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Conformité des pratiques douanières au Port Autonome de Cotonou : Les Commissionnaires en douanes non agréés dans le viseur des autorités portuaires

Le Port autonome de Cotonou (PAC) a lancé un nouvel avertissement concernant l’obligation pour les commissionnaires en douane agréés (CDA) d’obtenir un agrément valable pour exercer leurs activités sur la plateforme portuaire.

Les commissionnaires en douanes agréés sans agréments et exerçant sur la plateforme portuaire sont invités à régulariser leur situation avant le 21 avril 2025.

L’annonce a été faite via une note circulaire de la direction générale en date du 27 mars 2025.
Le non-respect de cette obligation met en péril la régularité et la sécurité des opérations sur la plateforme portuaire.

D’après la note circulaire N° /513/2025/INT/PAC/DG/DOPS(DQHSE)/DAJC(DJC)/DCM/DFAC/SC Portant obligation pour les Commissionnaires en Douane Agrées exerçant sur la plateforme portuaire de disposer d’un agrément du Port Autonome de Cotonou, malgré plusieurs rappels, dont la note circulaire N° 298/Pac/Dops/Dajc/Dcm/Dfac/Sc du 14 février 2024 et la note N° 644/24/Pac/Dg/Dops/Dajc/Dcm/Dfac/Sc du 12 avril 2024, certains Commissionnaires en douane agréés continuent d’opérer sans agrément sur la plateforme portuaire.

Ainsi, le PAC a fixé un ultimatum : tous les commissionnaires en douane agréés doivent impérativement disposer d’un agrément valide avant le 21 avril 2025.

Passé ce délai, toute structure de CDA ne respectant pas cette règle se verra interdite d’accès à la plateforme portuaire et de toute prestation offerte par le PAC.

Cette décision vise à garantir la fluidité des opérations portuaires et à renforcer la conformité des pratiques douanières.

Le Port Autonome de Cotonou insiste sur l’importance de la régularisation rapide de la situation de tous les Commissionnaires en Douane Agréés pour éviter toute suspension de leurs activités.

Il est à retenir que le respect strict de cette nouvelle directive est désormais une priorité, et toute personne concernée doit s’assurer de sa conformité avant l’échéance fixée.

Bertin Djitrinou

Programme Ben 005 : Une réponse concrète aux objectifs de la Stratégie nationale de l’inclusion financière

Le gouvernement du Président Patrice TALON depuis son avènement au pouvoir, a fait quelques prouesses pour une meilleure inclusion financière au Bénin.

Des programmes comme le microcrédit Alafia facilitent l’accès aux services financiers pour les populations vulnérables, contribuant ainsi à la création d’emplois et au renforcement du tissu économique.

Au Bénin, l’inclusion financière joue un rôle clé dans la réduction de la pauvreté et la promotion de l’égalité des chances.
Grâce à une stratégie nationale ambitieuse, le pays affiche l’indice d’inclusion financière le plus élevé de l’espace UEMOA.

Mais malgré ces avancées, des défis subsistent pour garantir une inclusion financière durable et accessible à tous.

Le système d’éducation financière au Bénin est porté par une multitude d’acteurs publics, privés et associatifs.

Ces acteurs s’engagent activement à promouvoir l’inclusion financière et à améliorer la gestion des finances personnelles à travers des programmes adaptés, visant particulièrement les populations vulnérables.

Malgré ces actions, une étude sur le niveau d’éducation financière réalisée par le ministère des affaires sociales et de la microfiance en 2024 laisse apparaître entre autres que le niveau d’éducation financière des populations à la base demeure toujours faible, la pauvreté généralisée et la faible culture financière d’une grande partie de la population qui rendent difficile la mise en place de comportements financiers responsables.

L’engagement de la ministre Véronique Tognifodé pour le secteur financier en général et le secteur de la microfinance en particulier, a favorisé l’ancrage institutionnel du programme Ben 005 au ministère des affaires sociales et de la microfinance.

En rappel, Véronique Tognifodé, ministre des affaires sociales et de la microfinance, a procédé le jeudi 20 mars 2025 au lancement officiel du programme BEN 005, intitulé « Finance Inclusive et Innovante » et du projet d’Éducation Financière et de Protection des Clients des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) par le biais des Guichets Uniques de Protection Sociale (GUPS)

C’était l’occasion pour elle d’établir un lien entre le programme et la Stratégie Nationale de l’Inclusion Financière (SNIF), élaborée en 2023, composée de trois axes stratégiques à savoir : le renforcement du cadre institutionnel, l’amélioration de l’offre de produits financiers, et la promotion de l’éducation financière.

Ainsi, le Programme BEN/005 est présenté comme une réponse concrète visant à réduire la pauvreté et à permettre à environ 450.000 bénéficiaires directs, d’accéder à des services financiers adaptés à leurs besoins.

A en croire la ministre Véronique Tognifodé, les résultats positifs obtenus lors de la phase pilote, a touché des milliers de consommateurs de services financiers.

Il faut préciser que ce programme vise les personnes adultes des 12 départements avec une attention particulière pour les jeunes adultes, les femmes et les populations rurales vulnérables.

En transformant les Centres de Promotion Sociale (CPS) en GUPS, le Gouvernement espère mieux répondre aux attentes des populations vulnérables, notamment les jeunes et les femmes et garder sa place de leader en la matière, dans l’espace UEMOA.

Ce programme qui s’inscrit dans le cadre des efforts du Gouvernement depuis 2016, en engendrant un élan vers une inclusion plus large dans le secteur de la microfinance, sera mis en œuvre sur une période de 37 mois pour un montant total de 10 millions d’euros, avec l’appui technique de la GIZ et ADA.

Bertin Djitrinou

Violences basées sur le genre : Une prévalence de 90,9 % des victimes chez les femmes souligne l’ampleur du problème

Les statistiques sur les Violences basées sur le genre (VBG) laissent perplexe, car les chiffres témoignent l’ampleur du problème, avec une prévalence inquiétante chez les femmes.

Au Bénin, les violences physiques se révèlent être l’une des formes majeures de manifestation des Violences basées sur le genre.
Qu’il s’agisse de coups, de blessures ou d’agressions, ces actes laissent des séquelles profondes, tant physiques que psychologiques sur les victimes.

Les femmes et les enfants sont les plus touchés, avec des conséquences dévastatrices pour leur bien-être physique et mental.

D’après l’Observatoire de la Famille de la Femme et de l’Enfant (OFFEE), les violences physiques se définissent comme des actes causant des dommages non accidentels, qu’ils soient infligés à l’aide de la force physique ou de tout autre objet pouvant provoquer des lésions internes, externes ou les deux.

Il est à noter que ces violences se manifestent sous plusieurs formes : au sein des foyers, dans les établissements scolaires, sur les lieux de travail, ou encore dans les espaces publics. Elles peuvent aller de blessures légères à des traumatismes graves.

Selon des études, entre février 2019 et février 2022, le Bénin a enregistré 49 907 cas de violences basées sur le genre (VBG), selon les données du SIDoFFE-NG. Et entre 2022 et octobre 2024, ce nombre a grimpé à 55 982 cas.

Les violences physiques représentent environ 15,17 % de ces incidents, soit 6 267 cas, ce qui en fait la deuxième forme de VBG la plus courante après les violences psychologiques (19 938 cas).

En effet, ces chiffres soulignent l’ampleur du problème, avec une prévalence inquiétante chez les femmes, qui représentent 90,9 % des victimes.

Il faut préciser que les violences physiques varient aussi selon les tranches d’âge.
D’après les études, elles sont estimées à 21,1 % chez les jeunes de 25 à 29 ans, et à 33,1 % chez les adultes de 35 à 44 ans.
Les filles et les femmes sont légèrement plus affectées que les garçons et les hommes, avec 30,2 % contre 29,6 % pour les 3 à 14 ans, et 27,9 % contre 27,6 % à partir de 15 ans.
L’ampleur du drame vécu par de nombreuses femmes au Bénin se révèle par des témoignages de quelques victimes.

Dame Amélie, 42 ans, mère de trois enfants, se souvient : « Mon mari m’a frappée à plusieurs reprises, souvent devant les enfants. J’ai porté plainte, mais il a réussi à corrompre certains agents pour étouffer l’affaire. J’ai finalement quitté la maison avec mes enfants ».

Hortense, 35 ans, a failli perdre la vie après une violente agression de son conjoint : « Il m’a battue jusqu’à ce que je perde connaissance. Ce sont les voisins qui m’ont emmenée à l’hôpital. Aujourd’hui, je tente de me reconstruire, mais les cauchemars me hantent encore ».

Selon les statistiques récentes, en 2022, l’Institut National de la Femme (INF) a enregistré 298 dossiers de violences basées sur le genre. En 2023, ce chiffre a considérablement augmenté pour atteindre 1 117 dossiers. Et pour l’année 2024, jusqu’au 25 novembre, 1 797 dossiers ont été déposés.

Malgré une prise en charge initiale importante, seuls 4 311 cas sur environ 50 000 enregistrés entre 2019 et 2022 ont abouti devant les juridictions compétentes.

Le nombre de cas souligne les défis auxquels est confronté le système judiciaire, en particulier le manque de ressources et les obstacles procéduraux qui freinent l’accès à la justice pour de nombreuses victimes.

Cependant, le Bénin dispose d’un cadre législatif pour lutter contre les violences physiques. Le Code pénal, révisé en 2018, prévoit des peines de prison allant de 1 à 5 ans, et des peines plus sévères pour les infractions graves.

Toutefois, l’application de ces lois demeure un défi. Le manque de sensibilisation, les frais judiciaires élevés et la lenteur des procédures découragent souvent les victimes de poursuivre leur démarche en justice.

Il est donc essentiel de renforcer les campagnes de sensibilisation et d’améliorer l’accès à la justice, pour combattre efficacement les violences physiques.

Outre la formation des forces ayant en charge l’ordre et la sécurité et la mise en place de centres d’accueil pour les victimes, informer la population sur les dangers de ces violences, les droits des victimes et les recours possibles peut aider à briser le silence et encourager les victimes à se manifester.

Il est à noter que la lutte contre les violences physiques exige l’engagement de toute la communauté : familles, écoles, autorités locales et organisations de la société civile, qui doivent unir leurs forces pour un environnement plus rassurant et respectueux des droits de chaque citoyen.

Bertin Djitrinou

Conseil des ministres du 26 mars 2025 : Un nouveau complexe hôtelier sera construit dans l’emprise de l’ancienne Auberge de Grand-Popo

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 26 mars 2025, sous la présidence effective de SEM Patrice Talon, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Plusieurs décisions ont été prises lors de cette rencontre hebdomadaire.

Ainsi, ont été adoptés sous la rubrique des mesures normatives, les décrets portant :
promotion d’officiers supérieurs de la Police républicaine au titre de l’année 2025 ; nomination ou promotion aux grades supérieurs de certains officiers des Forces armées béninoises au titre de l’année 2025 ;
puis celui modifiant et complétant les dispositions du décret n° 2023-373 du 19 juillet 2023 fixant les modalités de reversement des enseignants contractuels de l’état admis à l’évaluation-diagnostic, dans les différents cadres d’emplois des fonctionnaires de l’état.

Au point un des communications, il a été question de la contractualisation pour la mission de maîtrise d’œuvre complète des travaux d’aménagement d’un Resort urbain et balnéaire à Grand-Popo.

Il s’agit d’un complexe hôtelier qui sera construit dans l’emprise de l’ancienne Auberge de Grand-Popo, comprenant un hôtel en R+3 de 65 à 70 chambres standard, 10 suites junior, 2 suites présidentielles, 4 à 6 villas F3 et F4 pour particuliers, plusieurs restaurants, 2 piscines et un espace pour enfants.

Il entre dans le cadre global de la réalisation de projets de construction d’hôtels de haut standing en cours de développement, en vue du renforcement de l’offre de réceptifs hôteliers aux normes et convenances recommandées sur le plan international.

C’est à cet effet que le présent marché a été autorisé, la durée prévisionnelle de la mission étant de 24 mois, dont 6 pour la phase « Études » et 18 pour celle des « Travaux ».

Toujours au menu des communications en son point deux, il a été question de la mission de maîtrise d’œuvre complète du projet de construction du Tribunal de première instance de Malanville.

Les travaux qui seront exécutés permettront de loger ce tribunal dans des locaux répondant aux exigences fonctionnelles d’une juridiction moderne ; aussi bien en termes d’espace et de configuration, de sécurité, de déferrement que de conservation des scellés et des archives.

Pour leur mise en œuvre effective, la présente contractualisation est approuvée avec un cabinet expérimenté, à charge pour les ministres concernés de veiller à la qualité des prestations attendues.

Il a été autorisé : l’organisation à Cotonou de la réunion annuelle et de l’Assemblée générale du Programme de politiques de Transport en Afrique, du 24 au 27 mars 2025 ; ainsi que la participation du Bénin à la neuvième réunion des Etats parties à la Convention MEDICRIME du 31 mars au 4 avril 2025 à Strasbourg en France ; puis celle
des équipes nationales aux compétitions sportives internationales majeures au titre de l’année 2025.

Bertin Djitrinou

Soutien aux ménages les plus vulnérables : Bientôt de nouveaux transferts monétaires aux bénéficiaires du programme “Gbéssoké”

Les bénéficiaires du programme de filets de protection sociale “Gbéssoké” vont bientôt recevoir de nouveaux transferts monétaires.

En prélude à cette nouvelle étape vers le soutien aux personnes vulnérables, une deuxième phase de distribution de cartes SIM annoncée par le ministère des affaires sociales et de la microfinance dans un communiqué, devrait démarrer le 24 mars pour prendre fin le 25 avril 2025.

Il faut rappeler que “Gbéssoké” est un programme de 98 milliards de FCFA conçu par le gouvernement béninois, qui vise à réduire la pauvreté et les inégalités sociales grâce à l’accroissement des capacités productives des ménages les plus vulnérables. Il promeut le développement du capital humain.

La première phase de distribution des cartes SIM s’est déroulée dans les 12 départements pilotes le lundi 8 juillet 2024.

Plusieurs communes ont été sélectionnées à travers les départements du pays. Dans le département de l’Alibori, la commune de Ségbana a été retenue, tandis que Tanguiéta a été choisie pour l’Atacora.

Le département de l’Atlantique met en avant la commune de So Ava, alors que Parakou représente le Borgou. Djakotomey a été sélectionnée pour le Couffo, et Ouessè pour les Collines.

Dans le département de la Donga, Quaké a été désignée, tandis que Cotonou, la capitale économique, a été choisie pour le Littoral. Lokossa a été retenue pour le Mono, et Adjohoun pour l’Ouémé.

Enfin, Pobé a été sélectionnée dans le département du Plateau, et Za-Kpota pour le Zou. Ces choix visent à renforcer les capacités locales et à favoriser un développement harmonieux dans chaque région.

Pour la deuxième phase de distribution de cartes SIM démarrée le 24 mars 2025, le Guichet Unique de Protection Sociale (GUPS), anciennement Centre de promotion sociale (CPS), reste ouvert à cet effet pour édifier les bénéficiaires au niveau de chaque localité.

Les bénéficiaires cibles sont alors attendus aux lieux de regroupements habituels de leurs villages entre 8h et 17h30, d’après le communiqué du ministère des affaires sociales et de la microfinance.

Bertin Djitrinou

Prévisions météorologiques 2025 : Des risques d’inondations et de sécheresse menacent le Bénin

(Le défi de vulgarisation des informations météorologiques et de promotion des techniques agricoles adaptées, pour la grande saison des pluies)

Les changements climatiques sont à la base des perturbations de saison. Notamment des séquences sèches prolongées détectées par les prévisions.
Ces derniers temps, la saison est vraiment perturbée au point que les producteurs ont perdu de boussole.

L’Agence nationale de la météorologie du Bénin (Météo-Bénin) a publié ses prévisions saisonnières pour la grande saison des pluies 2025 au sud du pays.
Lorsque je me résume, ces prévisions n’augurent pas d’une bonne saison cette année.

Ces projections, élaborées avec l’appui technique et financier d’AGRHYMET et d’autres organismes régionaux, mettent en lumière des risques potentiels de sécheresse et d’inondations pouvant impacter plusieurs secteurs d’activité.

Selon les prévisions, des cumuls pluviométriques allant de normaux à excédentaires sont attendus sur la période avril-juin, avec un démarrage précoce de la saison des pluies.

Toutefois, certaines zones pourraient connaître des poches de sécheresse prolongées, perturbant la croissance des cultures et réduisant les ressources en eau pour l’agriculture et la production halieutique.

Face à ces défis, des recommandations ont été formulées pour limiter les impacts. Notamment de la diffusion régulière des informations météorologiques, de la promotion des techniques agricoles adaptées, de la sensibilisation des populations vulnérables et du renforcement des capacités des services de gestion des catastrophes.

Une attention particulière a été portée sur le choix des variétés à mettre en terre par les producteurs agricoles, sur les grandes tendances des prévisions météorologiques de l’année 2025.

L’autre chose qui n’avantage pas les producteurs, ce sont les poches de sécheresse, c’est-à-dire les jours successifs sans pluie que nous allons enregistrer en début de saison et qui pourraient vraiment perturber les semences », a expliqué Didier Kakpa, directeur général de Météo-Bénin, avant de conseiller les producteurs agricoles à mettre en terre des variétés qui ne nécessitent pas beaucoup d’eau, des variétés qui résistent mieux à la sécheresse.

Plus loin, l’homme assure que la quantité d’eau qui sera enregistrée au cours de cette saison ne sera pas abondante comme la moyenne recueillie habituellement. « La saison de cette année sera un peu perturbée dans la zone sud de notre pays (zone des collines jusqu’au littoral, a-t-il précisé.

Les autorités encouragent également le recours aux assurances agricoles pour protéger les producteurs contre les pertes.
Météo-Bénin invite les différents acteurs à rester attentifs aux mises à jour régulières qui seront publiées tout au long de la saison.

Bertin Djitrinou

 

Renforcement des infrastructures portuaires et promotion du leadership féminin : l’Union européenne fait un don de 13 milliards de FCFA au Bénin

Deux accords de financement visant à améliorer la compétitivité du Port autonome de Cotonou et à encourager le leadership des femmes et des filles dans le pays ont été conclus ce mardi 18 mars 2025 à Cotonou, entre le Bénin et l’Union européenne.

D’un montant total de 20 millions d’euros, soit environ 13 milliards de FCFA, ces financements, octroyés sous forme de dons, s’inscrivent dans le cadre de la stratégie Global Gateway et du Programme d’actions du gouvernement (Pag) 2021-2026.

Le premier programme, ProPort II, qui a pour objectif d’améliorer la gouvernance et les performances du port, tout en favorisant une économie bleue durable, bénéficie d’une enveloppe de 15 millions d’euros (environ 10 milliards de FCFA).

L’ambition est d’intégrer le Port de Cotonou à un écosystème maritime et côtier dynamique, contribuant ainsi à la croissance économique nationale.

Le second programme, doté de 5 millions d’euros (environ 3 milliards de FCFA), est dédié à la promotion du leadership féminin.

Il vise à renforcer l’implication des femmes et des filles dans les prises de décisions, en cohérence avec la Politique nationale de promotion du genre et le Plan d’action sur l’égalité 2021-2025 de l’Union européenne.

A retenir que ces conventions s’inscrivent également dans l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°5 des Nations Unies.

A l’occasion de cette cérémonie de signature, Stéphane Mund, ambassadeur de l’Union européenne au Bénin, a réaffirmé l’engagement de l’UE en faveur d’un développement économique inclusif et durable aux côtés du gouvernement béninois.

Mieux, « améliorer les infrastructures portuaires, promouvoir la voix des femmes dans toutes les sphères de vie personnelle et professionnelle : ce sont des sujets fondamentaux essentiels pour assurer un avenir prospère et équilibré du Bénin », poursuit-il.

De son côté, Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et des Finances, a salué ce partenariat stratégique, essentiel à la modernisation des infrastructures et à l’émancipation des femmes, deux leviers majeurs du développement du Bénin.

D’après le diplomate Belge, cette cérémonie est l’aboutissement d’un processus de formulation engagé ensemble dans le cadre de la programmation pluriannuelle 2021-2027.

Ces deux projets consacrent l’engagement complet du budget disponible pour la première période 2021-2024 soit 219 millions d’euros (144 milliards de FCFA).

Ils ouvrent la voix pour l’allocation d’un budget de 172 millions d’euros (113 millions de FCFA) sur la période 2025-2027.

« Nous nous félicitons de voir l’allocation équivalente sur 3 ans sauvegardée pour le Bénin. Dans les moments tourmentés que nous vivons au niveau global, nous sommes fiers d’avoir maintenu nos engagements envers le Bénin », affirme le diplomate Belge.

Bertin Djitrinou

Bénin / Conseil des ministres : Les grandes décisions de ce Mercredi 19 mars 2025

Il s’est tenu ce mercredi 19 mars 2025 au Palais de la Marina sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’état, Chef du Gouvernement, SEM Patrice TALON, Le Conseil des ministres.

Au terme de ce conclave hebdomadaire des membres du gouvernement, plusieurs décisions ont été prises.

Dans le cadre de l’application de la loi n°2017-29 du 15 mars 2018 relative à la sûreté radiologique et à la sécurité nucléaire en République du Bénin, plusieurs textes réglementaires ont été adoptés, au titre des mesures normatives.

Il s’agit des décrets portant sur la réglementation de la sûreté du transport des matières radioactives ; l’attributions, composition, organisation et fonctionnement de la Commission béninoise de l’énergie atomique ; la règlementation de la sûreté radiologique et radioprotection.

Toujours au menu des mesures normatives, les conditions d’exercice de la fonction d’inspecteur de sûreté radiologique, de sécurité nucléaire et de garanties nucléaires ; puis les catégories d’installations radiologiques sujettes à déclassement, le contenu et les conditions d’exécution du plan de déclassement.

Au titre des communications, il s’est agi de la mission de contrôle et surveillance des travaux de construction du nouveau barrage de Lifo.

Le projet de construction du barrage de Lifo vise à renforcer l’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumé, Glazoué et environs.

Compte tenu des exigences du planning actualisé des travaux, il est apparu nécessaire de mettre en place un nouveau cadre contractuel pour organiser la mission de contrôle et de surveillance. Cette mesure permettra de garantir la solidité de l’ouvrage et d’assurer le respect des délais de réalisation.

Enfin, la réalisation des études architecturales et techniques, suivi et contrôle de la conformité architecturale en phase travaux, dans le cadre du projet de construction de l’Ecole des Métiers du Tourisme, Hôtellerie et Restauration.

Ce projet s’inscrit dans le programme national de construction et de réhabilitation des établissements de formation agricole, des écoles de métiers et des lycées techniques professionnels.

Il vise à doter ces infrastructures d’équipements modernes afin de renforcer les compétences des apprenants pour une meilleure employabilité dans les secteurs prioritaires de l’économie nationale et sous-régionale.

L’Agence pour la Construction des Infrastructures du Secteur de l’Éducation (ACISE) a mené le processus d’identification du maître d’œuvre chargé des études architecturales et techniques ainsi que du suivi et du contrôle du projet.

Bertin Djitrinou

Projet SWEDD : le Gouvernement annonce des transferts monétaires pour 29.533 Filles et Universitaires

Le gouvernementale béninois vient de prendre une décision salutaire au profit des filles bénéficiaires du projet SWEDD.

Le conseil des ministres du mercredi 12 mars 2025 a décidé de prolonger les transferts monétaires conditionnels en faveur des filles bénéficiaires du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique au Sahel (SWEDD).

Malgré la clôture officielle du projet depuis le 31 décembre 2024, cette mesure vise à garantir la poursuite de leur scolarisation jusqu’à la fin de l’année académique 2024-2025.

En effet, lancé il y a cinq ans, le projet SWEDD a joué un rôle déterminant dans l’accès des jeunes filles à l’éducation. En septembre 2024, ce projet a permis la distribution de 33.000 kits scolaires aux apprenantes.

Il est à observer que le taux d’achèvement des cours par les bénéficiaires a atteint 97 %, grâce à ce soutien, un résultat significatif pour la lutte contre la déscolarisation des filles.

Néanmoins, avec la fin du projet, les bénéficiaires n’ont pas pu recevoir les transferts monétaires conditionnels qui accompagnaient ces kits.
Pourtant, ces transferts monétaires leur permettaient non seulement de couvrir certaines dépenses essentielles, mais aussi de rester motivées pour poursuivre leur formation.

Conscient des enjeux et surtout, dans le but d’assurer leur maintien en classe jusqu’à la fin de l’année scolaire, le gouvernement a décidé de prolonger ces aides financières de janvier à juin 2025 pour 29.272 filles bénéficiaires, ainsi que pour 261 étudiantes universitaires inscrites en sciences techniques, industrielles et agricoles.

Le ministre des affaires sociales et de la microfinance et le ministre de l’économie et des finances ont alors reçu pour mission de mettre en place les dispositions nécessaires à l’exécution rapide de cette mesure.

Plus qu’une avancée qui souligne l’importance de politiques publiques durables en faveur de l’éducation et de l’égalité des genres, cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer l’accès des jeunes filles à l’éducation et de promouvoir leur autonomisation.

Car, la poursuite des transferts monétaires conditionnels garantira non seulement une réduction du taux d’abandon scolaire, mais aussi une meilleure égalité des chances pour les bénéficiaires, notamment dans des domaines où les femmes restent sous-représentées comme les sciences et l’industrie.

Le gouvernement du Bénin réaffirme ainsi, son engagement à soutenir la scolarisation des filles et à assurer la continuité des acquis du projet SWEDD, même après sa clôture officielle.

Bertin Djitrinou

Attaques terroristes au Bénin et en Afrique de l’Ouest : Les 10 pays africains les plus touchés par le terrorisme en 2024 selon le rapport GTI

Publié par l’Institute for Economics & Peace, le dernier rapport de l’Indice mondial du terrorisme (GTI) 2025 renseigne que l’Afrique est devenue le nouveau foyer du terrorisme mondial, avec le Sahel en première ligne.

Le rapport révèle une recrudescence des attaques terroristes sur le continent, exacerbée par l’instabilité politique, la faiblesse de la gouvernance et la persistance des conflits armés.

En effet, le Sahel est désormais considéré comme « l’épicentre du terrorisme mondial », concentrant plus de la moitié des décès liés au terrorisme dans le monde en 2024.

Selon le rapport, le nombre de pays confrontés à des attaques terroristes est passé de 58 à 66 en un an, principalement en raison de l’intensification des activités des groupes djihadistes dans cette région.

Cinq des dix pays les plus touchés par le terrorisme sont situés au Sahel.
Le Burkina Faso, malgré une baisse de 57 % des attaques et de 21 % des décès en 2024, reste le pays le plus affecté par le terrorisme au niveau mondial, avec un score GTI de 8,581.

Le Mali et le Niger, également en proie à une montée en puissance des groupes extrémistes, suivent de près avec des scores respectifs de 7,907 et 7,776.

Le Nigeria, confronté aux menaces persistantes de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), se classe au quatrième rang avec un score de 7,658.

Selon le rapport, les dix pays africains les plus touchés par le terrorisme en 2024 sont : Le Burkina Faso avec un score de 8.581, le Mali avec 7.907, le Niger avec un score de 7.776, le Nigeria avec 7.658, la Somalie avec 7.614, le Cameroun avec 6.944 suivi de la RD Congo avec 6.768, le Mozambique avec 6.251, suivi du Kenya avec 5.366 et enfin le Tchad avec 5.032.

Le rapport révèle également que l’état islamique (EI) et ses affiliés restent les groupes terroristes les plus meurtriers, responsables de 1 805 décès dans 22 pays en 2024.

Il est à noter qu’il existe quatre principaux groupes terroristes. L’EI, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et al-Shabaab, ont été actifs dans 30 pays et sont responsables d’une augmentation de 11 % du nombre de décès, atteignant 4 204 morts.

La Somalie reste une cible privilégiée d’al-Shabaab, tandis que le Nigeria est régulièrement frappé par Boko Haram et ISWAP. Au Mali et au Niger, la fragilité des institutions étatiques et le retrait des forces internationales ont favorisé la montée en puissance des groupes extrémistes.

Le rapport met également en lumière une tendance inquiétante dans les pays occidentaux, où 93 % des attaques meurtrières au cours des cinq dernières années ont été perpétrées par des « loups solitaires », souvent inspirés par des idéologies extrémistes.

Il faut dire que la montée du terrorisme en Afrique souligne les défis persistants auxquels sont confrontés de nombreux gouvernements dans la gestion de la sécurité intérieure.

Ainsi, la faiblesse des institutions, l’instabilité politique et l’absence de contrôle territorial créent un environnement favorable à l’expansion des groupes extrémistes.

Le rapport GTI 2025 appelle à une coopération renforcée entre les états africains et la communauté internationale pour freiner cette montée du terrorisme, tout en soulignant la nécessité de renforcer la gouvernance et la stabilité politique dans la région du Sahel.

Bertin Djitrinou

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