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En fin de mandat au Bénin : Le gouvernement de Patrice Talon opte pour le cumul des portefeuilles

En fin de second et dernier mandat, le gouvernement de Patrice Talon fait le choix du cumul des portefeuilles ministériels. Plutôt que de remplacer les ministres récemment élus députés, l’exécutif, en conseil des ministres du 18 février 2026, a décidé de redistribuer leurs attributions à des membres déjà en fonction.

Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, assure désormais l’intérim de l’Enseignement supérieur. De son côté, Alimatou Shadiya Assouman cumule l’Industrie, le Commerce et le Tourisme avec la Culture et les Arts.

Selon le porte-parole Wilfried Houngbédji, nommer un nouveau ministre à quelques mois de la fin du mandat nuirait à l’efficacité, en raison du temps d’adaptation nécessaire. Avec 17 ministres pour 21 portefeuilles, l’exécutif mise sur la continuité et la rationalisation des ressources publiques plutôt que sur une recomposition gouvernementale.

Bertin DJitrinou

Bénin : Une récompense de 20 millions de FCFA pour retrouver les auteurs de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025

• Neuf personnes visées par un avis de recherche lancé par la police républicaine

Le Bénin renforce la traque des auteurs présumés de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. La Police républicaine offre une récompense de 20 millions FCFA pour toute information menant à l’arrestation des fugitifs, somme pouvant être revue à la hausse si elle permet de capturer un des principaux responsables. Neuf personnes sont visées par un avis de recherche, dont Pascal Tigri, Sambiéni Castro, Samary Ousmane, Sanhouekoua Bernard et Moussa Noma Rafiou. Les autorités invitent toute personne disposant d’informations à appeler le 0191797777. Plusieurs arrestations ont déjà été effectuées, notamment parmi des militaires et d’anciens responsables politiques, dans le cadre d’enquêtes toujours en cours.

Bertin Djitrinou

Modernisation de l’état civil au Bénin : Une avancée significative portée par l’ANIP et ses partenaires

Portée par l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP), la réforme de l’état civil au Bénin a été lancée il y a six mois avec un objectif clair : garantir à chaque enfant né au Bénin l’obtention de son acte de naissance dès ses premiers jours. Grâce à l’installation de guichets directement au sein des centres de santé et à l’intégration du programme WURI, le dispositif rapproche l’administration des citoyens, tout en assurant un suivi numérique fiable et en temps réel des déclarations.

A la cérémonie officielle de restitution du bilan de la phase pilote du Guichet Unique de déclaration des naissances dans les formations sanitaires tenue à Azalaï Hôtel de Cotonou ce mardi 24 février 2026, le Directeur général de l’ANIP, Aristide Guy ADJINACOU GNAHOUI, a salué des résultats jugés significatifs dans les dix formations sanitaires pilotes, mettant en avant la simplification des démarches pour les parents, l’amélioration de l’accès à l’identité légale et le gain d’efficacité permis par la digitalisation du processus.

Pour Julie DUBOIS, représentante de l’UNICEF au Bénin, qui a réaffirmé l’engagement de son institution aux côtés du gouvernement béninois afin de garantir à chaque enfant le droit fondamental à une identité, « les résultats présentés confirment une progression notable des enregistrements dans les sites pilotes, avec des délais optimisés et une réduction significative des déplacements vers les centres administratifs ».

Si selon Abdon Marius MIKPOAÏ, Directeur de l’État civil, il faut insister sur l’importance stratégique de l’enregistrement systématique des naissances, à la fois pour la protection juridique des enfants et pour la planification des politiques publiques, les responsables de l’ANIP s’inscrivent dans une vision d’étendre progressivement le Guichet Unique à l’ensemble du territoire national, pour la marche vers une administration béninoise moderne, accessible et résolument numérique.

Bertin Djitrinou

Mise en ligne de la plateforme e-learning par la CENA : L’administration électorale se modernise

Au Bénin, la transformation digitale fait désormais la fierté d’une administration électorale qui se modernise, au point d’être une référence dans la sous-région, avec la révolution numérique en marche à la Commission électorale nationale autonome (CENA).
En effet, dans le cadre des élections générales de 2026, la Direction des systèmes d’information (DSI) conçoit, administre et supervise des outils numériques intervenant à toutes les étapes du processus électoral, garantissant célérité, transparence et efficacité.
De e-résultat, à e-accréditation, en passant par e-compilation, la plateforme e-learning a été mise en ligne au profit des différentes parties prenantes dès l’entame du processus électoral. Cet outil permet un accès continu aux contenus de formation et contribue à l’harmonisation des connaissances, tout en réduisant les contraintes logistiques.

Dans la même dynamique, la CENA à travers son bras technique, la DSI a déployé une plateforme numérique dédiée au dépôt des dossiers de candidature pour l’ensemble des scrutins. Cette innovation facilite les démarches des partis politiques, réduit les délais de traitement et renforce la traçabilité des dossiers.
Le système de parrainage dématérialisé constitue également une avancée significative, un outil grâce à laquelle les élus peuvent accomplir leurs formalités en toute simplicité.
Au profit des observateurs nationaux et internationaux, la plateforme e-accréditation a été conçue pour les demandes qui se font en ligne et traitées en un temps record.
Les agents électoraux disposent également sur le terrain, d’applications mobiles dédiées, notamment e-compilation, qui facilite la centralisation et la transmission sécurisée des données après le scrutin. Ces outils contribuent à limiter les erreurs humaines et à accélérer la remontée des résultats.
L’autre innovation majeure est l’application e-résultat, véritable symbole de la révolution numérique en cours, qui permet à chaque citoyen de consulter les résultats électoraux avec précision, en temps réel et depuis n’importe quel lieu.
Outre la transformation digitale à la CENA, l’organisation du scrutin touche également la gestion administrative et financière. Ainsi, grâce à des fichiers numériques sécurisés transmis aux opérateurs de téléphonie mobile, les paiements sont effectués en ligne un temps record.

La révolution numérique, symbole d’une institution moderne, soucieuse d’efficacité, de transparence et de performance en marche au Bénin est une innovation saluée par de nombreux acteurs politiques, qui y voient une modernisation bienvenue du processus électoral.

Bertin Djitrinou

Bénin : cultures vivrières, moteur de la sécurité alimentaire

L’agriculture contribue à 24 % du PIB et mobilise 28 % de la population active. Selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), la production est dominée par le maïs, le manioc, l’igname et le riz, piliers de l’alimentation nationale.

Lors de la campagne 2023-2024, la production céréalière a atteint 2 737 481 tonnes, contre 2 219 312 tonnes en moyenne sur les cinq campagnes précédentes. Les racines et tubercules progressent également, avec un indice à 112,1 points en 2023.

Le soja confirme sa dynamique, passant de 421 886 tonnes en 2022 à 520 929 tonnes en 2023, renforçant la sécurité alimentaire et le développement socio-économique.

Bertin Djitrinou

Production animale au Bénin: Un abattoir pour la commercialisation de la viande d’âne installé à Kandi

La cité de Kandi abrite désormais un abattoir pour la commercialisation de la viande d’âne. Située à la ferme Houézrèwouèkè à Kandi For Peulh, sur le tronçon Kandi-Sègbana, l’infrastructure inaugurée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, ce jeudi 19 février 2026 fait partie d’un projet qui a pour objectif, la production et la transformation à grande échelle de la viande respectant les normes internationales de qualité et suivant un système de clusters.

Au regard de ses différentes commodités, il s’agit d’un joyau qui force l’admiration. Doté d’un hall d’abattage d’un espace de 1000 m2, l’aire d’abattage est une salle où le contrôle des animaux est effectué avant qu’ils ne soient abattus, habillés puis découpés en quartiers et ensuite emballés et étiquetés. L’abattoir dispose également de chambres froides dont les cinq petites sont dotées d’un système d’accrochage des quartiers de viandes pour leur conservation.
Les viandes accrochées sont par la suite stockées dans deux grandes chambres froides après leur emballage et étiquetage, avant leur transport au Port de Cotonou pour être exportées.

La ferme Houézrèwouèkè dont l’abattoir constitue une composante et dont la capacité de cet abattoir est estimée annuellement à 400 000 têtes est une ferme intégrée de production et de commercialisation de viande d’âne.
Comme unités majeures, elle dispose d’une zone de production animale pour l’alimentation et le suivi sanitaire des ânes avant l’abattage, d’une zone d’abattage, puis d’une zone de production de biogaz pour la production d’énergie et d’engrais vert sur un espace de 5000 m2.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, appréciant l’importance du centre a fait observer qu’il sera un agrégateur dans le département de l’Alibori, à travers l’accompagnement des producteurs et des coopératives dans leurs activités de production animale.

« Comme autre mission, le centre accompagnera les Lycées techniques agricoles, les universités et autres établissements agricoles dans la formation des étudiants dans les technologies de transformation de la viande sans oublier les bouchers locaux », a assuré Narcisse Démagnon, promoteur de la ferme, en présence de ses partenaires chinois.

Bertin Djitrinou

Production cotonnière : le Bénin leader régional et 5ᵉ en Afrique

Selon le USDA (décembre 2025), relayé par Agence Ecofin, le Bénin affiche un rendement de 0,73 t/ha, 5ᵉ en Afrique et premier en Afrique de l’Ouest, devant le Nigeria, le Mali et le Burkina Faso. D’après le PR-Pica, le pays vise 647.290 tonnes, tandis que le Mali chute de 34%.

Au-delà du rendement, le Bénin mise sur la transformation locale : 12,7% de la production est traitée dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Des entreprises comme Aigle Group, la Société des Textiles du Bénin, produisent pour des marques telles que Kiabi et The Children’s Place.

La filière, qui pèse 12% du PIB, demeure un moteur économique et social majeur pour les zones rurales.

Bertin  Djitrinou

Intégration du climat dans les stratégies et planifications : Les entreprises publiques s’y adaptent

Face à l’urgence climatique, les entreprises publiques béninoises intègrent progressivement les enjeux climatiques dans leurs stratégies. Aligné sur l’Accord de Paris et ses Contributions déterminées au niveau national (CDN), le Bénin veut faire de ces entreprises un levier majeur de la transition écologique. Une analyse de la DGPED montre une exposition accrue des secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports et des services urbains. Des sociétés comme la SBEE, la SBPE ou la SNHB sont à la fois émettrices et vulnérables aux impacts climatiques. Certaines avancent : la SAB s’engage dans l’Airport Carbon Accreditation, la SBEE renforce la résilience de ses infrastructures et la SGDS intègre les risques climatiques dans sa planification. Toutefois, l’intégration reste inégale, avec peu d’indicateurs et une budgétisation limitée. L’enjeu est désormais d’institutionnaliser une gouvernance climatique mesurable et cohérente pour renforcer la résilience économique du pays.

Bertin Djitrinou

Agro-industrie compétitive et durable : Le Bénin mise sur la transformation locale des racines et tubercules (Près de 41 milliards F CFA pour moderniser les chaînes de valeur)

Pour bâtir une agro-industrie compétitive et durable, le Bénin mise sur la transformation locale du manioc, de l’igname et de la patate douce, qui représentent près de 70 % de la production vivrière nationale. Le 17 février 2026, le gouvernement a lancé à Dassa-Zounmè le Projet de Développement des Chaînes de Valeur des Racines et Tubercules (PDCV-RT). Prévu sur 2025-2030, il est doté de 63 millions d’euros (environ 41 milliards F CFA), financés par la Banque Islamique de Développement, l’IITA et l’État. Le programme couvrira neuf départements et bénéficiera à plus de 30 000 ménages. Il vise à accroître la productivité, moderniser la transformation, développer les infrastructures et créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, afin de passer d’une production brute à des chaînes de valeur créatrices de richesses.

Bertin Djitrinou

Conseil des ministres du 18 février 2026 : principales décisions

Réuni au Palais de la Marina sous la présidence de Patrice Talon, le Conseil des ministres a adopté plusieurs mesures majeures dans les domaines juridique, sanitaire, infrastructurel et administratif.

Un projet de loi autorisant la ratification de l’Accord instituant la Facilité africaine de soutien juridique a été transmis à l’Assemblée nationale. Cette adhésion permettra au Bénin de bénéficier d’une expertise spécialisée dans les négociations financières et les contentieux.

Le gouvernement a également décidé de créer l’Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques, chargée de coordonner prévention, démoustication et recherche.

Au titre des infrastructures, des missions de contrôle technique ont été validées pour le projet de resort d’Avlô à Grand-Popo et pour la construction des nouveaux bureaux de la Direction générale des Impôts.

Enfin, des intérims ministériels ont été actés et Aimée Justine Azon Aboudou est nommée Cheffe de cabinet de la Vice-présidente.

Bertin Djitrinou

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