pape, qui doit débuter au plus tôt quinze jours et au plus tard vingt jours après le décès. Il faut rappeler que les funérailles du pape ont eu lieu le samedi 26 avril 2025.

Mais comment est choisi un nouveau pape ? Le nouveau pape est élu par le Collège des cardinaux. Ce sont tous des hommes nommés par le pape et généralement ordonnés évêques.
Il y a actuellement 252 cardinaux catholiques, mais seulement 135 peuvent voter, car les personnes de plus de 80 ans peuvent participer aux débats mais ne peuvent pas voter.

Traditionnellement, le conclave ne commence qu’après une période de deuil de 15 jours.
Cependant, en 2013, le prédécesseur de François, Benoît XVI, a modifié les règles pour permettre que la messe commence plus tôt si les cardinaux le souhaitaient.

Comment fonctionne le conclave ?
Pendant la période de vote, les cardinaux sont coupés du monde extérieur : ils n’ont pas de téléphone, ni d’accès à Internet ou aux journaux.
Ils dorment dans la Maison Sainte-Marthe, une maison d’hôtes de cinq étages au sein du complexe du Vatican.
L’élection se déroule dans le plus grand secret à l’intérieur de la chapelle Sixtine, célébrèrent peinte par Michel-Ange.

Chaque cardinal vote pour le candidat qu’il souhaite voir devenir pape. Il peut voter pour lui-même s’il le souhaite.
Un nouveau pape est élu lorsqu’un candidat obtient 90 voix, ce qui peut prendre plusieurs tours.
Au cours des siècles précédents, les conclaves duraient des semaines, voire des mois. Certains cardinaux sont même décédés au cours du processus.

Pour le monde extérieur, la seule information sur la façon dont se déroule le conclave est la fumée qui s’échappe de la cheminée de la chapelle lorsque les bulletins de vote sont brûlés après chaque tour de scrutin.

La fumée noire signale un échec. La fumée blanche signifie qu’un nouveau pape a été élu.
Ainsi, le nouveau pape apparaît normalement sur le balcon surplombant la place Saint-Pierre dans l’heure qui suit son élection.
Le cardinal principal confirme la décision avec les mots « Habemus Papam », qui signifie en latin « nous avons un pape » et présente le nouveau pontife par le nom papal qu’il a choisi, qui n’est peut-être pas son prénom d’origine.

Par exemple, le pape François est né Jorge Mario Bergoglio, mais a choisi son nom papal pour honorer saint François d’Assise.

En théorie, tout homme catholique romain ayant été baptisé peut-être considéré. Cependant, dans la pratique, les cardinaux préfèrent toutefois choisir l’un des leurs.

En 2013, François est devenu le premier pontife originaire d’Amérique du Sud, une région qui représente environ 28 % des catholiques du monde et de l’hémisphère sud.
Les précédents historiques suggèrent que les cardinaux sont bien plus susceptibles de choisir un Européen, et surtout un Italien. Sur les 266 papes élus à ce jour, 217 sont italiens.

Plusieurs analystes du Vatican ont suggéré que le successeur de François pourrait venir de l’extérieur de l’Europe, notamment parce que le défunt pape a nommé plus de 140 cardinaux venus de l’extérieur du continent.

Le pape est le chef de l’Église catholique et constitue une source importante d’autorité pour les quelque 1,4 milliard de catholiques romains du monde.
Ils croient que le pape représente une lignée directe avec Jésus-Christ. Il est considéré comme le successeur vivant de saint Pierre, qui fut le chef des premiers disciples du Christ, les Apôtres.

Environ la moitié des chrétiens du monde sont catholiques romains. D’autres confessions, notamment les protestants et les chrétiens orthodoxes, ne reconnaissent pas l’autorité du pape.

Le pape réside au Vatican, le plus petit État indépendant du monde, entouré de la capitale italienne, Rome.
Le pape ne reçoit pas de salaire, mais tous ses frais de voyage et de séjour sont pris en charge par le Vatican.

Bertin Djitrinou

Echangeur de Vèdoko : Le coût de réalisation est revu à la hausse par le Japon

(Le montant passe à 16,2 milliards de FCFA contre environ 14 milliards de FCFA Initialement prévu)

Le coût de réalisation de l’une des plus grandes infrastructures en construction au Bénin a connu une révision. Le Japon a revu à la hausse le coût de réalisation de l’échangeur de Vèdoko.

Initialement alloués au Bénin par le Japon à 3, 552 milliards de yens japonais soit environ 14 milliards de FCFA pour la réalisation de l’échangeur de Vèdoko, ce montant a été revu à la hausse à 4, 071 milliards de yens japonais soit au total 16,2 milliards de FCFA.

Cette hausse a été officialisée le 25 mars 2025 lors d’une cérémonie en présence de l’ambassadeur du Japon près le Bénin Uezono Hideki et du ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni.

L’échangeur en construction au carrefour de Vèdoko rappelons-le, est un vaste projet qui vise à améliorer la fluidité du trafic à ce point stratégique reliant Cotonou à Abomey-Calavi.

Ce chemin, qui fait partie aussi bien du corridor international nord-sud (corridor Cotonou – Niamey) que du corridor international est-ouest (corridor Abidjan – Lagos), passe en même temps sur l’axe est-ouest le plus important dans le réseau routier de la ville qui s’étend dans le sens est-ouest entre le lac Nokoué et le golfe de Guinée.

En particulier, situé sur cet axe et au niveau du point de séparation et de jonction entre la route nationale inter-état 1 et la route urbaine qui assure la liaison est-ouest dans le centre-ville de Cotonou, l’intersection de Vêdoko (communément appelé l’intersection Toyota) est l’intersection le plus congestionné de la ville à cause d’une forte concentration de trafic.

L’intersection est embouteillée, du matin au soir, en raison non seulement de l’excès de volume de trafic, mais aussi d’une mauvaise opération des feux de circulation et autres.

Cela gêne la fluidité du flux logistique et du trafic routier urbain, tout en menaçant la sécurité des habitants de la ville et en entravant les activités économiques du Bénin.

Selon l’ambassadeur du pays du soleil levant près le Bénin, l’effectivité de cet échangeur va permettre de fluidifier la circulation, renforçant l’efficacité économique de Cotonou d’une part et du Bénin tout entier d’autre part.

Il est important de retenir que le montant total de ce projet s’élève à 18 milliards CFA. L’indemnisation de 190 personnes affectées par les travaux a été approuvée par le gouvernement béninois en juin 2024.
Une disposition qui facilite ainsi la libération des emprises nécessaires.

Actuellement, les travaux de déplacement des réseaux et de pose de canalisations sont en cours et la construction devrait être achevée d’ici 2025.

Aussi vrai que la réalisation de cet ouvrage contribuera à améliorer les infrastructures de transport au Bénin, ce projet, soutenu par le Japon, témoigne de l’excellente relation de coopération qui existe entre les deux pays.

Bertin Djitrinou

Bénin : Découverte de pierres précieuses ‘’Gabbro ‘’ à M’Bétékoukou, commune de Dassa-Zoumè

A M’Bétékoukou dans le département des collines, une nouvelle dynamique s’enclenche autour de la recherche et de l’exploitation minières.

Dans cette commune de Dassa-Zoumè, est découverte une roche magmatique à texture grume, un type de roche de teinte noir appelée ‘’Gabbro’’.

L’étendue de la mine est évaluée sur une longueur de 30 km et sur une largeur de 7 km, avec une profondeur qui va jusqu’à 25 mètres (après les puits de foration).

Un gisement de pierre très prisé à l’international, qui suscite déjà un vif intérêt auprès des investisseurs nationaux et étrangers.

Il faut noter que l’exploitation de ce gisement minier fera du Bénin, l’un des pays producteurs et exportateurs de pierres précieuses au monde.

Avec sa potentiel ornemental, ‘’Gabbro’’ peut être poli pour obtenir une lueur noire brillante, utilisé pour les enseignes de cimetière, les plans de travail de cuisine, les carreaux de sol, la pierre de façade et bien d’autres.

‘’Gabbro’’ est très prisé à l’international pour sa résistance aux conditions météorologiques et à l’usure. Dans l’industrie de la pierre, il est vendu sous le nom de « granit noir ».

Il sert également à fabriquer des produits bruts comme des bordures, des moellons, des pavés. Son utilisation la plus courante est comme pierre concassée ou agrégat (matériau de base dans la construction, construction de routes, ballast ferroviaire, matériau de remplissage).

Et la pierre du Bénin, ce n’est pas que le ‘’Gabbro’’. Autre localisation à Savè, la Migmatite. Une nature de pierre ornementale très recherchée sur les marchés internationaux aussi.

C’est le gisement d’une étendue et richesse confirmées par des prospections approfondies d’une épaisseur minimale du dépôt de 20 mètres (sondé à plus de 20 mètres de profondeur).

Les diligences sont enclenchées pour le dédommagement conséquent des présumés propriétaires terriens des zones identifiées, mais aussi pour faciliter les démarches administratives aux entreprises en vue de l’exploitation rapide de ces sites miniers.

Bertin Djitrinou

Campagne agricole 2025-2026 : Des mesures de soutien aux producteurs pour les prix de cession des engrais

(Une subvention de 26 milliards FCFA accordée pour garantir la sécurité alimentaire)

Le gouvernement Talon renouvelle une fois encore son soutien aux producteurs en élargissant le prisme de l’état providence à travers une subvention de 26 milliards FCFA pour favoriser le bon déroulement des activités agricoles et garantir la sécurité alimentaire.

Au nombre des décisions prises autour de la table du conseil des ministres ce mercredi 23 avril 2025, les mesures de soutien de l’état en faveur des producteurs pour les prix de cession des engrais au titre de la campagne agricole 2025-2026 marquent la constance des efforts significatifs du gouvernement béninois sur le front de la gouvernance sociale dans l’amélioration de la qualité de vie des populations.

En effet, la grosse annonce rapportée dans le compte rendu du conseil des ministres précise que cette action déterminante, permettra de céder les différents types d’intrants aux producteurs aux mêmes prix que lors de la campagne précédente à savoir : NPK : 340 FCFA/kg soit 17.000 FCFA le sac de 50 kg au lieu de 21.750 FCFA. Urée : 300 FCFA/kg soit 15.000 FCFA le sac de 50 kg au lieu de 18.750 FCFA. SSP : 280 FCFA/kg soit 14.000 FCFA le sac de 50 kg.

Par ailleurs indique le relevé du conseil gouvernemental, il est à souligner que cette année, la mesure bénéficiera aux producteurs de toutes les catégories et favorisera notamment l’introduction de semences hybrides devant contribuer à l’amélioration de la productivité et à l’accroissement de la production vivrière.

Ainsi que l’a indiqué le compte rendu de la session hebdomadaire, malgré la hausse des prix des engrais sur le marché international ces dernières années, les contributions de l’état et des acteurs privés de la filière coton ont permis de mobiliser des subventions pour soutenir le prix de ces fertilisants, aussi bien s’agissant du coton que des vivriers, au cours des récentes campagnes.

D’après le compte rendu, ils s’élèvent à 55 milliards de FCFA (2022-2023), environ 30 milliards de FCFA (2023-2024) et 24,4 milliards de FCFA (2024-2025).

Grâce à ces interventions, les prix des engrais sont restés globalement stables et accessibles aux producteurs dans notre pays, précise le relevé du conclave gouvernemental.

Cependant, la situation sur le marché international demeure critique, même avec la baisse relative constatée.
Selon le compte rendu du Conseil, en relevant que pour la campagne agricole 2025-2026, céder les différentes formules d’engrais aux prix réels du marché serait préjudiciable à la production agricole et à la sécurité alimentaire.

C’est pourquoi, il a été décidé que l’état apporte une subvention de 26 milliards de FCFA afin de favoriser le bon déroulement des activités agricoles.
Cette décision gouvernementale a été prise après les échanges avec les différentes faîtières du secteur agricole.

Bertin Djitrinou

Bénin : Les grandes décisions du conseil des ministres du mercredi 23 avril 2025

Le gouvernement du président Patrice Talon s’est réuni en sa séance hebdomadaire, ce mercredi 23 avril 2025. Tenue sous la présidence effective de SEM Patrice Talon, Président de la République, cette rencontre solennelle a accouché de plusieurs décisions.

Au menu des mesures normatives, le conseil a approuvé pour le compte du ministère de l’économie et des finances, : l’attributions, l’organisation et fonctionnement de l’Inspection générale des finances ; l’attributions, organisation et fonctionnement de l’Inspection générale des régies financières ; la création de la zone économique spéciale de Sèmè-Podji et autorisation de prise de participation de l’Etat dans la société de gestion de la zone économique spéciale (ZES) ; et la nomination des commissaires aux comptes près de la société Dépôts pétroliers du Bénin S.A.

Pour le compte du ministère de cadre de vie et des transports, il s’est agi de la création de la Société de sûreté portuaire et aéroportuaire du Bénin S.A. et approbation de ses statuts.

Aux enseignements, il a été question des Statuts-types des établissements publics d’Enseignement et de Formation techniques et professionnels en République du Bénin ;

Les décisions ont porté aussi sur l’attributions, organisation et fonctionnement du cadre national de concertation pour la promotion de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels ;

Enfin, des modalités de mise en œuvre du financement basé sur la performance des établissements d’Enseignement et de Formation techniques et professionnels en République du Bénin.

Au menu des communications, il a été question des mesures de soutien de l’état aux producteurs pour les prix de cession des engrais au titre de la campagne agricole 2025-2026.

Pour le compte du ministère de cadre de vie et des transports, le conseil a autorisé la missions de contrôle et surveillance des travaux de construction de collecteurs d’assainissement pluvial et d’aménagement de voies connexes dans les villes d’Allada, Dassa-Zoumè, Pobè, Lokossa, Aplahoué, Djougou et Kandi.

Le conseil a aussi approuvé l’approbation du plan stratégique 2024-2028 de l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME).

Un compte-rendu de la recrudescence de cas d’ulcération de jambes dans certaines localités du Bénin a été fait pour le compte du ministère de la santé.

Au titre des mesures individuelles, des nominations ont été prononcées au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, puis au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale.

Bertin Djitrinou

Phase pilote des classes culturelles au Bénin : Le programme a déjà impacté 18 000 élèves avec plus de 1 000 emplois attendus

Le programme des classes culturelles, initié en 2023 par le gouvernement béninois à travers le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, dépasse la simple détection de jeunes talents artistiques dans les établissements scolaires et se positionne comme un important catalyseur de création d’emplois au sein des secteurs culturel et éducatif.

Faudrait-il le rappeler, ce projet vise à détecter et promouvoir les talents artistiques et culturels chez les apprenants des écoles béninoises.

Dans le cadre de sa phase pilote lancée depuis 2023, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, a présenté un premier bilan du programme lors de l’émission de Reddition de comptes du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2021-2026, diffusée le jeudi 17 avril dernier.

Selon les chiffres communiqués, 18 000 élèves ont bénéficié du programme dans 89 établissements, grâce à l’implication de 890 encadreurs culturels et d’une cinquantaine de superviseurs, pour la première phase.

Le ministre a ensuite annoncé, quant à la généralisation progressive du programme, une phase d’expansion significative du dispositif dès cette année, avec l’intégration de 14 nouveaux établissements et le recrutement de 140 encadreurs supplémentaires.

L’objectif à terme est d’étendre le programme à 103 écoles, touchant ainsi 22 000 élèves et générant la création de plus de 1 000 emplois.

Cette annonce constitue un signal fort de l’engagement et des actions du gouvernement de Patrice Talon en faveur du développement des professions culturelles au Bénin.

Le programme des classes culturelles initié par le gouvernement Talon constitue ainsi, un moteur pour l’emploi au Bénin, avec plus de 1 000 emplois attendus.

Bertin Djitrinou

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