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Éducation / Bénin : des dispositions pour offrir le déjeuner aux candidats au CEP 2026

Le gouvernement béninois poursuit ses efforts pour améliorer les conditions d’apprentissage des écoliers. Après l’extension des cantines scolaires dans les écoles publiques, le ministère des Enseignements Maternel et Primaire, dirigé par Salimane Karimou, prévoit des mesures spéciales en faveur des candidats au CEP session de juin 2026.

Dans une correspondance officielle datée du 08 mai 2026, le ministre demande aux Directeurs Départementaux de prendre des dispositions afin d’offrir le déjeuner aux candidats dans leurs centres de composition. Cette initiative part d’un constat simple : de nombreux élèves habitués aux repas des cantines scolaires se retrouvent privés de déjeuner le jour des examens, ce qui pourrait affecter leurs performances.

Plusieurs options sont proposées : préparation des repas dans une école proche du centre, service assuré pendant la pause ou organisation directe par les écoles selon leurs moyens.

Le ministère insiste toutefois sur le strict respect des règles d’examen afin d’éviter tout incident susceptible de perturber le bon déroulement des épreuves.

Bertin Djitrinou

Mise en conformité des ONG et associations : le gouvernement accorde trois mois supplémentaires

À la veille de l’expiration du délai de mise en conformité prévu par la nouvelle loi sur les associations, le gouvernement béninois accorde un sursis de trois mois aux ONG, associations et fondations afin d’éviter leur dissolution automatique.

Dans un communiqué publié le 4 mai 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seïdou, a annoncé cette prorogation concernant l’application de la loi n°2025-19 du 22 juillet 2025.

Initialement fixé au 3 mai 2026, le délai de neuf mois accordé aux organisations pour harmoniser leurs statuts et leur fonctionnement avec les nouvelles exigences légales est prolongé jusqu’au 4 août 2026.

Selon le gouvernement, plusieurs structures rencontrent encore des difficultés techniques, administratives et logistiques pour finaliser leur régularisation. Les organisations concernées sont donc invitées à accomplir les démarches nécessaires dans ce nouveau délai.

Cette réforme vise notamment à renforcer la gouvernance, la transparence et la conformité juridique du secteur associatif, en remplacement de l’ancienne législation inspirée de la loi française de 1901. Passé ce délai supplémentaire, seules les structures conformes pourront poursuivre légalement leurs activités au Bénin.

Bertin Djitrinou

Bénin : l’ANIP renforce les conditions d’accès au RNPP et encadre la délivrance des actes sécurisés

L’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) met en place de nouvelles règles d’enrôlement au Registre national des personnes physiques (RNPP) et renforce les conditions de délivrance des actes de naissance sécurisés.

À travers une note d’instruction, l’institution rappelle que l’enrôlement au RNPP constitue désormais l’étape essentielle pour l’obtention du Numéro personnel d’identification (NPI), indispensable à la délivrance des documents officiels sécurisés. « Aucun acte de naissance sécurisé ne peut être délivré sans enrôlement préalable », précise l’ANIP.

Dans le cadre de l’harmonisation du Fichier national de l’état civil, les citoyens disposant d’actes établis avant leur enrôlement devront procéder à leur régularisation.

Pour s’enrôler, les requérants doivent présenter un acte de naissance ou un jugement supplétif. Des dispositions spécifiques sont prévues pour les Béninois nés à l’étranger ainsi que pour certains cas dérogatoires, notamment les détenteurs de carte LEPI ou les personnes bénéficiant d’une décision judiciaire.

L’ANIP prévient enfin que toute fausse déclaration expose les contrevenants aux sanctions prévues par la loi.

Bertin Djitrinou

Pluie diluvienne du 6 mai 2026 : un épisode qui rappelle l’urgence de renforcer la résilience urbaine face aux défis climatiques (La promptitude de la mairie de Cotonou face aux importantes perturbations)

Plusieurs axes de la ville de Cotonou ont connu d’importantes perturbations à la suite de la pluie diluvienne qui s’est abattue ce mercredi 6 mai 2026. Face à cette situation, les équipes techniques de la mairie ont été déployées sur le terrain afin de faciliter l’écoulement des eaux et de rétablir progressivement les conditions de circulation.

Dans un communiqué rendu public, le maire de Cotonou, Luc GNACADJA, appelle les populations à la prudence et les invite à limiter leurs déplacements dans les zones à risque pendant les intempéries.

Les fortes précipitations enregistrées dans la matinée ont provoqué d’importantes difficultés de circulation sur plusieurs axes stratégiques de la ville, compliquant les déplacements des usagers. La situation a été suivie en temps réel par les autorités municipales, avec une mobilisation des équipes techniques dans les zones les plus touchées.

Par ailleurs, le travail d’identification des points critiques engagé depuis plusieurs semaines dans les différents arrondissements permet désormais des interventions plus ciblées et mieux coordonnées.

Ces épisodes météorologiques rappellent la nécessité d’accélérer les efforts de résilience urbaine et d’adaptation de Cotonou face aux défis climatiques ainsi qu’aux fragilités structurelles accumulées au fil des années. Ils soulignent également l’urgence de préserver et de libérer les exutoires et couloirs naturels d’écoulement des eaux afin de limiter les risques d’inondation.

Bertin Djitrinou

Chronique Du Jour: Tour cycliste, le Bénin face aux exigences d’un événement qui grandit

Le 21e Tour Cycliste International du Bénin s’est achevé dimanche dernier à Cotonou.


Du 27 avril au 03 mai, notre pays a accueilli des coureurs venus d’Afrique, d’Europe et
d’Asie, confirmant une nouvelle fois la montée en puissance de cette compétition sur
notre continent.


Et cette progression n’est plus simplement symbolique.


Depuis son passage en catégorie UCI 2.2 en 2022, le Tour du Bénin attire des équipes
et des coureurs de plus en plus compétitifs.


Les performances enregistrées ces dernières années traduisent cette évolution.
En 2024, le Marocain Achraf Ed Doghmy avait remporté l’épreuve avec une vitesse
moyenne de 41,95 km/h. En 2025, le Sud-Africain Reinardt Janse Van Rensburg a porté
cette moyenne à 43,09 km/h sur un parcours de plus de 600 kilomètres. Et lors de cette
21e édition, certains coureurs ont dépassé les 50 km/h sur plusieurs portions de plaine.


Le Tour grandit également par son format.


La distance totale du parcours est passée d’environ 600 kilomètres en 2022 à 737
kilomètres en 2026.


Le rayonnement géographique de la compétition s’élargit lui aussi progressivement.
Des équipes professionnelles continentales venues des Philippines, de Chine,
d’Allemagne ou encore de France participent désormais à l’événement, renforçant son
statut au-delà du continent africain.


Cette dynamique nous a permis d’intégrer le Top 10 africain du classement UCI en 2025.
Le Bénin gagne donc en visibilité. Et cette stratégie n’est pas anodine.


Après avoir fortement misé sur la culture comme levier de rayonnement international,
notre pays veut désormais renforcer sa présence à travers le sport.


Car au-delà de la compétition elle-même, un événement de cette ampleur génère des
retombées importantes : activité pour les hôtels, restaurants, transports, petits
commerces, visibilité touristique, droits de retransmission et exposition
internationale.


Le Tour devient ainsi bien plus qu’une simple course cycliste. Il devient un véritable
outil d’image et d’attractivité pour le pays.


Et sur ce point, le Bénin progresse.


Mais à mesure que l’événement grandit, une autre exigence apparaît : celle de mieux
intégrer les réalités quotidiennes des populations.


Dimanche dernier, plusieurs axes majeurs de Cotonou ont été fortement perturbés ou
temporairement fermés pour permettre le déroulement de la dernière étape.


Une situation compréhensible dans le cadre d’un événement international sécurisé.
Mais qui a également provoqué frustrations et incompréhensions chez de nombreux
usagers.


Et derrière ces réactions, une question revient : les populations avaient-elles été
suffisamment informées ?


Car beaucoup ont eu le sentiment que la communication s’était concentrée
principalement sur les réseaux sociaux.


Or, au Bénin, tout le monde n’est pas connecté en permanence.
Les radios, les télévisions, les relais communautaires et les campagnes de proximité
restent indispensables lorsqu’un événement impacte fortement la circulation et le
fonctionnement quotidien d’une grande ville comme Cotonou.


Le véritable enjeu n’est donc peut-être plus aujourd’hui la capacité du Bénin à
organiser un événement international.


Sur ce plan, le pays démontre des progrès réels.
Le défi est désormais ailleurs : comment faire grandir ces événements
internationaux… tout en embarquant pleinement les populations dans leur
organisation et leur compréhension ?


Car un événement international réussit pleinement lorsque le pays rayonne…
mais aussi lorsque les citoyens ont le sentiment d’en être partie prenante.


Wilfrid Ahouassou
À jeudi prochain

A 2 000 décès annuels dus au paludisme : le Bénin vise l’élimination de la maladie d’ici 2030

Le Bénin renouvelle son engagement dans la lutte contre le paludisme, à travers une mobilisation des autorités publiques, partenaires techniques et organisations de la société civile. Placée sous le thème « Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible ; agissons maintenant », cette initiative réaffirme l’ambition d’éliminer la maladie d’ici 2030.

Malgré les efforts engagés, le paludisme demeure un défi majeur de santé publique. Le pays enregistre chaque année environ 2 millions de cas et près de 2 000 décès. La maladie reste la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Au niveau mondial, 282 millions de cas et 610 000 décès ont été recensés en 2024, dont 95 % en Afrique. Toutefois, plusieurs pays ont réalisé des progrès significatifs.

Au Bénin, les indicateurs évoluent positivement. Le budget national consacré à la lutte contre le paludisme a quadruplé entre 2020 et 2025. L’incidence est passée de 21 % en 2023 à 17 % en 2024, tandis que le fardeau de la maladie recule progressivement.

Bertin Djitrinou

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Secteur des hydrocarbures : le gouvernement béninois ajuste les tarifs des produits pétroliers (Nouveaux prix en vigueur depuis le 1er mai)

Au Bénin, automobilistes et ménages doivent désormais faire face à une hausse des prix à la pompe et du gaz domestique. Cette révision tarifaire, annoncée par le ministère de l’Industrie et du Commerce le 30 avril 2026, s’explique par la flambée des coûts internationaux des hydrocarbures, qui pèse sur l’approvisionnement du pays.

Fixés à l’issue de la deuxième session ordinaire de la commission de régulation, les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le 1er mai. Ils interviennent dans un contexte de tensions persistantes sur le marché pétrolier mondial, notamment en lien avec les crises géopolitiques au Moyen-Orient, entraînant une hausse des coûts d’importation.

Désormais, le litre d’essence est fixé à 725 FCFA et celui du gasoil à 750 FCFA. Le pétrole lampant s’établit à 1 040 FCFA le litre. Pour le gaz domestique, les prix varient selon les contenants : 1 000 FCFA pour 1,5 kg, 2 000 FCFA pour 3 kg, 4 500 FCFA pour 6 kg et 10 000 FCFA pour 12,5 kg. Au-delà, le kilogramme est vendu à 800 FCFA.

Selon les autorités, cet ajustement vise à préserver l’équilibre entre la continuité de l’approvisionnement et la capacité des consommateurs à faire face aux dépenses énergétiques.

Bertin Djitrinou

Liberté de la presse : Le Bénin recule de 21 places au classement mondial 2026 de Reporters sans frontières

L’environnement médiatique béninois connait une dégradation notable marquée par un recul significatif dans le classement mondial de la liberté de la presse 2026 publié ce jeudi 30 avril par Reporters sans frontières. Selon l’organisation, le Bénin perd 21 places et se retrouve désormais au 113ᵉ rang sur 180 États évalués, contre la 92ᵉ position en 2025, avec un score de 47,39 points, en baisse par rapport aux 54,60 obtenus l’année précédente.

Cette évolution, d’après l’organisation s’explique par plusieurs facteurs, notamment le cadre légal, l’indépendance des médias, l’accès à l’information ainsi que les pressions politiques et judiciaires exercées sur les professionnels des médias.
Perçu par de nombreux observateurs comme le reflet d’un climat de plus en plus contraint pour la presse au Bénin, ce recul révèle l’image de l’environnement médiatique marqué ces dernières années par plusieurs décisions judiciaires, ainsi que l’usage de dispositifs législatifs jugés restrictifs, qui ont suscité des inquiétudes quant à la liberté d’expression et au pluralisme de l’information.

Le classement 2026, au-delà du cas béninois met en lumière une dégradation globale de la liberté de la presse. Pour la première fois, plus de la moitié des pays évalués se trouvent dans une situation jugée « difficile » ou « très grave ».
Reporters sans frontières souligne également que près de 100 pays ont vu leur score reculer cette année, dans un contexte marqué par des pressions politiques accrues, des dérives autoritaires et une fragilisation économique des médias.

La situation reste contrastée en Afrique subsaharienne, mais globalement préoccupante. Car, les conflits, l’instabilité politique et la criminalisation du journalisme contribuent à affaiblir davantage les conditions d’exercice du métier.
Ce recul de plus de vingt places du Bénin, longtemps considéré comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, interroge sur l’évolution de son paysage médiatique de même que les efforts à consentir en vue de garantir la liberté d’informer.

Bertin Djitrinou

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