Dans un monde à perpétuelle mutations, surtout face à la révolution numérique et au progrès fulgurant de la technologie, le rôle de la presse n’a jamais été aussi crucial.
En effet, nous évoluons dans un monde où chaque jour qui passe, les réseaux sociaux, les applications numériques et les plateformes de partage ont modifié notre façon de vivre, de communiquer et d’interagir.
Dans ce contexte, les journalistes et professionnels des médias, représentent des acteurs clés dans la transmission de l’information, mais aussi dans la garantie de la transparence et de la vérité.
Cette révolution numérique pose des défis majeurs concernant l’utilisation de données personnelles ; des données qui, si elles cessent d’être protégées, peuvent compromettre la vie privée et la sécurité des individus.
L’éthique journalistique impose également de respecter la vie privée. Il est du devoir des médias, d’informer la population, mais cette mission doit s’accompagner d’un profond respect pour les personnes dont vous rapportez les histoires.
Ainsi, il est impératif que tous les acteurs de l’information, soient formés et sensibilisés à ces enjeux afin d’agir de manière responsable et éthique dans leur travail quotidien.
C’est dans ce contexte que l’Autorité de protection des données personnelles (APDP), en collaboration avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) a organisé, ce jeudi 17 avril 2025, un atelier de formation à l’intention des professionnels des médias sur le régime de protection des données personnelles en vigueur au Bénin.
Une cinquantaine de journalistes ont pris part à cet atelier de formation sur le régime de protection des données personnelles en vigueur au Bénin, dont les travaux ont été lancés par le président de l’APDP, Luciano Hounkponou, en présence du président de la HAAC, Edouard Loko.
Fruit d’une collaboration entre l’Autorité de protection des données personnelles et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, cette session de formation vise à renforcer les capacités des acteurs des médias sur les spécificités liées à la protection des données personnelles en République du Bénin et informer des sanctions encourues en cas de manquements.
En procédant au lancement des travaux, le président de l’APDP n’a pas pu s’empêcher de mettre l’accent sur l’importance de cette formation pour les professionnels des médias.
A en croire Luciano Hounkponou, la révolution numérique pose des défis majeurs concernant l’utilisation de données personnelles et il est impératif que tous les acteurs des médias, soient formés et sensibilisés à ces enjeux afin d’agir de manière responsable et éthique dans leur travail quotidien.
« La collecte de données, qu’elle soit à des fins d’enquête, de recherche ou de rédaction, exige une attention particulière. La législation, notamment le Code du numérique en son Livre 5ème, vise à protéger les droits des individus et à garantir que leur consentement soit éclairé » a-t-Il laissé entendre.
« En tant que professionnels de la presse, il est essentiel que vous vous familiarisiez avec ces textes législatifs afin de mener vos activités de manière légale et éthique », a-t-il soutenu.
Très satisfait pour cette initiative, le président Edouard Loko, quant à lui, a-t-il a indiqué « que la maîtrise de ce que signifie les données personnelles et leur protection ne doit plus relever de la simple culture générale. Ça doit faire partie de vos connaissances ».
Des modules conduits par des responsables de l’APDP ont meublé cet atelier de formation.
Il s’agit notamment du module « Protection des données personnelles au Bénin : l’essentiel à retenir », et du module « Les obligations du responsable de traitement et les sanctions en cas de non-respect ».Etant donné que la transparence et le consentement sont des principes fondamentaux dans le traitement des données personnelles, chaque individu doit être informé de la manière dont ses données seront utilisées, et il doit avoir la possibilité de choisir d’y consentir ou non.
Cette étape est cruciale pour instaurer un climat de confiance entre les journalistes et les personnes dont ils recueillent les informations.
La lutte pour une meilleure protection des données personnelles est un effort collectif. C’est pourquoi l’APDP en appeler à un dialogue ouvert entre les journalistes, les législateurs, et les autorités de protection des données.
« En collaborant, nous pouvons créer un environnement qui favorise à la fois la liberté d’expression et le respect de la vie privée » a souhaité Luciano Hounkponou.
Espérons que cette formation puisse donner des outils nécessaires pour intégrer ces préoccupations dans leur travail quotidien et qui contribuera à établir un meilleur équilibre entre liberté d’expression et respect de la vie privée.
Les injustices, les souffrances, les histoires de vie, tout cela mérite d’être partagé, mais jamais au prix de la dignité humaine. C’est un équilibre délicat, mais essentiel.
Vivement que l’APDP et les médias travaillent ensemble pour construire un avenir où la liberté d’information et la protection des données personnelles se complètent et se renforcent mutuellement.
Bertin Djitrinou
Rôle des médias face aux enjeux de la révolution numérique : Une cinquantaine de journalistes outillés par l’APDP sur la protection des données personnelles
Bénin : Les grandes décisions du conseil des ministres du 16 avril 2025
La rencontre hebdomadaire des membres du gouvernement a eu lieu ce mercredi 16 avril 2025 au Palais de la marina.
Plusieurs décisions ont été prises lors de ce conseil des ministres qui s’est réuni sous la présidence de SEM Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement.
Les communications ont porté sur la contractualisation dans le cadre du projet de construction et modernisation de marchés urbains et régionaux (Phase 2), Site de Kassoua-Allah dans la commune de Ouaké.
Le marché régional de Kassoua-Allah à Ouaké se distingue par son potentiel économique et sa position géostratégique dans la partie septentrionale du pays. A ce titre, il figure dans le lot des 12 infrastructures prévues pour la phase 2 du projet.
Ces atouts lui confèrent un caractère prioritaire et le conseil a approuvé sa mise en chantier diligente, en attendant l’aboutissement des procédures concernant les autres sites.
Au point deux des communications, il s’est agi de la mission de contrôle technique des projets de reconstruction du Hall des arts et de construction d’une piste de Karting à Cotonou.
Dans le cadre du démarrage imminent de ces projets, qui participent de la modernisation et de l’attractivité de la ville de Cotonou, il a été autorisé la signature des marchés avec des cabinets spécialisés, pour la mission de contrôle technique indispensable.
Le point trois a porté sur la réalisation d’une étude de faisabilité sur les métiers du transport et de la logistique.
La demande en main-d’œuvre qualifiée dans ces sous-secteurs augmente avec l’accroissement actuel du flux des transactions commerciales en cohérence avec le choix du gouvernement de faire du Port et de l’Aéroport de Cotonou, des leviers de croissance économique et des plateformes attractives sur les plans régional et international.
Aussi, en plus du développement des infrastructures routières en cours dans tout le pays, le transport fluvial doit-il être promu pour les liaisons entre certaines villes et avec d’autres pays limitrophes, l’objectif étant de faciliter la mobilité urbaine et interurbaine.
Il a été aussi question de l’approbation du Plan Stratégique 2025-2029 du ministère du Cadre de Vie et des Transports, en charge du Développement durable.
Au terme de l’analyse stratégique du secteur tenant compte de la dynamique en cours, ce plan prévoit que « Le Bénin est à l’horizon 2030, un pays vert, au cadre de vie assaini, attrayant avec un système de transport multimodal économiquement performant ».
Cette vision s’articule autour de quatre orientations stratégiques en relation avec le renforcement de la gouvernance du secteur, l’attractivité et la compétitivité des établissements humains ; l’amélioration de la gestion durable de l’environnement et de la biodiversité ainsi que des infrastructures et des services de transport.
Ce plan se réalisera à travers douze axes stratégiques et cinq programmes opérationnels déclinés en dix-neuf actions.
D’un coût global estimatif de 5.617,285 milliards de FCFA, il sera financé en partie avec une contribution de ressources intérieures à hauteur 3.521, 237 milliards de FCFA.
Au dernier point des communications, il s’est agi de l’organisation d’un test de sélection d’assistants en position probatoire au profit des Universités publiques du Bénin.
Dans la perspective de la couverture progressive des besoins en enseignants des universités publiques, une base de données des aspirants au métier d’enseignant du supérieur a été constituée.
Les assistants en position probatoire seront donc sélectionnés à cette fin. En plus des 276 autres déployés entre 2016 et 2018, leur recrutement permettra de renforcer les effectifs d’enseignants pour une meilleure prise en charge des apprenants puis de combler le déficit qui découlera des départs imminents à la retraite.
La République du Bénin a reconnu les mérites de certains officiers de l’armée qui se sont dévoués pour la Nation.
A travers le décret n°2025-153 du 26 mars 2025, plusieurs officiers de l’Armée béninoise dont le commandant de la Garde républicaine, Dieudonné Tévoédjrè, ont été nommés ou promus aux grades supérieurs.
Bertin Djitrinou
Développement économique : Le FMI reconnaît la croissance soutenue et les résultats budgétaires prometteurs du Bénin
L’institution financière internationale dénommée Fonds Monétaire International (FMI) reconnaît les progrès économiques réalisés par le Bénin et encourage les réformes en cours dans le pays.
Illustrant le renforcement des échanges entre le pays et l’institution financière internationale, le représentant du Fonds Monétaire International (FMI) Frédéric LAMBERT, a manifesté sa satisfaction à l’égard des résultats économiques robustes réalisés par le Bénin.
Cette reconnaissance des progrès économiques fait suite à une mission effectuée à Cotonou du 1er au 11 avril 2025 par les experts de l’institution financière internationale.
Les services du FMI n’ont pas pu s’empêcher de souligner la robustesse de l’économie béninoise, illustrée par une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) atteignant 7,5 % en 2024, dépassant les prévisions initiales.
En effet, ce succès économique réside principalement dans le dynamisme des exportations de biens transformés localement et le développement rapide du secteur des technologies de l’information.
De plus, le Bénin a réussi à respecter l’objectif de déficit budgétaire fixé par l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) un an plus tôt que prévu, le portant à 3 % du PIB.
Pour 2025, les autorités visent un déficit de 2,9 %, conforme à la loi de finances en vigueur.
Considérant ces avancées, le FMI a également salué les progrès en matière de gouvernance et de transparence au Bénin, se traduisant par un suivi rigoureux des entreprises publiques et la publication imminente de leurs états financiers.
Des mesures ambitieuses, telles que la création d’un guichet unique électronique et l’expansion du registre foncier numérique à Cotonou, visent à stimuler l’investissement et à faciliter les échanges.
Sur le plan social, le gouvernement projette d’augmenter les investissements dans l’éducation, la santé et la protection sociale, grâce au Registre Social Unique (RSU) et à une cartographie détaillée des dispositifs sociaux.
L’adoption de réformes climatiques, telles que la suppression des subventions aux carburants et l’encouragement de la production d’énergie renouvelable, témoigne également de l’engagement du Bénin face aux défis environnementaux.
En perspective, il est à retenir que l’examen du dossier économique par le conseil d’administration du FMI est prévu pour juin 2025, ouvrant la voie à d’éventuels soutiens financiers supplémentaires pour le Bénin.
Il faut noter que le gouvernement béninois a franchi une étape significative dans le cadre de ses relations avec le FMI.
Ainsi, un accord pour le décaissement de plus de 66 milliards de FCFA a été conclu par une mission du Fonds en séjour d’évaluation des résultats du pays.
Selon des sources extérieures, le Bénin affiche de belles perspectives et peut toujours bénéficier de l’assistance technique de l’institution financière internationale.
Au cours de leur visite de dix jours au Bénin, la mission a permis d’évaluer deux programmes de crédit en cours, dont le premier a déjà connu sa sixième évaluation et le second sa troisième évaluation.
Bertin Djitrinou
Riposte musclée face aux flux suspects au Bénin : Près de 4,9 milliards de FCFA récupérés contre 1631 dossiers traités par la CENTIF entre 2019 et 2024
La lutte contre le blanchiment des capitaux a gagné en maturité au Bénin grâce à l’engagement politique du gouvernement du président Patrice Talon.
Depuis 2016, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), principal maillon du dispositif de lutte, a bénéficié aussi bien de ressources nécessaires que d’un cadre légal et institutionnel conforme aux normes internationales.
Cette institution est malencontreusement perçue par nombre de béninois comme une structure créée pour les surveiller et les traquer.
Cependant, créée en 2006 au Bénin avec une mission claire, qui est celle de recueillir, analyser, enrichir et diffuser des renseignements financiers dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a fait du chemin sous l’influence du ministère de l’économie et des finances qui a su donner les impulsions.
Dans une interview exclusive accordée à la presse locale, le président, Abdou Rafiou Bello, a dressé, statistiques à l’appui, le bilan des 19 années de parcours de la CENTIF.
A en croire le président de la CENTIF, de 2019 à 2024, 1631 dossiers ont été traités dont 104 ont été transmis au Procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Outre les dossiers transmis à la juridiction spéciale, il est à retenir que 850 dossiers ont fait l’objet de partage avec la Direction générale des impôts (DGI), la Brigade économique et financière (BEF), la Brigade criminelle et le Centre national des investigations numériques (CNIN) (Ex-OCRC).
« En 2024 par exemple, les rapports partagés avec la direction générale des impôts lui ont permis de procéder à des redressements fiscaux et de récupérer près 4,9 milliards de FCFA auprès des contribuables indélicats », a révélé le président Abdou Rafiou Bello.
Toujours en termes de bilan, le patron de la CENTIF a précisé que la Cellule est restée à l’avant-garde de toutes les initiatives prise dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux au Bénin.
« Le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux qui était embryonnaire au début des années 2010 a gagné en maturité grâce à l’engagement politique fort du gouvernement qui depuis 2016 a renforcé la CENTIF, principal maillon dudit dispositif, non seulement en lui donnant les ressources nécessaires mais aussi et surtout en mettant en place un cadre légal et institutionnel largement conforme aux normes internationales », a-t-il confié.
De façon précise, les actions de la CENTIF au cours des 19 dernières années ont été décomposées en trois phases.
Les premières mandatures ont formé, sensibilisé et éduqué afin de faire prendre conscience du phénomène de blanchiment d’argent.
La deuxième phase a permis de mettre en place les outils et surtout d’assurer la conformité de la place financière béninoise aux normes internationales.
La troisième phase qui se poursuit est celle du renforcement de l’efficacité et de la modernisation de la CENTIF.
Il est important de rappeler que la CENTIF est une initiative sous régionale instituée par la directive N°07/2002/CM/Uemoa du 19 septembre 2002 transposée dans l’ordre juridique national par la Loi N°2006-14 du 21 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin.
Cette loi a d’ailleurs connu plusieurs mises à jour dont la dernière qui date de février 2024, a conduit à la Loi N°2024-1 du 20 février 2024 portant lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destructions massives.
D’après Abdou Rafiou Bello, la signature des conventions de partenariat est une bonne pratique recommandée au plan international et consacrée par l’article 129 de la loi sur le blanchiment des capitaux.
En effet, les accords de partenariats en définissant un cadre de coopération avec les partenaires, visent à les rassurer quant à l’utilisation des données transmises à la CENTIF.
La CENTIF est membre de réseau mondial des Cellules de renseignements financiers appelé Egmont Group. Ce réseau qui comporte 177 cellules de renseignements financiers de par le monde, est un canal puissant de partage et d’échanges d’informations.
Grâce à cet outil, la CENTIF peut recevoir des informations ou faire réaliser des investigations sur n’importe qui dans n’importe quel pays du monde.
Toutefois, « l’appartenance à ce réseau comporte des exigences en termes de sécurité des informations, de confidentialité dans le traitement et surtout d’indépendance vis-à-vis de tous pouvoirs » a confié, Abdou Rafiou Bello.
La CENTIF est également membre de plusieurs initiatives sous régionales telles le Recen-Uemoa, le réseau des CENTIF des Etats membres de l’Uemoa, le Forum des CRF de la Cedeao et le réseau des CRF des pays du Bassin du Lac Tchad.
En dépit de tout, l’adhésion à ces initiatives témoigne de la volonté de coopération entre les pays afin de lutter contre la criminalité transfrontalière.
Bertin Djitrinou
Polémique autour du code électoral : Orden Alladatin restitue la philosophie de cette réforme en déconstruisant les préjugés et manipulations
En dépit des agitations qui tendent à le présenter comme un texte de loi à polémique et potentiellement exclusif, le Code électoral du Bénin reste l’une des meilleures thérapies administrées à l’anarchie qui régnait au niveau du système partisan au Bénin.
Dans une atmosphère empreinte d’engagement citoyen, le député Orden Alladatin, Président de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale, a animé ce mardi 08 avril 2025, à l’Hôtel Azalaï, une séance d’échanges autour du thème : « Déterminants et enjeux du Code électoral ».
Un rendez-vous capital pour éclairer l’opinion publique sur les fondements, les choix et les implications du nouveau cadre électoral béninois.
Orden Alladatin s’est employé à restituer la philosophie de cette réforme en déconstruisant les préjugés et manipulations sciemment alimentés au sujet de cette loi.
Devant un parterre d’acteurs politiques, de juristes, de représentants de la société civile et de citoyens engagés, l’élu du peuple a présenté avec clarté les principaux déterminants ayant conduit à la relecture du Code électoral.
Il s’agit, selon lui, d’un effort législatif visant à renforcer la cohérence du système électoral, à garantir une meilleure représentativité et à consolider la paix et la démocratie dans le pays.
En effet, depuis 2018, le Bénin a résolument fait l’option de clarifier le paysage politique en se dotant de deux lois majeures. Il s’agit de la loi 2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin et la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin, a rappelé le conférencier qui a fustigé le fait que bien qu’ayant fait l’objet de plusieurs aménagements aux fins de s’adapter au contexte sociopolitique, le Code électoral en vigueur au Bénin continue de faire l’objet de commentaires biaisés à quelques encablures des prochaines échéances électorales.
Face à la polémique qui a cours et qui traduit une méconnaissance de l’esprit ayant guidé à cette réforme, Orden Alladatin s’est livré à un exercice de clarification de certaines dispositions de cette loi.
Devant une assistance constituée de ministres conseillers, de députés, d’acteurs de la société civile, de faiseurs d’opinion et d’hommes des médias, le député de l’Union progressiste Le Renouveau, a décliné les tenants et les aboutissants du Code électoral dont la finalité est d’induire la formation de grands ensembles et subséquemment de rendre forts les partis politiques.
Faisant un état des lieux de la situation avant l’avènement du président Patrice Talon, Orden Alladatin, dépeint un « système partisan débridé », caractérisé par une prolifération anarchique de partis politiques qui n’avaient pas un véritable ancrage au plan national. Une conséquence du multipartisme intégral proclamé par la conférence nationale.
Pour lui « ce modèle hérité de la conférence nationale n’a pas marché » en ce qu’il a favorisé le démocratisme plutôt que la démocratie. Résultat, le pays était à la limite ingouvernable ; la mauvaise gouvernance était patente avec une administration paralysée ; des contre-performances se multipliaient au plan économique avec une perte d’espoir en l’avenir qui du reste, était incertain.
Pendant ce temps, des défis persistants se posaient au pays : emploi des jeunes, extrémisme violent, besoins élémentaires (eau, santé, énergie, mobilité rurale et urbaine etc.)
Face à ce tableau, il était impérieux d’agir. « Il fallait un changement de paradigme face aux enjeux actuels », a laissé entendre le conférencier. Une appréhension partagée par la quasi-totalité des acteurs politiques.
En effet, l’unanimité se faisait autour de l’urgence de clarifier le paysage politique et de mettre les partis politiques au cœur du jeu politique. Il fallait donc mettre fin au clair-sombre qui caractérisait l’environnement politique.
Ce qui suppose une vision, de l’audace, de la responsabilité, de la méthode. C’est ainsi que loin de tout populisme, Patrice Talon s’est engagé dans cette réforme appelée de tous les vœux en dépit des grincements de dents et des résistances.
Pour Orden Alladatin, Patrice Talon a eu le mérite de repenser le modèle de développement du Bénin à partir de son système partisan. Il s’agit, selon lui, d’un chantier qui mérite d’être entretenu et consolidé.
Cette séance d’échanges, saluée par l’ensemble des participants, s’inscrit dans une dynamique de pédagogie politique et de transparence législative, dans un contexte où les réformes électorales suscitent souvent passions et incompréhensions.
Bertin Djitrinou
Bénin : Les décisions importantes du conseil des ministres du 9 avril 2025
Le conseil des ministres qui s’est réuni ce mercredi 9 avril 2025, a pris plusieurs décisions importantes touchant divers secteurs de la vie nationale béninoise.
Cette rencontre hebdomadaire a marqué une nouvelle étape dans la dynamique de transformation du Bénin.
Sous la présidence du chef de l’état, le Président Patrice Talon, plusieurs décisions importantes ont été prises pour renforcer le développement économique et social du pays.
Sur le plan normatif, le conseil a acté la création de la Société Bénin Tours SA et approuvé ses statuts, marquant une volonté de structurer davantage le secteur du tourisme.
Des mesures ont également été prises concernant la mise en œuvre du numéro unique parcellaire, la confirmation cadastrale des droits fonciers et la mise à jour du cadastre national, des initiatives cruciales pour la sécurisation foncière.
Le gouvernement a aussi fixé la liste des fonctions politiques ouvrant droit à des avancements automatiques d’échelon et de grade.
Une avancée significative est la mise en place d’un système d’information et de gestion électronique de la commande publique, visant à moderniser et à rendre transparents les processus d’acquisition de l’état.
Plusieurs projets de loi ont été adoptés en vue de leur transmission à l’Assemblée nationale pour examen et vote.
Il s’agit notamment du projet de loi relative à l’entrée, au séjour, à la résidence et à la sortie des étrangers au Bénin, du projet de loi portant modification de la loi sur la reconnaissance de nationalité aux afro-descendants, du projet de loi relative aux associations et aux fondations, et du projet de loi portant modification de la loi sur l’identification des personnes physiques.
Dans le domaine institutionnel, le conseil a décidé de la création de l’Agence nationale du paysage, approuvé ses statuts et nommé les membres de son Conseil d’administration.
Il a également procédé à la modification des statuts de la Société de Radio et de Télévision du Bénin S.A et nommé les membres de son nouveau Conseil d’administration.
Enfin, les commissaires aux comptes titulaire et suppléant près le Fonds d’Investissement et de Garantie des petites et moyennes Entreprises ont été nommés.
Quant aux communications, le conseil a approuvé la contractualisation avec des cabinets pour des prestations liées au projet de construction d’un village de vacances CLUB MED à Avlékété, ainsi qu’avec diverses sociétés pour la construction de l’hôtel de ville de Porto-Novo.
Enfin, le Conseil a procédé à des nominations au sein de plusieurs ministères : le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, le ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines, le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, et le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
Bertin Djitrinou
Confiance renouvelée des investisseurs : Le Bénin lève plus de 20 milliards de FCFA sur le marché de l’UEMOA
Le Bénin a sollicité un montant de 20 milliards de FCFA sur le marché financier régional. C’était le jeudi 3 avril 2025, à travers une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du trésor.
Cette opération, portant sur des maturités de 364 jours, 2,79 ans, 4,96 ans et 6,96 ans, a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs régionaux.
En effet, le montant total des soumissions a atteint 80 286 770 000 FCFA, soit un taux de couverture impressionnant de 401,43 %.
Conformément à sa stratégie de financement du développement, l’état béninois a retenu une enveloppe de 20 097 770 000 FCFA.
Il faut noter que cette performance témoigne de la confiance renouvelée des investisseurs en la solidité économique et en la crédibilité des engagements du Bénin.
L’opération vise à capter l’épargne des personnes physiques et morales pour assurer le financement du budget de l’état, conformément à sa stratégie de gestion prudente et durable de la dette.
Organisée par Umoa-Titres en collaboration avec la Banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), à la demande de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique, cette émission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de mobilisation de ressources à moyen et long terme du Bénin.
Bertin Djitrinou
Niger : Le régime militaire fait du haoussa la langue nationale principale
Le régime militaire du Niger arrivé au pouvoir, à la suite du coup d’état du 26 juillet 2023, abandonne le français comme langue officielle et fait du haoussa la langue nationale principale
Sous la houlette du général Abdourahamane Tiani, le Niger continue d’affirmer sa rupture avec la française.
En effet, le 26 mars dernier, à Niamey, le président de transition a officiellement promulgué une nouvelle charte issue des recommandations des assises nationales de février 2025.
A noter que ce texte remplace la constitution suspendue à la suite du coup d’état du 26 juillet 2023.
Parmi les changements majeurs apportés par cette nouvelle charte figure l’article 12, qui bouleverse le statut des langues dans le pays.
Ainsi, le français, qui était jusque-là langue officielle, devient désormais une simple langue de travail.
Le texte reconnaît onze langues nationales, avec une mise en avant claire du haoussa, désormais considérée comme la langue nationale principale.
Langue la plus parlée au Niger, le haoussa est compris par la majorité de la population et utilisé couramment à travers le territoire.
Le zarma-songhaï, dominant dans l’Ouest, est la deuxième langue la plus répandue avec environ 25 % de locuteurs.
Il faut rappeler que sous la constitution précédente, toutes les langues des communautés nigériennes jouissaient d’un statut égal, tandis que le français, parlé par à peine 13 % de la population, restait la langue officielle.
Le Niger s’est récemment retiré de l’Organisation internationale de la Francophonie et a renommé plusieurs rues de la capitale autrefois baptisées de noms français.
Pour la nouvelle décision du régime militaire, certains craignent une hiérarchisation implicite des langues et un risque de fragmentation communautaire.
Même si le débat reste vif autour des impacts sociaux et politiques de cette mesure, cette réforme linguistique s’inscrit dans une dynamique de souveraineté nationale affirmée.
Bertin Djitrinou
Politique éducative nationale : Patrice Talon marque un tournant décisif pour une école béninoise plus équitable
Au Bénin, il est désormais interdit de sanctionner un élève en raison du non-paiement des frais de contribution scolaire.
Cette mesure majeure a été officialisée par une note circulaire en date du mercredi 2 avril 2025, signée par la ministre par intérim des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé.
Selon la décision gouvernementale, les chefs d’établissements doivent changer de stratégies de recouvrement des contributions scolaires en ne renvoyant pas les élèves lors des devoirs surveillés, en ne confisquant pas leurs convocations et dossiers d’examen.
Fini les exclusions des cours, des évaluations ou des examens pour motif financier. Le gouvernement met un terme à des pratiques longtemps dénoncées comme injustes, souvent vécues comme des humiliations publiques par des élèves issus de familles à revenus modestes.
Désormais, les chefs d’établissement sont invités à faire preuve de pédagogie, de dialogue et d’écoute. Le recouvrement des frais scolaires ne doit plus se faire au détriment de la dignité ni du parcours académique des apprenants.
Une mesure saluée avec enthousiasme par la population, qui y voit un signal fort en faveur d’une école plus inclusive et plus respectueuse des droits fondamentaux.
Cette décision vise à garantir un climat serein, propice à la concentration et à la réussite de tous les candidats.
Avec cette décision, l’éducation au Bénin est clairement affirmée comme un droit pour tous, et non comme un privilège réservé à ceux qui peuvent payer.
Le gouvernement béninois vient de franchir ainsi, un pas important dans la quête d’un environnement scolaire plus équitable.
Il faut appeler l’ensemble des acteurs du système éducatif à prendre connaissance de cette mesure et à veiller à son application stricte.
Bertin Djitrinou
Infrastructures routières : L’ancien pont ferroviaire de Porto-Novo bientôt démoli
L’ancien pont ferroviaire de Porto-Novo sera détruit et la circulation sur la voie Sèmè-Podji Porto-Novo sera limitée et encadrée dans les prochains jours.
C’est ce qui convient de retenir du communiqué du maire de la ville de Porto-Novo à l’endroit des usagers.
D’après le communiqué en date de ce 02 avril, cette mesure se justifie par le démarrage imminent de la démolition tablier de l’ancien pont ferroviaire engagé dans le cadre des travaux de dédoublement de la route Sémé-Podji-Porto-Novo (10 km) et de construction d’un nouveau pont sur la Lagune de Porto Novo.
Ainsi, pour des raisons de sécurité liées à des chutes éventuelles d’objets dues à ces travaux, la première autorité de la ville invite les usagers à respecter les déviations durant la période desdits travaux.
Dans un communiqué rendu public ce 2 avril 2025, le maire de la ville, Charlemagne Yancoty, a annoncé des mesures strictes pour garantir la sécurité des usagers.
Bertin Djitrinou

